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  • « En Australie, des enfants ont été arrachés à leurs proches » - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2014/02/18/en-australie-des-enfants-ont-ete-arraches-a-leurs-proches_981136
    On a évoqué ici le drame des enfants groenlandais arrachés à leur famille pour les envoyer au Danemark afin d’y recevoir une éducation en conformité avec les standards européens.
    http://seenthis.net/messages/132136
    ainsi que les enfants de l’île de la Réunion envoyé en France pour soi-disant améliorer leur condition sociale.
    http://seenthis.net/messages/228946

    En Australie 100 000 enfants aborigènes ont été capturés au début du XXè siècle dans le but d’anéantir la culture aborigène, et finalement, exterminer les #aborigènes eux-mêmes.

    L’Australie est une colonie de peuplement, et selon les idées évolutionnistes raciales du milieu du XIXe siècle, les Aborigènes étaient voués à l’extinction. Et c’est quasiment ce qu’il s’est passé. La population métisse par contre est allée croissant. Des justifications humanistes ont été avancées pour l’assimilation de ces enfants à la population européenne. Mais le but restait l’extinction des populations autochtones par « absorption biologique » et dilution des origines aborigènes en quelques générations.

    Cette histoire a fait l’objet d’une enquête dont le rapport "Bringing them home" a été publié en 1997
    https://www.humanrights.gov.au/publications/bringing-them-home-report-1997

    This report is a tribute to the strength and struggles of many thousands of Aboriginal and Torres Strait Islander people affected by forcible removal. We acknowledge the hardships they endured and the sacrifices they made. We remember and lament all the children who will never come home.

    We dedicate this report with thanks and admiration to those who found the strength to tell their stories to the Inquiry and to the generations of Aboriginal and Torres Strait Islander people separated from their families and communities.

    En 2002, le gouvernement australien admet mais bon hein
    http://www1.rfi.fr/actufr/articles/031/article_16290.asp

    Les résultats du dernier recensement révèlent une nouvelle tendance dans la population australienne : la reconnaissance et la revendication de ses origines indigènes. Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus profond de réconciliation nationale entre les communautés aborigènes et blanches de cette île-continent. Toutefois, la population reste toujours opposée sur l’opportunité de présenter des excuses officielles aux peuples autochtones.

    Un 2008, le gouvernement présente des excuses aux populations aborigènes survivantes
    Les excuses du gouvernement aux Aborigènes
    http://www.survivalfrance.org/actu/3074

    Aujourd’hui, nous rendons hommage aux peuples indigènes de cette terre, les plus anciennes cultures encore vivantes de l’humanité.

    Nous pensons aux mauvais traitements qu’ils ont subis.

    Nous pensons en particulier au sort des générations volées, ce sombre chapitre de l’histoire de notre nation.

    Il est désormais temps pour notre nation de tourner une nouvelle page de l’histoire de l’Australie en reconnaissant les torts du passé pour se tourner avec confiance vers l’avenir.

    Nous présentons nos excuses pour les lois et les politiques des Parlements et gouvernements successifs qui ont infligé une peine, une douleur et une perte profondes à nos compatriotes australiens.

    Nous présentons en particulier nos excuses aux enfants aborigènes et insulaires du Détroit de Torres qui ont été enlevés à leurs familles, à leurs communautés et à leurs pays.

    Pour la peine, la souffrance et les blessures de ces générations volées, de leurs descendants et de leurs familles laissées derrières elles, nous demandon pardon.

    Aux mères et pères, aux frères et sœurs, pour avoir séparé des familles et des communautés, nous demandons pardon.

    Et pour l’atteinte à la dignité et l’humiliation infligées à un peuple fier de lui-même et de sa culture, nous demandons pardon.

    Nous, Parlement australien, demandons respectueusement que ces excuses soient reçues dans le même esprit que celui dans lequel elles sont présentées, en tant que mise en œuvre du processus de guérison de la nation.

    Pour l’avenir, nous avons à cœur que cette nouvelle page de l’histoire de notre grand continent puisse maintenant être écrite.

    Nous faisons aujourd’hui ce premier pas en reconnaissant le passé et en nous tournant vers un avenir qui englobera tous les Australiens.

    La réponse des deux organisations représentantes des aborigènes
    Let the healing begin
    https://www.humanrights.gov.au/news/speeches/response-government-national-apology-stolen-generations

    May I begin by acknowledging the Ngunnawal peoples – the traditional owners of the land where we meet today and pay my respects to you and to your elders.

    I have been asked by the National Sorry Day Committee and the Stolen Generations Alliance; the two national bodies that represent the Stolen Generations and their families, to respond to the Parliament’s Apology and to talk briefly about the importance of today’s events.

    I am deeply honoured to be entrusted with this responsibility and to participate in today’s proceedings.

    I am particularly honoured to do so in my capacity as Aboriginal and Torres Strait Islander Social Justice Commissioner at the Human Rights and Equal Opportunity Commission. The inaugural Social Justice Commissioner, Professor Mick Dodson, was the Co-Commissioner of the national inquiry, along with the then President, the late Sir Ronald Wilson, that culminated in the Bringing them home report. The next Social Justice Commissioner, Dr Bill Jonas, contributed greatly to the understanding of the report and the importance of its findings.

    Today is an historic day.

    It’s the day our leaders – across the political spectrum – have chosen dignity, hope and respect as the guiding principles for the relationship with our first nations’ peoples.

    Génération volée : un douloureux devoir de mémoire
    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/generation-volee-un-douloureux-35344

    D’après la commission d’enquête, au moins 100 000 enfants soit 10 % des enfants aborigènes furent ainsi retirés à leurs parents, et chaque famille aborigène a été affectée, sur une ou plusieurs générations sur la période allant de 1910 à 1970. Si la commission a mis en exergue les nombreux cas d’éloignements forcés, de tromperies par des agents gouvernementaux ou d’enlèvements sous la menace, elle a aussi noté que certaines familles aborigènes s’étaient séparées volontairement de leurs enfants.

    La plupart des enfants étaient placés dans des institutions religieuses ou charitables et y étaient formés comme ouvriers agricoles pour les garçons et domestiques pour les filles, avec interdiction de parler leurs langues natales et de fréquenter des aborigènes.

    #enfants #génocide #Australie