• Lorsque le mal de tête commence à peine à s’apaiser, les libertés individuelles se sont déjà réduites, et le peuple « uni par la marche » est déjà redevenu trop hétérogène pour refuser en bloc les décisions politiques qui suivront. Les décisions politiques se font sur le dos de l’ampleur de la marche. Le #cynisme est à son paroxysme.

      Arrive le moment des amalgames. Télés et radios ne font pas d’amalgames par bêtise ou par erreur. Elles le font parce que le #choc_des_civilisations est vendeur. Parce que cette société a construit son identité et son libéralisme sur la peur de l’autre. Même les émissions du #service_public nous insultent et nous réduisent à des clichés sur pattes. Et elles le font grâce à l’argent de nos #impôts.

      L’#école est dans l’impasse. Impossible de déconstruire tant d’années de clichés et de #racisme. De protéger les futurs citoyens de cette aliénation, de cette #xénophobie. Et l’école ne peut pas nous apprendre à supporter la violence symbolique que transportent tous ces clichés. Elle ne nous apprend pas non plus à nous justifier constamment de ne pas être l’autre que l’on nous accuse d’être.

      L’Etat a délaissé l’école. L’Etat a laissé ses médias insulter une partie des citoyens. L’Etat crée le danger qu’il dénonce, et surtout, il laisse en danger. L’Etat fait semblant. Nous marchons seuls.

      Tous responsables de cette tragédie, seule une partie de la population est montrée du doigt. La mécanique des vieux #médias dans un vieux pays doit être bousculée. Pays dont l’#histoire coloniale est toujours d’actualité, qui ne peut avancer qu’à travers un processus de rentabilité sur les #inégalités, la domination et la séparation.

      Que ce ne soit pas la marche de la bonne conscience mais celle de l’exigence, de faire un travail de #déconstruction constant, et d’imaginer un monde qui nous ressemble, car le fossé s’est creusé depuis longtemps entre nos responsables politiques et les gouvernés que nous sommes.