• L’anti-modèle grenoblois

    Chers adolescents de la cuvette, je profite de la rentrée des classes pour m’adresser à vous. Dans les prochaines années, ceux d’entre vous, nés sous une bonne étoile, qui « réussiront » à l’école et iront grossir les rangs des facultés, risquent de beaucoup entendre parler du « modèle grenoblois ». On vous le donnera en exemple comme si c’était quelque chose dont il faudrait s’inspirer. On vous vantera la formidable « liaison université-recherche-industrie », la merveilleuse « innovation », le génial « écosystème propice au développement des start-up », l’époustouflante « attractivité ». On vous promettra des salaires mirobolants, des carrières fulgurantes, des situations alléchantes. Mais méfiez-vous. Ne tombez pas dans le panneau de l’argent facile.
    Ne suivez pas bêtement vos grands frères. La communication s’acharne à rendre ce « modèle grenoblois » admirable, alors qu’il repose sur un pillage de l’argent public, une philosophie inepte et des procédés immoraux. Tout ça pour un impact social au mieux inexistant, le plus souvent négatif. Rien de souhaitable pour des jeunes gens pleins d’entrain comme vous à la recherche d’une vie qui vaille le coup d’être vécue. Laissez-moi vous convaincre par une illustration du « modèle grenoblois » avec une histoire de Raise Partner, la société co-fondée par Eric Piolle, le maire vert de Grenoble.

    http://www.lepostillon.org/L-anti-modele-grenoblois.html