• Clivages
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4816

    Il ne se passe de jour que les médias de la grande presse audio-visuelle, publique ou privée, ne nous donnent un nouveau témoignage de servilité journalistique. Ainsi a-t-on assisté dernièrement à une offensive en règle des rédactions et de leurs animateurs de « matinales », de vespérales et autres émissions dites d’actualité, …

    #La_chronique_d'Alain_Accardo #journalistes ;_médias ;_conformisme ;_pensée_critique ;_je_suis_charlie

    • Les journalistes de consensus ne prennent le risque de donner la parole à des opposants que s’ils se sentent en mesure de rendre ces derniers à peu près inaudibles. On multiplie les interruptions agressives, les provocations, les questions à côté, les contresens, on focalise sur les querelles de personnes, on pratique le procès d’intention, l’amalgame et la mauvaise foi, on suscite les interventions de compères appelés à la rescousse pour démolir l’invité(e), et finalement on invoque le manque de temps – « Désolé, l’heure tourne, il vous reste une minute pour nous dire si… ». Ces journalistes-là sont grassement payés et c’est justice : animer un débat pour le torpiller, c’est toute une technique, sinon un art. Les médias de marché adorent organiser débats et polémiques, parce que ça fait « vendre », mais à condition que la doxa dominante en sorte indemne.

      C’est un peu la réflexion que je me suis faite à la fin de la rencontre Lordon-Piketti chez Taddei : à quoi bon faire intervenir cette tanche de Guy Sorman, si ce n’est pour rabaisser le débat, empêcher les idées de prendre de l’ampleur et réduire toute l’affaire à un conflit de personnes pour éviter le débat d’idées.
      Lordon ne va pas dans les médias parce que, comme il l’explique en substance : « autant 10 secondes suffisent largement pour énoncer une ânerie qui frappera les esprits, autant il faut bien plus de 30 minutes pour la démonter intelligemment. »

      https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=J2wf_T32STc

    • Et aussi Lordon parle souvent, y compris à l’oral (et c’est là un gros défaut, car à l’écrit ça peut encore passer quand c’est bien présenté), en parenthèses de parenthèses de parenthèses. Et ça, au bout d’un moment, on ne sait plus quel était le début la phrase.

      Être percutant à l’oral, c’est une qualité particulière, et c’est pas juste être un tribun, ça se travaille aussi. Ça s’appelle, entre autre, la pédagogie. Si un prof de primaire, de collège ou de lycée parlait comme ça… les élèves auraient vraiment du mal (bien que je ne nie pas que certains profs n’aient vraiment aucune pédagogie, bien entendu).

    • Ça veut dire que le capitalisme n’est PAS qu’une question économique, monétaire, etc. On ne peut pas le définir et le comprendre en ne prenant en compte que la production. C’est un mode de vie complet, des manières de se comporter les uns envers les autres, ça définie comment les gens sont en relation (entre autre par la médiation de l’argent), quelles sont ces relations, comment ils interagissent globalement.