• Jean-Claude Vannier, expert en contre-subversion : « Il y aura un chaos en France et il est inéluctable » - The Dissident - The Dissident
    http://the-dissident.eu/9485/jean-claude-vannier-expert-en-contre-subversion-il-y-aura-un-chaos-en-

    Daesh n’est pas l’organisation subversive. Dans une entreprise de #subversion, il y a une hiérarchie. D’abord, les patrons, le noyau dur, qui ont conçu et planifié la subversion dans les moindres détails sur les plans militaire et #politique. Ils sont l’organe de décision. Ce pourraient être le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, qui ont tout intérêt à s’organiser pour lutter contre les grands ténors de la finance mondiale, contre la #domination occidentale. Daesh se situe parmi les membres actifs. Ceux-là ne sont pas forcément membres des organes de décision, leur participation se limite à des fournitures de moyens financiers et logistiques. Après eux, il y a les combattants de la subversion, en l’occurrence les terroristes. Ils sont chargés de la phase d’exécution. Enfin, il y a les sympathisants actifs et passifs. On les appelle les cibles potentielles et peuvent être recrutées par une cible adversaire. Ils sont à tous les niveaux de l’échelle sociale, chez nous. Il se trouve même sans doute parmi nous des sympathisants qui ne sont ni actifs, ni passifs. Ils sont devenus des agents dormants, en attente d’activation pour se faire exploser.

    • Selon lui, la France est victime d’une entreprise de subversion dont les méthodes relèvent de la guérilla, et non de la guerre conventionnelle. Entretien.

      (..)

      Il y a cinq grandes étapes à respecter dans la lutte contre la subversion. La première est essentielle : c’est la qualité de la communication. Il faut former les jeunes dans nos écoles, créer un dialogue, expliquer aux gens ce qu’est l’islam. Les musulmans sont les bienvenus en France, il faut leur dire ! Or, je n’ai pas encore vu un discours politique où l’on tend une main.

      (..)

      La France est-elle à ce point incapable de lutter efficacement contre Daesh ? N’y a-t-il personne pour faire remonter toutes ces informations au gouvernement ?

      Les politiques n’ont rien anticipé, même dans les casernes militaires, aucun personnel ou dispositif n’est préparé à ce type d’opération. C’est un scénario considéré comme quasiment impossible sur le territoire national. On l’a négligé parce qu’on n’a pas la qualité des hommes, encore une fois. Nos gouvernants ne comprennent pas, comme ils n’ont pas compris en Indochine ou en Algérie.

      Qu’il soit lucide ou non, je le rejoins sur le fait qu’on paie 50 ans de condescendance coloniale, d’ignorance de la langue arabe, comme de l’ignorance de la culture de populations entières vivant sur le territoire depuis plusieurs générations..