• 2040 : la fin du mariage
    http://www.internetactu.net/2014/12/02/2040-la-fin-du-mariage

    Comme l’a rappelé le débat sur le mariage pour tous, nombre d’entre nous aspirons à un même idéal, partageons une même représentation sociale normative : celle du #couple, de la sacro-sainte famille nucléaire. La plupart d’entre nous aspirent à cet idéal : s’unir à quelqu’un et lui promettre de passer notre vie avec lui. Toutes nos références culturelles nous renvoient…

    #futur #innovation_sociale #politiques_publiques #prospective

    • Effectivement, à titre personnel je suis favorable au mariage civil (i. e. d’État) pour personne. C’est à mon sens une affaire privée dont la l’État n’a pas à se mêler, surtout quand cela devient un instrument de discrimination (sociale, fiscale, légale, etc.). Je ne permets pas à l’État d’avoir un droit de regard sur ma religion, ma sexualité, mes opinions politiques, etc. Je ne vois pas pourquoi je lui permettrais d’en avoir un sur ma vie amoureuse.

      Que la puissance publique souhaite organiser et réguler la démographie, c’est une chose. Que cela aille jusqu’à des politiques de natalité, c’est peut-être nécessaire. Mais je n’ai aucun doute que cela peut être fait sans dicter un ou des modèles de couple.

      Que l’État ait à cœur de garantir l’équité (à défaut d’égalité...) entre les citoyens est fondamental. Historiquement, l’État supplée d’ailleurs à l’Église à la suite de la Révolution pour tenir le registre d’état civil et par sa reconnaissance du mariage il se porte alors garant du respect des droits de chacun des époux (selon un équilibre certes tout à fait relatif, mais néanmoins accordant des droits et devoirs à chacun, en particulier par exemple en cas de divorce). Ces intentions sont louables et sa méthode ne me pose pas de problème tant que c’est la société qui impose son modèle à l’État (avec toutes les nuances qu’apporte Hubert Guillaud dans son article qui permettent de comprendre qu’il s’agit, pour une part plus ou moins large, d’une fiction). Mais lorsque les pratiques évolues radicalement et que c’est l’État qui impose un modèle désuet et minoritaire à la société, alors on atteint la limite.

      Aujourd’hui, il me semble que la seule mesure équitable et progressiste soit de supprimer le mariage civil. La protection des individus doit pouvoir se faire sans. Peut-être en ayant alors recours plus fréquemment à la justice, c’est vrai.

      On peut supposer que le mariage serait alors sans doute largement réapproprié par la société civil : religions, individus, communautés sexuelles, politiques, philosophiques, etc. Il y aurait alors autant de mariage que de convictions à son propos et ça me semblerait une bonne idée.

      Bref, n’importe comment, c’est à mon sens ce débat qui a manqué terriblement lors de l’hystérie « mariage pour tous » et qui me fait penser qu’il s’agit d’une mesure tristement conservatrice ou au mieux obsolète.