• Femmes de flics violents, sacrifiées au nom de la réputation de l’institution
    https://blogs.mediapart.fr/cecilie-cordier/blog/251115/femmes-de-flics-violents-sacrifiees-au-nom-de-la-reputation-de-l-ins

    La violence conjugale concerne quinze fois plus les femmes de flics que la population générale. Pour elles, partir est un défi car leurs conjoints ont les moyens de tout savoir. Pire : ces agresseurs ont beaucoup moins de risques que les autres d’être inquiétés. Alex Roslin, dans ’Police Wife’ (une enquête réalisée sur 12 ans, outre-Atlantique), brise ce tabou édifiant des flics intimes bourreaux.

    #ACAB #permis_de_tuer #feminicide #police_partout_justice_nullepart

    • « Une femme battue qui appelle le 911 a deux chances sur cinq » de tomber sur un homme qui, chez lui, est auteur de violences domestiques. « De quel côté pensez-vous qu’il penchera ? » Alex Roslin, journaliste d’investigation, publie une impressionnante enquête réalisée outre-Atlantique : Police Wife, The Secret Epidemic of Police Domestic Violence.
      http://policewife.org

      (...) 40% des policiers américains reconnaissent avoir été auteurs de violences domestiques dans les six derniers mois ; 8% reconnaissent des violences graves. Mais le phénomène n’est pas qu’intime. « Des recherches ont montré que quand un service de police ne traite pas sérieusement la violence conjugale parmi ses policiers, ce service va aussi malmener des enquêtes sur la violence conjugale dans la population », expose Alex Roslin. De même que des policiers violents dans l’intimité de leur foyer seront plus facilement abusifs avec les citoyens, moins tolérants envers leurs collègues féminines.

      Pourtant, ils restent protégés. Même après une condamnation, l’écrasante majorité restera en service actif : outre-Atlantique, jusqu’à 86% d’agresseurs reconnus par la justice n’ont pas eu à changer de travail. Pire encore, ils ne vont que rarement en justice.

      #femmes #police

    • http://www.liberation.fr/societe/2016/02/27/ales-un-policier-tue-de-trois-coups-de-feu-en-pleine-rue-son-ex-compagne_

      Un policier de 35 ans a tué samedi de trois coups de feu son ex-compagne, âgée de 25 ans, à proximité d’un rond-point d’Alès (Gard), a-t-on appris de sources concordantes.

      Après le drame, il s’est rendu au commissariat de la ville et « s’est constitué prisonnier », a précisé à l’AFP la procureure de Nîmes, Laure Beccuau, évoquant un « drame familial survenu dans le contexte d’une séparation conflictuelle ». Il a été placé en garde à vue.

      La victime a été retrouvée morte dans sa voiture, a précisé une source proche du dossier. Selon les premiers éléments de l’enquête, le policier aurait suivi son ex-compagne, avant de la coincer et de faire feu à trois reprises.

      Selon la source proche du dossier, le policier a tiré avec son arme de service. Des vérifications doivent encore être faites pour confirmer ce point, a précisé la procureur.

      L’enquête a été confiée au service régional de la police judiciaire de Montpellier.

      Dans le cadre de l’état d’urgence mis en place au soir des attentats du 13 novembre, le port de l’arme de service par les policiers, lorsqu’ils ne travaillent pas, a été largement assoupli.

      Les policiers qui le souhaitent peuvent porter leur arme de service en toute occasion, même en dehors de leur zone d’activité et de leurs horaires de travail, répondant ainsi à une demande de longue date des syndicats de police.

      Hors état d’urgence, en théorie, les policiers en repos doivent laisser leur arme dans leur service ou chez eux, mais cette pratique fluctue en fonction des spécialités.

      Et encore une fois un crime de haine lorsqu’il touche une femme n’est plus qu’un simple drame familiale.