• Pour les actuels et futurs clients de #Ryanair - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2015/03/pour-les-actuels-et-futurs-clients-de-ryanair.html

    Lorsqu’on verse des salaires médiocres, lorsqu’on exige de l’argent des petits aéroports pour que la compagnie veuille bien y faire escale, lorsqu’on facture aux clients tout ce qui ne relève pas strictement de la prestation aérienne (1 euro pour aller aux toilettes, par exemple), on peut effectivement obtenir un prix moyen par billet de 45 euros, contre 250 pour Air France. Pour O’Leary, un avion, c’est un bus avec des ailes. Ce en quoi il a tort car ce pourrait être un char à bœufs : il suffirait de remplacer les fauteuils par de la paille, où même les pilotes pourraient venir se soulager.
    #capitalisme #horreur_économique

    En septembre 2012, donc bien longtemps avant le désolant suicide du jeune Allemand dépressif, O’Leary déclarait qu’un seul pilote était suffisant puisque, grâce à l’informatique, les avions étaient de plus en plus faciles à piloter. Son neveu de 14 ans avait d’ailleurs réussi un vol sur simulateur. Le dynamique PDG proposait en outre d’abolir le droit de grève pour les pilotes (ce qu’avait accompli de facto Reagan dans les années 1980) et de remplacer les grévistes par des militaires ou des contrôleurs du ciel. N’hésitant pas à faire appel à l’économie du troc, O’Leary déclarait qu’il accepterait de se faire payer dans n’importe quelle monnaie, y compris « des chèvres grecques ». Taxer les obèses relève pour lui de la facétie anecdotique et de l’évidence. Tout comme la non fourniture d’une chambre d’hôtel aux passagers bloqués pour annulation de vol.

    Géopoliticien différent, le PDG de Ryanair souhaite une crise économique radicale : « Une bonne récession de 12 à 18 mois, profonde et sanglante serait la bienvenue. Cela permettrait de comprendre l’absurdité de la lutte pour l’environnement. Et surtout, après 10 ans de croissance, cela permettrait aux entreprises de merde déficitaires de céder leurs avions à bas coût ».