• La salope : un problème de classe sociale | GQ
    http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/la-salope-un-problme-de-classe-sociale/14422

    Remplacez « salope » par « vulgaire » ou par « cagole », remplacez le mot « pauvre » par « banlieusarde », et nous sommes dans la même situation. Une riche en minijupe est libertine. Une pauvre en minijupe n’est qu’une petite pétasse – parce que nous ne nous reconnaissons pas dans ses codes, parce que son maquillage ne nous revient pas.

    #féminisme #slut_shaming #classisme

    • d’accord avec toi @James, c’est très USAcentré et le critère de salope me semble différent en fRance. D’abord le fait que ca soit les femmes qui se traitent de salope pour se stigmatisé les unes les autres me semble misogyne et tout à fait faux. Les femmes peuvent bien sur se désigner ainsi mais de mon expérience c’est un outil de contrôle masculin. Par exemple dans le cadre du harcèlement de rue, ce sont les hommes qui qualifie ainsi les femmes afin de contrôler leurs déplacements et leurs tenus vestimentaire.

      Ensuite pour l’aspect classe sociale les mots « cagole » et « vulgaire » apportent justement des nuances qui ne sont pas dans « salope ». Toute femme est traitable de salope en français et dans n’importe quel contexte et classe sociale, cf l’expression « toutes des salopes, sauf ma mère » montre qu’il ne s’agit pas de classes sociales mais de sexe et de genre. L’idée c’est que la sexualité est avilissante pour les femmes et que les femmes n’ont pas a aimer le sexe ni a le pratiquer sauf avec un homme exclusif qui est leur propriétaire et sans manifester trop de plaisir ni d’intérêt.

      La notion de « vulgarité » est par contre toute à fait classiste et désigne une salope de classe prolétarienne et de Provence pour la « cagole ».

    • @James - Ce qui est pas mal aussi dans #Véronica_Mars c’est qu’elle est élevée par son père avec en très arrière plan une relation œdipienne assez intéressante.

      Pour rebondir sur le propos de @mad_meg, pour bosser dans un milieu quasi exclusivement féminin, je peux témoigner que les femmes ne sont pas en reste pour se traiter de salope, même si je ne suis pas sure que se soit pour qualifier les rapports sexuels de la femme visée mais plus pour qualifier un comportement « déloyal » (je trouve pas d’autre mots, là tout de suite) au groupe.
      De même, je constate ce genre d’insulte entre femmes dans les conflits dans le métro, le bus, le tram... même dans les files d’attente au supermarché...
      Mais là encore, je ne sais pas s’il faut y entendre une qualification sexuelle ?

    • oui les femmes s’insultent aussi et avec les mots patriarcaux dont elles disposent. Mais je refuse de dire qu’elles sont pires que les hommes comme le dit l’auteure de l’article de QG.
      En français on peut aussi qualifier un homme de salope, c’est une aggravation dans l’insulte et ca ne vise pas à dénoncer l’hyperactivité sexuelle d’un mâle mais sa déloyauté.

      Et pourquoi la salope est deloyale ?
      La salope c’est la femme sans propriétaire, celle qui n’est pas loyal a son maître, celui qui l’a deviergé avec son phallus. Une fois la femme pénétrée elle change d’état, elle deviens une madame et plus une mademoiselle, elle n’est plus une fille mais deviens une femme et on n’est plus vièrge (qui veut dire littéralement sans-tache) on deviens une salope (litteralement un sale oiseau sale) et est le trophée d’un homme et d’un seul. La pénétration en patriarchie c’est une acte de propriété, une femme qui est pénétré par plusieurs hommes ne mérite plus le respect d’aucun (et d’aucune) tellement elle est sale et loin d’etre vierge et sera marquée du stigmate de la saloperie car en etant à personne elle est à tout le monde et dans le monde patriarco-capitaliste on ne respecte pas ce qui n’est pas régit par la propriété. et en patriarquie les femmes sont des objets pas des personnes. Tout comme une femme même fidèle à son dévièrgeur mais qui avoue aimer la sexualité sera aussi atteinte par le stigmate de la salope. En patriarchie, l’homme marié doit aller aux putes pour trouver du plaisir sexuelle car les épouses ne sont pas sensé aimé telle pratique sexuelle juger avilissante ou les époux disent ne pas pouvoir respecter leur épouse si elle aimait le sexe de manière non biblico-compatible. La patriarchie n’aime pas non plus les femmes qui prennent du plaisir sans homme, les lesbiennes et les masturbatrices sont aussi potentiellement des salopes et les sex-toys sont vecu comme des menaces par les machistes (cf rage mag et son article puritain sur les godmiché l’année dernière)

      Les femmes sont salissable par le sexe et les hommes sont salissants avec leur sexe (ils ont ce pouvoir de pouvoir changer des êtres avec leur verge, les salir, les blesser, les dominer). Les hommes ont un sexe qui leur confère force et courage (avoir des couilles) et les femmes sont un sexe (le beau ou le faible selon l’humeur dula macho qui s’exprime).

      Aussi ca me fait pensé à tous les dérivés du con, conne, connasse, enculé·e, pute, putain, bordel et autre se faire baisé / se faire enculer/ se faire mettre... qui sont tous des variantes utilisé couramment par des hommes et des femmes qui n’ont pas toujours l’intention directe de renforcer les idées sexistes et homophobes mais le font au passage (moi y compris malgré ma vigilance). Par exemple « se faire baiser » est synonyme de « se faire avoir » qui veut dire aussi « se faire escroquer/arnaquer/dominer » quant on utilise cette expression on entérine le fait que les personne qui sont sexuellement pénétrée sont escroquer/arnaqué/dominé et donc que la sexualité pénétrative c’est de l’escroquerie/arnaque/domination. Alors on a pas tout cela en tête quant on utilise l’expression mais qu’on le veuille ou non en utilisant cette expression on valide ce systhème de pensé pénétration=appropriation

      je repasserais mettre les liens plus tard et corriger quelques fautes bonne journée à toutes et tous

      #femme-objet