hubertguillaud

Journaliste et rédacteur en chef de http://www.internetactu.net - aka @iactu -, le média de la Fondation internet nouvelle génération http://www.fing.org

  • Eloge des petits miracles - New York Times
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/105423255556

    David Brooks (@nytdavidbrooks), le célèbre éditorialiste du New York Times, fait un bel éloge de l’économie comportementale qu’il oppose aux grandes #politiques_publiques

    « La plupart d’entre nous n’épargne pas assez. Lorsque les gouvernements tentent d’encourager l’épargne, ils adoptent généralement de grandes politiques visant à accroître les incitations. Mais au Kenya, les gens ont reçu de simples boîtes métalliques fermant à clé - un endroit simple où mettre son argent. Après un an, les personnes qui avaient reçu ces boîtes ont accru leur épargne tant et si bien qu’ils avaient 66% d’argent disponible en plus que les autres pour payer leurs dépenses de santé par exemple. Il aurait fallu une énorme réforme fiscale pour produire un changement de comportement aussi large. » "Trop de gens meurent dans des accidents (...)

    #économie_comportementale

    • Ce sont des exemples d’un nouveau type d’élaboration des politiques qui déferle sur le monde. Le style ancien a été fondé sur l’idée que les êtres humains sont des acteurs rationnels qui répondent de façon simples aux incitations. Le nouveau style, qui complète sans remplacer l’ancien, est basé sur le fait, évident, que les êtres humains ne sont pas toujours des acteurs rationnels. Parfois, nous sommes mentalement paresseux, ou stressés, ou nous sommes influencés par la pression sociale et des préjugés inconscients. Il est possible de profiter de ces caractéristiques pour favoriser des changements.

      Le style ancien, pour être plus précis, ça s’appelle le #libéralisme économique.
      Pour ces raisons aussi, il est temps de sortir de ce modèle économique archaïque et de ses paradigmes fantaisistes sur la mécanique humaine individuelle..

    • je sais pas trop quoi en penser. notamment quand il est dit :

      Parfois, nous sommes mentalement paresseux, ou stressés, ou nous sommes influencés par la pression sociale et des préjugés inconscients.

      ça semble prendre ces choses comme une base indépassable plutôt que d’envisager qu’elles puissent être améliorées...

    • @koldobika : moi c’est cet exemple que je trouve flippant

      Par exemple, les gens détestent perdre des choses plus qu’ils aiment faire des choses, un phénomène connu sous le nom d’aversion aux pertes. (...) Dans d’autres écoles, les enseignants ont reçu une prime en début d’année qui leur serait enlevée si les résultats de leurs élèves ne s’amélioraient pas. Cette peur de perdre un bonus a eu un grand effet.

      en plus ça semble contradictoire avec l’exemple indien indiquant qu’on était moins performant sous stress (dans le cas de la pauvreté)

      Mais pour le reste, j’adhère à l’approche, ça correspond à ce que j’observe autour de moi, nos motivations et comportements ne sont pas tous rationnels. Je parle aussi de manipulation bienveillante mutuelle, pour nous aider à améliorer les comportements, comme on accepte qu’un kiné nous manipule pour nous aider à améliorer nos gestes..
      reste le pb de l’intentionnalité et de la finalité, et là retour à la case départ -> cf libéralisme