• Silence radio général. Pas de reportage à la télévision. Pas d’article de presse. Pas ou très peu en tous les cas. Et surtout, pas d’écho dans la #blogosphère, cette blogosphère qui se dit éprise de liberté d’expression et de démocratie. La blogosphère, centrée autour de sa soudaine surmédiatisation, regarde son nombril, elle en a oubliée d’observer le monde et d’exercer son sens critique. Dommage.

      Reprenons donc. Le 11 janvier, le #maire UMP de la ville alsacienne d’Ensisheim, Michel Habig, envoie des forces de l’ordre sur un terrain municipal squatté depuis quelques jours par quelques #caravanes appartenant à des #roumains et des #croates. Personne sur les lieux. Devant ce « véritable bidonville », le maire décide, plutôt que d’organiser une évacuation « trop coûteuse pour la collectivité », d’employer les grands moyens. A la tête de ce bataillon de gendarmes, il #incendie les caravanes à l’aide d’un bidon d’essence.

    • Condamné pour avoir incendié 14 caravanes de nomades, un candidat UMP se présente aux élections départementales
      http://www.politique.net/2015030502-ump-caravanes-incendiees.htm

      Selon le site de L’Obs, Michel Habib, maire d’Ensisheim (Haut-Rhin), a été officiellement investi par l’UMP pour se présenter dans son canton. « Sauf que le maire a un passé judiciaire un peu particulier, relève L’Obs. L’homme de 68 ans a avait été condamné en mai 2006 à Strasbourg à six mois de prison avec sursis pour avoir incendié, en janvier de la même année, 14 caravanes de nomades installées illégalement sur un terrain municipal. Michel Habig avait donné l’ordre en personne à ses employés de mettre le feu à un campement, qui se trouvait alors déserté par ses occupants, pour supprimer ce qu’il considérait comme un véritable bidonville ».

      Incendier des caravanes ? Pas grave : « Il a été condamné, mais il n’a pas été déclaré inéligible et il a été régulièrement réélu depuis », a indiqué le secrétaire départemental de l’UMP, Eric Straumann, pour justifier son investiture. Bah voyons...

    • M. Habib était un précurseur : l’actuel maire de Cholet, en bisbille permanente avec les gens du voyage (c’est aussi un de ses fonds de commerce politique), a prétendu sept ans plus tard que « Hitler n’en avait pas tué assez ».
      (J’aime dire du mal des gens tôt le matin).