• « Maltraitance gynécologique », Sur les docks (#France_Culture), par #Mélanie_Déchalotte et #François_Teste
    http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-collection-temoignages-maltraitance-gynecologiq

    Lors d’une consultation, d’un #accouchement, d’une #IVG… le corps de la #femme ne lui appartient plus. Tout au long de leur vie, les femmes livrent leur #corps à des gynécologues - pas toujours respectueux, parfois méprisants. Quand elle survient la #maltraitance_médicale est une réalité que les femmes taisent, car elle reste perçue comme inhérente à la condition féminine.

    Plusieurs enquêtes dans la presse et sur internet ont signalé les pratiques archaïques dont les femmes peuvent être victimes dans leur parcours de santé. Au printemps 2014, des sages-femmes alertent sur le « point du mari » : un geste clandestin – ou pas – qui consiste à recoudre une épisiotomie par quelques points de suture supplémentaires - supposé accroître le plaisir de l’homme lors des rapports sexuels. En février 2015 surgit sur la toile, le scandale des touchers vaginaux sur patientes endormies. Quelques mois avant sur tweeter, le hashtag « #PayeTonUtérus » avait déjà « fait le buzz ». Des centaines de femmes ont raconté leurs expériences douloureuses chez le (ou la) gynécologue : paternalisme, sexisme, conseils dépassés, examens brutaux, paroles humiliantes, homophobie, absence de consentement,…

    Avec :

    Marianne et Sophie
    Anne-Charlotte Husson
    Martin Winckler, médecin
    Clara De Bort, spécialiste des droits des femmes
    Jean Marty, président du Syngof (syndicat des gynécologues et obstétriciens de France)
    Elisabeth Paganelli, gynécologue
    Marie-Hélène Lahaye, juriste

    http://rf.proxycast.org/1078515465573113856/10177-28.09.2015-ITEMA_20805632-0.mp3

    #gynécologie #audio #radio

    • Le déni de Jean Marty, président du syndicat de gynécologues est tellement proche de cette réalité imposée aux femmes par les médecins, que sa parole entérine absolument la source de cette maltraitance : paternalisme, sexisme, pur mépris.
      Il va donc placer les gynécos comme les sauveurs des femmes, et les femmes comme des ingrates. Partant du fait que l’accouchement naturel est douloureux (et celles qui n’enfantent pas, ce ne sont pas des femmes ?) il parle de l’appréciation des femmes par rapport à la douleur : « la plupart des femmes comprennent que c’est un passage obligé » … donc si la femme souffre naturellement, elle peut bien être maltraitée (et se taire) ? et les autres qui osent se plaindre ce sont des connasses qui n’ont rien compris ?

      #a_gerber

    • Même si Marty est passé de président à trésorier depuis juin il nous faut espérer que le syngof ne représente pas l’ensemble de la profession des gynécologues/obstétriciens, parce qu’ils sont vraiment désespérants . Ne serait-ce que cette guerre des obstétriciens contre les sage femmes qui date du moyen-age … avec à l’encontre des sages-femmes un évident mépris accompagnée d’une incapacité profonde à remettre en cause leurs pratiques médicales.

      Parce qu’on oublie quand même de dire le principal : qu’à force de maltraitance les femmes n’osent plus aller se faire soigner du tout.

      http://syngof.fr/actualite-syndicale/les-maisons-de-naissance

      Les maisons de naissance : Quand l’administration assume la démédicalisation de la naissance, les mères et les nouveau-nés profitent de la baisse du risque iatrogène et se surexposent au risque vital.

      #rions_un_peu #responsables_de_maltraitance

    • Sur Marty qui dit que le « point du mari » n’existe pas, voici ce qu’il disait l’année dernière sur le sujet

      Pour Jean Marty, président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), le « point du mari », c’est surtout « dans la tête des femmes » que cela se passe. « Vous avez des femmes qui ont été victimes, incontestablement », reconnaît-il. « La chirurgie est du domaine de l’art, on peut penser que certains médecins ont eu l’idée qu’en modifiant un peu leur façon de suturer, ils amélioreraient un peu la sexualité, et ça, ça ne nous choque pas », tente-t-il d’expliquer, soulignant néanmoins le caractère anecdotique, voire fantasmatique de cette pratique.

      « On est dans l’absurde, le fantasme, c’est un sujet qui réveille l’excitation », et dont il ne faudrait pas trop parler – conseil d’accoucheur expérimenté – pour ne pas provoquer un peu plus la somatisation vaginale, ou l’expression physique d’un problème psychique, selon lui très fréquente chez les femmes. « Vous avez aussi des femmes qui sont bien dans la victimologie, qui se retrouvent dans une forme de souffrance parce qu’elles arrivent à susciter l’intérêt », estime-t-il.

      Une théorie qu’il a étayée pendant ses études, en écrivant sa thèse sur la qualité des relations sexuelles après une intervention chirurgicale dans la zone périnéale. Selon ses recherches, le plus souvent, les douleurs ne viennent pas d’un problème anatomique – la flexibilité du vagin s’adapte au fur et à mesure de la reprise des relations sexuelles – mais sont liées à l’acceptation psychologique de sa vie sexuelle. Une sexualité épanouie, ce « n’est pas un cadeau que la nature donne à tout le monde », conclut-il, citant une vieille chanson de Georges Brassens, La Femme s’emmerde en baisant.

      http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/04/18/derriere-le-point-du-mari-le-traumatisme-de-l-episiotomie_4403470_1651302.ht

      Et puis le sujet de sa thèse c’est les femmes sont des menteuses et si elles ont mal au sexe c’est dans leur tête de fausse victime qui aime se faire plaindre..... incroyable une ordure pareil. Et c’est magnifique de voire qu’encore une fois on place un des pires ennemi des femmes à la tête d’un secteur qui les concerne dans leur chaire.

    • Et la suite : de très nombreux témoignages
      http://www.franceculture.fr/2015-09-30-il-me-fait-un-bisou-sur-un-sein-maltraitance-gynecologique-

      « Ah enfin on va pouvoir en parler ! » Cette exclamation, on l’a beaucoup retrouvée sur les réseaux sociaux et notre site internet, suite à la diffusion d’un « Sur les docks » traitant de la maltraitance gynécologique (par Mélanie Déchalotte et François Teste). Un documentaire qui a effectivement délié les langues : témoignages forts, échanges, expression d’un soulagement à pouvoir partager, enfin, certains traumatismes vécus lors de visites chez le ou la gynécologue...
      On vous en propose ici un florilège, enrichi par vos commentaires, en bas de cet article.

    • Ohlala, c’est vraiment terrible toutes ses histoires derrière la porte de l’antre du corps des femmes, leur ventre comme objet médicalisé, social, méprisable, dépossession pour mieux les briser. mythe et mystère interdit, tu, sale, tabou, paroles muettes, cris éteints, faire face aux moqueries, pour mieux les briser elles et leurs droits à exister. Bravo les femmes ! courage !
      Il faut vraiment témoigner pour dénoncer ces agissements, et montrer à quel point ces témoignages de maltraitance ne sont pas du tout, mais alors pas du tout isolés. Cela procède au contraire d’une normalité à déconstruire dans laquelle des gynécos ont le droit de violer un enfant ou une femme et de s’en vanter au nom de la médecine.

      #culture_du_viol #abus_de_pouvoir