bug_in

Enseignant remplaçant (contractuel) en philosophie (terminale). Naturalisme vitaliste rationaliste, Vision écologique de l’histoire des vivants (Kinji Imanishi - Virginie Maris), Athée, anticlérical, antithéiste (contre les religions, pas contre les croyants) Anarchisme (Tchouang Tseu, Gunther Anders, Bertrand Russell et Murray Bookchin), Antipatriarcat.

  • Athéisme et sécularisme sont positivement corrélés avec des indicateurs sociaux de bien-être.
    https://www.pitzer.edu/academics/faculty/zuckerman/Zuckerman_on_Atheism.pdf
    ( Normand Baillargeon​ sur Twitter : https://twitter.com/nb58 )

    la conclusion indique :

    This essay began with a well-known Biblical quote stating that atheists are simply no good. Do the findings of contemporary social science support this Biblical assertion? The clear answer is no. Atheism and secularity have many positive correlates, such as higher levels of education and verbal ability, lower levels of prejudice, ethnocentrism, racism, and homophobia, greater support for women’s equality, child-rearing that promotes independent thinking and an absence of corporal punishment, etc. And at the societal level, with the important exception of suicide, states and nations with a higher proportion of secular people fare markedly better than those with a higher proportion of religious people.

    • La détresse religieuse est, pour une part, l’expression de la détresse réelle et, pour une autre, la protestation contre la détresse réelle.

      La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans coeur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu.

      Elle est l’opium du peuple. L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence que formule son bonheur réel. Exiger qu’il renonce aux illusions sur sa situation c’est exiger qu’il renonce à une situation qui a besoin d’illusions.

      La critique de la religion est donc en germe la critique de cette vallée de larmes dont la religion est l’auréole.

      Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel , #Marx, 1843
      http://marx.engels.free.fr/marx/txt/1843critiqueh.htm

      #opium_du_peuple #livre_en_ligne #critique_de_la_religion (et pas « défense de la laïcité » républicaine ou télévisuelle)

    • D’une manière générale je soutiens l’idée qu’il faille évidemment critiquer la religion. Cependant cette critique rapide de Marx est un peu courte aujourd’hui car il existe dans certaines religions des aspects qui sont favorable a des révoltes, y compris sociale.

    • @bug_in, indéniablement. Cela n’a d’ailleurs pas échappé à des critiques de la religion (La guerre des paysans allemands F. Engels, https://www.marxists.org/francais/marx/works/1850/00/fe1850f.htm). Tout comme cela n’avait pas échappé à Foucault à propos de la Révolution en Iran, avant l’arrivée au pouvoir des mollahs (...). L’une des questions est de savoir quel espace laisse l’islam aujourd’hui à une révolte.
      La naissance du christianise, l’émergence du protestantisme, par exemple, ne sont pas uniment celle d’un opium du peuple.

      Cet extrait d’un texte de Marx ne relève pas selon moi d’une « critique rapide ».

    • Il manque aussi une mise en perspective avec une moitié de l’humanité, celle que les religions traitent comme du bétail dans les meilleur des cas, les femmes.
      https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2015/02/10/linfluence-de-la-religion-sur-le-statut-des-fe

      La place occupée par la religion dans le champ politique n’a cessé de s’affirmer ces dernières décennies. Certes, les pratiques religieuses ont régressé dans plus d’un pays (notamment en Europe occidentale), mais elles ont tendu à s’amplifier à l’échelle mondiale, en lien direct avec la victoire du modèle néolibéral. En effet, si la sortie de la guerre froide a suscité davantage d’attention vis-à-vis de la démocratie, des droits humains et des droits des femmes en particulier, on a assisté dans le même temps à un accroissement des inégalités économiques et sociales, qu’il s’agisse des écarts de revenus ou des taux de pauvreté.

    • Ben, c’est ambigu, le texte dit : « greater support for women’s equality »... ce qui ne veux pas dire que c’est assez, que c’est suffisant etc.
      Par ailleurs, de ce que je comprend de l’extrait que tu indiques, il dit que précisément le droit des femmes se serait amélioré globalement et que ce qui aurait grandi, par contre, c’est l’accroissement des inégalité économiques et sociales, et les écarts de revenus et taux de pauvreté.
      Sur ce sujet, de manière un peu plus actuelles, les conséquences de la crise en particulier pour les personnes associée au genre femme, je te propose cet article :
      http://www.c-g-a.org/content/les-attaques-patriarcales-liees-la-crise

    • Le bien-être (qui n’équivaut pas la conso et la domination) peut faire reculer la religion, voire en supprimer toute nécessité. À sa façon, et à condition de mettre à bas la société capitaliste, Marx ne disait pas autre chose. Cela peut paraître « simple » mais l’article cité, aussi « moderne » soit-il reste en deçà de cette proposition.

      Un souci avec Marx et « le marxisme » c’est que tous les dominants de la terre en utilisent des morceaux, pour glorifier l’"universalisme" de la laïcité républicaine, ou la « valeur travail » (c’est à dire l’exploitation). Massif et impérieux détournement d’un héritage dépourvu de testament, comme l’on sait. La chanson le dit fort bien : tout ce qu’ils ont, ils nous le volent.

      #vallée_de_larmes #eaux_glacées_du_calcul_égoïste

    • Quelques petites nuances je pense. Aujourd’hui un nouvel athéisme se forme justement pour répondre a une adhésion persistante a la religion qui ne se dissous pas entièrement dans une amélioration du bien être. Par exemple ils proposent de prendre en charge la question de la mort qui est trop laissé a des rites religieux et essaye de former une communauté athée forte.