• J’ai fait « partie d’une organisation terroriste », dit un pilote israélien, devenu militant | Agence Media Palestine / Source : Electronic Intifada / Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine / 16 février 2015
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/02/16/jai-fait-partie-dune-organisation-terroriste-dit-un-pilote-isra

    RRB : Quelle est votre relation avec le mouvement BDS ?

    YS : Je suis membre du groupe pour le Boycott de l’intérieur – des personnes de la société israélienne qui soutiennent le boycott tout comme les militants blancs d’Afrique du Sud ont soutenu le boycott contre l’apartheid. Nous ne sommes pas un grand groupe mais nous sommes la graine d’une coexistence future. Maintenant le mot coexistence semble vous rendre… mal à l’aise. Parlons de co-résistance. De lutter ensemble. De résister à la politique de l’apartheid. De résister à la politique de racisme, ensemble – et alors, nous pouvons coexister.

    J’observe les lignes directrices du mouvement BDS et je me sens tout à fait à l’aise. Elles ont trois principaux objectifs : mettre fin à l’apartheid pour les Palestiniens à l’intérieur des frontières de 1948 : mettre fin au contrôle sur Gaza et la Cisjordanie ; et promouvoir le droit au retour des millions de réfugiés palestiniens à travers le monde.

    C’est dans un accord commun que toutes celles et ceux qui sont de gauche considèrent que l’occupation est une mauvaise chose, et qu’elle doit finir. Pas besoin d’être un Israélien très radical pour soutenir cela. Il est aussi courant de croire qu’il n’existe aucune égalité réelle pour les citoyens palestiniens d’Israël. Mais promouvoir le droit au retour touche à la notion même d’un État juif. Même pour les Israéliens de gauche très progressistes, c’est quelque chose de difficile. C’est presque comme s’il vous fallait subir un effort affectif pour combattre un sioniste qui reste au fond de vous-même afin de réaliser que vous ne pouvez pas avoir la paix et la liberté quand quelqu’un vaut plus qu’un autre. C’est pourquoi nous n’attendons plus personne à l’intérieur d’Israël.