Pierre Coutil

de celles et ceux qui marchent avec… (enfin qu’essayent).

  • Dyslexie, dyspraxie, dysphasie... Comment savoir si mon enfant est concerné ? (L’Express)
    http://www.lexpress.fr/education/dyslexie-dyspraxie-dysphasie-comment-savoir-si-mon-enfant-est-concerne_1721

    La famille des troubles « dys » est étendue, avec des répercussions très variables sur la vie scolaire, professionnelle et sociale. En France, d’après l’académie de médecine, 8% des enfants souffrent de l’un de ces troubles. Pour la Fédération française des Dys, 4 à 5% des élèves d’une classe d’âge seraient dyslexiques, 3% seraient dyspraxiques, et 2% dysphasiques.

    #éducation #enfants #dyspraxie #dysphasie #dyslexie

    Notons que :

    Ainsi, une observation récente a montré qu’il y avait beaucoup plus d’enfants dyspraxiques détectés à Versailles, ville plutôt favorisée socialement, qu’à Mantes-La-Jolie, ville plus défavorisée. Or, ces troubles n’ont rien à voir avec le milieu des enfants. C’est le milieu dans lequel évoluent ces enfants qui va permettre, ou pas, de bien détecter ces troubles.

    #inégalités

    Pour le reste pour résumer :
    – les enseignants ne sont pas formés pour être en mesure de détecter et prendre en charge les élèves concernés
    – les centres spécialisés croulent sous les demandes de bilan au détriment du suivi des enfants réellement atteints de ces troubles
    – les examens nécessaires ne sont pas remboursés
    – l’éducation nationale qui n’a jamais les moyens de ses affichages laissent familles et enseignants se débrouiller

    En pratique, les choses ont changé depuis janvier 2015, avec l’apparition des PAP (plan d’accompagnement personnalisé), mis en place par le ministère de l’Education nationale. C’est censé être plus simple et plus facile, et certaines MDPH commencent donc à orienter les parents vers ce PAP. Problème : cela contribue à fragiliser les diagnostics. Le PAP peut être mis en place après validation du médecin scolaire, après un seul avis isolé, sans passer par tous les bilans dont j’ai parlé. Et c’est ensuite l’enseignant de l’enfant qui, dans une liste pré-établie, va cocher les aménagements dont il pense que l’enfant a besoin. L’enseignant va faire ses « courses » sans jamais avoir été formé à la prise en charge des troubles dys. Même avec des personnes de bonne volonté, on imagine bien les conséquences : des diagnostics approximatifs, et des prises en charge pas toujours adaptées.