Nidal

“You know what I did? I left troops to take the oil. I took the oil. The only troops I have are taking the oil, they’re protecting the oil. I took over the oil.”

  • La pseudo libéralisation des médias arabes et l’argent de la rente pétrolière :

    Plus grave, les riches princes de la péninsule Arabique, dont les immenses fortunes proviennent du pillage de la rente pétrolière, construisent des empires médiatiques panarabes : quotidiens imprimés dans les principales capitales arabes ou européennes, revues périodiques ou chaînes satellitaires, dont Al-Jazira est le prototype. Ils organisent colloques et séminaires, financent des fondations pieuses ou des instituts de recherche. D’où, depuis le début des années 1990, leur mainmise sur la vie politique et intellectuelle dans nombre de sociétés arabes. Quand les milieux occidentaux libéraux tiennent aux Arabes le traditionnel discours sur la nécessité de libéraliser la presse et les médias, ils ciblent exclusivement ceux de l’État, faisant l’impasse totale sur le phénomène d’accaparement des grands médias par quelques princes saoudiens et par l’émir du Qatar. Ces derniers peuvent dépenser pour les médias des budgets qu’aucun État ou aucune force politique ne peut égaler, ce qui fausse totalement le pluralisme dans la presse et la télévision.

    Georges Corm, Pensée et politique dans le monde arabe