• We have tailored Africa: French colonialism and the ‘artificiality’ of Africa’s borders in the interwar period

    After the First World War, the discourse and methods used to determine and define boundaries changed radically. In Europe, the territorial agreements of 1919-20 put forward an ideal of territorial homogeneity, a concept based on the ideal correspondence of state, nation and territory. Meanwhile, in Africa, the French colonizers were also reconsidering their spatial arrangements along the same lines. In this context, the expertise of the social sciences became crucial in defining territory and therefore in political decision-making. At the same time, prominent representatives of the new colonial sciences were responsible for developing and disseminating the idea of the ’artificiality’ of African boundaries. This new generation of experts on French colonization considered the borders of Africa to be scars left behind by the old and arbitrary colonial order, which they wished to see replaced by a more humanistic rule. Their discourses, however, offered a vision of Africa based on the continent’s exceptional character. In essence, Africa was considered as a continent defined principally along ethnic territorial lines, a logic excluding any political definition of territory. This discourse contributed to redefining the continent as something radically other.

    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305748810001416
    #colonialisme #Afrique #partage_de_l'Afrique #frontière #frontières_africaines #frontières_artificielles #artificialité

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    Ajouté à la #métaliste sur la supposée #artificialité des #frontières_africaines:
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    • En lien avec cela, ce #livre :
      Frontières de sable, frontières de papier

      Les frontières africaines sont-elles les cicatrices de la violence des impérialismes étrangers en Afrique ? Ce lieu commun du partage de l’Afrique par les puissances coloniales a la vie dure. Mais, en cherchant à dénoncer l’arbitraire colonial, il réduit les configurations territoriales africaines à de simples conséquences de la domination européenne et fait des populations africaines des spectateurs passifs de leur propre histoire. Aux antipodes de cette analyse, cet ouvrage propose pour la première fois une histoire longue de la constitution des frontières d’un État africain – le Niger – englobant dans un même regard un siècle d’histoire antérieure à la colonisation et soixante ans de domination coloniale. Cet ouvrage raconte une histoire paradoxale, celle d’une poignée de militaires coloniaux, qui au début du xxe siècle instituent dans les plus grandes difficultés un gouvernement précaire qui s’appuie très largement sur les organisations politiques et territoriales locales et qui, ce faisant, contribuent à la fois à les vider de leur sens et à amoindrir leur importance. Les frontières alors mises en place sont dans leur grande majorité le reflet des dynamiques historiques internes du Soudan central au XIXe siècle. Pourtant l’histoire de leur tracé a contribué à construire le grand récit d’Européens maîtres du jeu imposant sans considération le partage du monde.

      http://www.publications-sorbonne.fr/fr/livre/?GCOI=28405100259090&fa=author&person_id=6061