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    Les connections d’Étienne Chouard seraient-elles encore plus étranges qu’on ne le pense ?

    Pour commencer, on trouve un lien vers son blog sur l’annuaire des sites Internet Trestois, un village en plein cœur de la Provence.

    Or il se trouve que la secte Soka Gakkai a la mainmise sur la mairie de Trets, et que Mr Jean-Claude Feraud en est toujours le maire. On en parle également ici et là.

    Cette riche secte qui a un statut trouble en France est en réalité une version nationaliste et intolérante du Bouddhisme, comme en atteste ce lien. Son statut en France est plutôt trouble :

    Dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires sur les sectes en France, le rapport de la MILS en 1995 stipule que : « la Sōka Gakkai prétend enseigner la doctrine de Nichiren, moine bouddhiste du XIIIe siècle qui professait une version nationaliste et intolérante du bouddhisme ». Dans son rapport de 1999, elle indique : « la Sōka Gakkai est, par sa richesse, la troisième secte implantée en France ».

    Une organisation fortement hiérarchisée, clairement répertoriée en France comme « secte » en 1982, 1995 et 1999 par trois rapports parlementaires successifs.

    Cependant, dans une lettre datée du 23 décembre 2003, M. le Ministre de l’Intérieur et des Cultes clarifie la situation en constatant l’absence de contrariété à l’ordre public de la Soka Gakkai et ses activités : « Je vous confirme qu’aucune dérive sectaire n’a été constatée dans les activités de la Soka Gakkai en France par les services de la police et de la gendarmerie nationale ».

    La Sōka Gakkai est de nouveau mentionnée dans le rapport 2005 de la Miviludes, puis plus à partir de 2007 suite à une action institutionnelle de la part de l’ACSBN et du Consistoire Soka du Bouddhisme Nichiren.

    (…)

    Catherine Picard, députée PS et présidente de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu (UNADFI), déclare en novembre 2005 que la MIVILUDES est trop timorée et ne remplit plus son rôle, « se bornant à communiquer une fois par an un rapport sur l’air de Tout va très bien » et affirme que certains membres du gouvernement Villepin, en particulier Nicolas Sarkozy, « s’affichent comme favorables aux sectes ».

    La présidence de la MIDILUVES a été renouvelée avec l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007. C’est à cette date que la Soka Gakkaï n’est plus mentionnée dans les rapports successifs de la mission interministérielle.

    Tout comme la majorité des gens, celui qui rencontre la Soka Gakkai ignore à peu près tout de cette organisation et de l’immense polémique qui l’entoure (articles de presse, soupçons d’espionnage industriel, procès en diffamation intentés aux journaux, mauvaise image au Japon, etc.). Dans ces conditions, peut-on réellement parler de liberté de choix ? Un véritable engagement sincère et authentique n’exigerait-il pas, dès le départ, une connaissance complète de l’organisation ?

    La recherche Google « etienne chouard soka gakkai » donne peu de résultats, mais ils sont plutôt probants, on y parle de cette secte, et il y a des liens vers les sites de FDesouche, du bloc identitaire, et d’Égalité & Réconciliation, entre autres joyeusetés.

    Ce mouvement « Europe Maxima » a été créé durant l’été 2005 par des membres de la revue L’Esprit européen, cliquez sur les liens de la page Wikipedia, vous verrez que tous sont proches de la Nouvelle Droite ou du GRECE.

    Pour en revenir à la Soka Gakkai, on apprend dans cet extrait d’un livre publié par les Presses Universitaires françaises que des partis et des leaders politiques sont influencés par cette secte :

    « La manière directe est la seconde méthode de lobbying. Elle s’appuie sur un réseau économique bien installé et une société peu résistante. L’exemple type est celui du Japon où la Soka Gakkaï exerce un pouvoir politique grandissant par l’intermédiaire de son parti, le Komeito.

    Même en se plaçant dans le contexte japonais, on ne peut nier à la Soka Gakkaï sa qualité de « machine à influencer ». Née dans les années 1930, résistant au pouvoir militaire qui a pris le pouvoir, elle s’inspire d’un bouddhisme réformateur (dit bouddhisme de Nichiren, réformateur du XIIIe siècle), avec lequel elle rompt définitivement à la fin des années 1980 sous la direction de Daisaku Ikeda.

    Ce bouddhisme « social », qu’on pourrait qualifier dans d’autres lieux de « populiste », se donne tous les moyens d’influence. Son patrimoine économique, ses parts dans l’économie japonaise sont mal connus mais très importants, si l’on en juge par ses moyens d’action. La Soka Gakkaï édite un quotidien qui tire à 6 millions d’exemplaires, le Seiko Shinbum. Elle a créé des universités, non seulement au Japon mais aussi aux États-Unis et en France (Centre universitaire de Trets). Elle s’est forgé une audience par le mécénat culturel, en Asie comme en France où elle a racheté la maison de Victor Hugo dans le sud de l’Île-de-France pour en faire un musée. Elle organise des colloques « mondiaux » dans des lieux prestigieux et invite un certain nombre d’intellectuels qui vont lui servir progressivement de relais parce qu’elle finance leurs voyages ou leur documentation.

    Et on est pas du bout de nos surprises…

    Le Sensei Daisaku Ikeda a été reçu par deux fois à l’Élysée par le président Mitterrand, en 1989 et 1991. Il a très généreusement contribué au financement de la Fondation France-Libertés de Danielle Mitterrand (cf. L’Edj 18/04/91). Il a également financé la Mission du Bicentenaire de la Révolution française, alors présidé par Michel Baroin, le Musée de Bièvres, dirigé par l’académicien René Huygues, et surtout il s’est imposé au Conseil général de l’Essonne par l’entremise du sénateur et ex-ingénieur du CEA Michel Pelchat. La Soka Gakkai tenta également de contrôler le magazine VSD avant son rachat, en 1997.

    La Soka Gakkai vient de s’affilier au réseau « Abolition 2.000″, de la Nuclear Age Peace Foundation qui milite à l’échelle mondiale pour le désarmement nucléaire, et participe substantiellement à son financement. La Soka Gakkai a réalisé pour » Abolition 2.000 » une pétition de 13 millions de signatures, remise le 27 octobre 1998 au siège genevois des Nations-Unies.

    [Les services de Défense font remarquer que les principaux centres de la Soka Gakkai dans le monde sont situés à proximité de centres de recherche ou d’activités nucléaires, civiles ou militaires. Ainsi, l’Église est installée en France dans l’Essonne à proximité du centre de Saclay. Recrutant prioritairement dans les milieux nucléaires, elle est suspectée d’en obtenir des renseignements sous le prétexte de neutraliser les forces atomiques en les rééquilibrant. Ce procédé n’est pas sans rappeler les manipulations de l’URSS stalinienne. On se souvient que le Mouvement de la Paix, qui condamnait le nucléaire militaire mais approuvait ses applications civiles, avait été utilisé par Moscou pour " retourner " des ingénieurs.]

    Vous comptiez nous le dire quand tout ça Mr Chouard ? C’est pas joli joli… rien ne prouve que vous fassiez partie de la secte, mais c’est tout de même bon à savoir tout ça. Et c’est intéressant de constater que vous passez votre temps à dénoncer les franc-maçons, alors qu’eux dénonçaient déjà cette secte il y a bien des années de cela :

    La maçonnerie aussi n’est pas épargnée par le phénomène sectaire. Nous devons être très prudents quant à notre recrutement. Les pratiques d’infiltration des sectes sont courantes. Certaines d’entre elles, comme la Soka Gakkai, ont pour but la prise de pouvoir et la déstabilisation des gouvernements en infiltrant certaines de leurs composantes. La Soka Gakkai est spécialisée dans l’infiltration des sites et centres scientifiques. J’ai constaté par hasard, que l’université Soka France se trouve dans ma ville, à proximité de Saclay, où se trouve le CEA (recherche atomique), à proximité de Sceaux, où se trouve l’école Centrale, et de Palaiseau, où se trouve l’école Polytechnique… Quel fabuleux terrain de chasse pour elle. Mes F\, nous avons constaté qu’une secte n’a pas d’existence juridique propre, qu’elle s’apparente à une micro-religion. Nous savons qu’elle touche toutes les couches de la population. Elle attire les malheureux en quête d’un peu d’humanité, de chaleur, les déçus des croyances traditionnelles, les déçus de notre système. Tout le monde est susceptible de devenir un jour ou l’autre, le fidèle d’une secte. Mais n’oublions pas, pour qu’elle qu’en soit la raison, celui qui fera la démarche d’aller vers l’autre, ça n’est pas la secte et cela, on ne le répétera jamais assez.

    Alors, pourquoi avez-vous tendance à dire du mal de la franc-maçonnerie Mr Chouard, vous pouvez nous le dire ? Peut-être parce qu’ils n’ont pas voulu de vous, qui sait.