Nicolas

Projet de vie en #permaculture dans le Sud Ouest

  • Un enfant sur trois ne reconnaît pas une courgette | www.directmatin.fr
    http://www.directmatin.fr/france/2013-05-29/un-enfant-sur-trois-ne-reconnait-pas-une-courgette-474342

    Si reconnaître un artichaut semble être un jeu d’enfant, un tiers des 8-12 ans en sont incapables ! C’est ce que révèle une étude réalisée par l’Association Santé environnement France (Asef) et relayée dans l’édition du 23 mai [2013] du Parisien. 31% des enfants ne savent pas non plus reconnaitre une figue ou une courgette. De même, un enfant sur 5 avoue ne pas savoir identifier un abricot. La betterave semble être l’aliment le plus méconnu des pré ados puisque 87% des 8-12 ans ne sont pas capables de la reconnaître.

    Ils ont oublié une matière au primaire ...

    • Article et « étude » de mai 2013

      Sur le site de l’ASEF
      http://www.asef-asso.fr/presse/1780-87-des-enfants-ne-savent-pas-ce-qu-est-une-betterave

      Les résultats « détaillés »…
      http://www.asef-asso.fr/attachments/article/1780/dpenquetealimentationenfantsbd.pdf

      L’enquête de l’ASEF a été réalisée auprès d’un panel de 910 élèves ayant entre 8 et 12 ans au cours du premier trimestre 2013. Les questionnaires étaient entièrement anonymes. Les enfants les ont remplis en classe.
      L’ASEF remercie toutes les écoles de la région PACA qui ont accepté de participer à cette enquête.

    • Abat-faim
      GUY DEBORD
      Encyclopédie des Nuisances (tome I, fascicule 5) Paris, novembre 1985
      http://debordiana.chez.com/francais/abat-faim.htm

      Lʼextrème dégradation de la nourriture est une
      évidence qui, à lʼinstar de quelques autres, est en
      général supportée avec résignation : comme une
      fatalité, rançon de ce progrès que lʼon nʼarrête pas,
      ainsi que le savent ceux quʼil écrase chaque jour.
      Tout le monde se tait là-dessus. En haut parce que
      lʼon ne veut pas en parler, en bas parce que lʼon ne
      peut pas. Dans lʼimmense majorité de la population,
      qui supporte cette dégradation, même si lʼon a de
      forts soupçons, on ne peut voir en face une réalité
      si déplaisante. Il nʼest en effet jamais agréable
      dʼadmettre que lʼon sʼest laissé berner, et ceux qui
      ont lâché le « bifteck » — et la revendication du « 
      bifteck » — pour lʼombre « estructurée » de la chose
      sont aussi peu disposés à admettre ce quʼils ont perdu
      au change que ceux qui ont cru accéder au confort en
      acceptant des ersatz semblables dans leur habitat. Ce
      sont habituellement les mêmes, qui ne peuvent rien
      refuser de peur de démentir tout ce quʼils ont laissé
      faire de leur vie.
      Cependant le phénomène, mondial, qui affecte dʼabord
      tous les pays économiquement avancés et qui réagit
      aussitôt sur les pays soumis à lʼarriération du même
      processus, peut facilement être daté avec précision.
      Quoiquʼil ait été annoncé par des modifications
      graduelles, le seuil franchi dans la perte de qualité
      se manifeste en deux ou trois années comme brusque
      renversement de toutes les « habitudes alimentaires
       » anciennes. Ce bond antiqualitatif sʼest produit en
      France, par exemple, autour de 1970 ; et environ
      dix ans plus tôt dans lʼEurope du Nord, dix ans plus
      tard dans lʼEurope du Sud. Le critère qui permet
      dʼévaluer très simplement lʼétat dʼavancement du
      processus est bien sûr le goût : celui des aliments
      modernes est précisément élaboré par une industrie,
      dite ici « agro-alimentaire », dont il résume, en tant
      que résultat désastreux, tous les caractères, puisque
      lʼapparence colorée nʼy garantit pas la saveur, ni
      la fadeur lʼinnocuité. Cʼest tout dʼabord la chimie
      qui sʼest massivement imposée dans lʼagriculture
      et lʼélevage, afin dʼaugmenter le rendement au
      détriment de toute autre considération. Ensuite
      lʼemploi de nouvelles techniques de conservation
      et de stockage. Et chaque « progrès » accompli, en
      renversant ce que les experts de lʼabat-faim appellent
      nos « barrières mentales », cʼest-à-dire lʼexpérience
      ancienne dʼune qualité et dʼun goût, permet dʼavancer
      encore plus loin dans lʼindustrialisation. Ainsi la
      congélation, et le passage rapide à la décongélation,
      ont dʼabord servi à commercialiser des « cuisses
      de volailles », par exemple, composées de matière
      broyée et reconstituées par « formage ». À ce stade,
      la matière en question a encore un rapport avec son
      nom, « volaille », qui nʼest distendu que relativement
      à ce que pourrait être une volaille qui aurait échappé
      à lʼélevage industriel.
      Mais la logique quʼil y a à nous rappeler tout ce
      que nous avons déjà avalé nʼa pas besoin dʼêtre
      aussi franchement énoncée pour être contraignante
       : il suffit de nous faire oublier tout ce que nous ne
      pouvons plus goûter.

    • Sinon, pour rebondir sur la réponse de @unagi, nous nous faisions justement la réflexion avec monsieur Monolecte que nous avons pratiquement été une génération perdue pour la bouffe, que nous avons grandi dans un océan de malbouffe indus très dégueue alors que nos parents étaient convaincus que la bouffe industrielle, c’était bon pour nous. En gros, il a fallu qu’on se ravitaille chez ED l’épicier pour comprendre qu’on pouvait légalement et assez littéralement nous faire bouffer de la merde qui colle des boutons sur la peau.
      Et notre sauveur, faut bien le dire, ça a été Jean-Pierre Coffe. Grâce à ses interventions colériques, on a appris à choisir des produits frais et à les cuisiner… et il faut comprendre qu’en dehors des repas de la grand-mère, on partait vraiment de zéro.
      On a dû tout réapprendre. On a fini notre formation avec Jamie Oliver et ses techniques pour cuisiner du bon avec contraintes de la vie moderne de couple de travailleurs (be oui, la popote quand il n’y a pas d’esclave dédiée, c’est nettement plus compliqué, ceci expliquant d’ailleurs l’engouement des parents pour la malbouffe indus).

      Comme quoi, la télé, des fois, c’est bien l’instrument éducatif dont certains rêvaient !

    • Ce ne serait pas le fait que les gens font de moins en moins la cuisine et achètent des plats tout préparés donc n’achètent plus les légumes à l’état « natif » ?
      Ah ! ... @monolecte m’a coiffé au poteau en disant la même chose que moi (en plus développé).

      Question savoir cuisiner, c’est grâce à ma mère qui, lorsque j’ai quitté la maison pour exercer mon métier d’instit dans la campagne profonde, m’a offert un livre de cuisine dont je me sers toujours à l’occasion.