odilon

artiste aux mains pleines de doigts - visionscarto.net

  • Les robots savent aussi faire des hamburgers
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/09/03/les-robots-savent-aussi-faire-des-hamburgers_4480813_4408996.html

    Aux Etats-Unis, plus de 3 millions et demi de personnes travaillent dans l’industrie du fast-food – les fameux « McJobs », mal payés, précaires, fatigants, mais qui ont le mérite d’exister. Ces emplois semblaient promis à un bel avenir, car ils restaient à l’abri de l’automatisation, mais c’est peut-être en train de changer.

    Ils ont le mérite d’exister, ben voyons, pourquoi pas l’esclavagisme

    Une start-up de San Francisco baptisée Momentum Machines commercialise un « BurgerBot » – un robot capable de cuire, de préparer et d’emballer un hamburger en quelques secondes. L’équipe de Momentum Machines est composée de diplômés des meilleures universités californiennes, dont certains sont passés par la NASA et le fabricant de voitures électriques haut de gamme Tesla. Elle a levé des fonds auprès de grands investisseurs de la Silicon Valley.

    BurgerBot n’est pas une machine humanoïde à la japonaise, mais une mini-chaîne de montage intégrée et automatisée, qui tient sur moins de trois mètres carrés.

    Et donc, les diplômés des meilleures universités californiennes sont employés à supprimer les jobs mal payés, précaires et fatigants. De quoi se plaint-on ? #malbouffe #industrie_partout_humanité_nulle_part #robot #restauration #fast_food

    • Cette innovation arrive dans un contexte de tensions sociales inhabituelles pour le secteur. Ces derniers mois, les employés des grandes chaînes de fast-food, dont McDonald’s, ont organisé des grèves et des manifestations pour exiger des augmentations de salaire.

      Là où il y a la grève arrive la machine .
      Dicton communiste, XIXe siècle.

      On peut et on doit espérer la fin du néfaste food taylorisé, mais en attendant, on constate à nouveau (cf le processus d’#automatisation de nombreuses usines en Chine, où les grèves se sont multipliées) que la réduction du temps de travail nécessaire n’est pas due à une supposée « autonomie de la technique » mais bien à la lutte des classes.

      On le constatait déjà avec la production automobile dont l’automatisation était, sur un mode prototypique, déjà possible à la fin des années 50, avant d’être mise en oeuvre pour faire face aux diverses formes de refus du travail de l’ouvrier masse du taylorisme. (N’en déplaise au socialisme-HEC et au Medef) C’est le travail, et ses luttes, qui créent la richesse (marchande). Pas « l’entreprise », le capital.

      Avec la mise au chômage d’une masse de précaires employés dans ces sévices, on va assister à une augmentation de la population flottante, et dépourvue de (miettes de) salaires. Mais la mécanisation/informatisation des services à la personne (de celles dont « l’activité » est bien rétribuée et prend tout leur temps) n’est pas pour demain...

      Et pedant ce temps :

      ...chez les riches, on assiste à un mouvement inverse. Dans les grandes villes américaines, des restaurants de luxe ont banni de leurs tables les célèbres bouteilles de ketchup industriel, produit à la chaîne dans des usines robotisées. Des chefs réputés ont réappris à cuisiner leur propre ketchup à l’ancienne, à la main,...

      La lutte contre l’emploi reste à l’ordre du jour. Tout comme - on le sait bien, et toutes les attaques étatico-patronales le rappellent à loisir - celle pour un salaire détaché de la « productivité individuelle » et de l’emploi.