odilon

artiste aux mains pleines de doigts - visionscarto.net - Autrice de Bouts de bois (La Découverte)

  • « Le #TAFTA veut placer les profits avant l’intérêt des peuples » - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article6349

    Le #CETA contient des clauses qui étaient déjà dans #ACTA et avaient été refusées par les citoyens. Quelle est la stratégie de la Commission européenne pour tenter de faire avaler aux gens le TAFTA ?

    Initialement, le plan était de précipiter la signature du TAFTA / #TTIP, de faire les choses aussi rapidement que possible, de sorte que l’opposition n’aurait pas le temps de se construire. Le secret était de la plus haute importance : si les gens ne savent pas ce qui est en cours de négociation, ils ne peuvent pas critiquer ou faire des commentaires constructifs. Cela permettait d’arriver aux accords sans pressions extérieures pour influer sur la rédaction du texte.

    Si cela avait réussi, l’objectif était de le présenter comme un fait accompli au public, qui serait autorisé à lire le texte, mais pas à le modifier. À ce stade, le Parlement européen aurait eu le choix de dire oui ou non. Oui, en acceptant tous les éléments négatifs pour permettre à la population de l’UE de bénéficier des gains qu’on lui fait miroiter, ou Non en le rejetant complètement, risquant ainsi d’apparaître comme anti-commerce et ennemi du peuple

    Nous pouvons être sûrs que c’était le plan, car c’est précisément ce qui s’est passé avec l’accord commercial entre l’UE et le Canada (CETA) : il a été négocié en secret, sans publication officielle du texte. L’objectif est de le signer en grande pompe le 26 septembre, et de faire chanter le Parlement européen pour qu’il le ratifie sous prétexte que l’Europe a « besoin » de la relance économique que ce traité est censé apporter.

    Heureusement, le CETA et le TAFTA / TTIP se sont tous deux heurtés à d’énormes problèmes. Non seulement le texte complet du CETA été divulgué, mais les gens et les politiciens se sont rendus compte que la ratification du CETA consacrerait l’une des pires idées de TAFTA / TTIP, le « règlement des différends investisseur-État » ([SDS : système qui permet aux entreprises de contester les politiques démocratiquement décidées parce qu’elles réduisent potentiellement les bénéfices futurs], chapitre qui permet aux entreprises de se placer au-dessus du droit communautaire et de poursuivre les citoyens européens pour prétendue « expropriation indirecte de bénéfices futurs. »

    #prédateurs

    • Nous ne le savons pas, puisque tout est enveloppé dans un très grand secret ! Nous ne pouvons que tenter de deviner sur la base de ce qui se passe. Je pense que l’enthousiasme aveugle de la Commission européenne pour le TAFTA / TTIP en dépit de ses problèmes et des dangers manifestes est en grande partie un produit de son histoire.

      Il y a vingt ans, la Commission ne fonctionnait qu’en liaison avec l’industrie et ses lobbyistes, le public n’avait aucune voix dans les affaires - il ne votait pas pour la Commission, et n’avait aucun moyen de communiquer avec ses membres.

      Cela a conduit à une relation dangereusement confortable entre la Commission et l’industrie, exacerbée par la fameuse « porte tournante » qui voit souvent les commissaires occuper des emplois très bien payés dans l’industrie une fois qu’ils quittent la politique européenne.