• #Moocs à pas comptés
    http://www.lenouveleconomiste.fr/moocs-a-pas-comptes-29153

    Si la popularité des Moocs commence effectivement à enfler, l’équation économique est encore à plusieurs inconnues. Car si les participants doivent payer en fin de parcours pour le valider par un certificat, ils sont fort peu nombreux à parvenir à cette étape ultime, tant le taux d’évaporation est fort. Les #décrocheurs digitaux sont légion, de 5 à 10 % des inscrits en règle générale. Voilà pourquoi au vigoureux enthousiasme des débuts, dans les années 2010, a succédé une collection de stratégies plus circonspectes et timorées. Du fait de multiples expérimentations et interrogations. S’il existe plus de 300 grandes écoles et 75 universités en France, seuls 60 établissements d’enseignement supérieur français environ diffusent leur Mooc sur la plateforme FUN du ministère de l’#Enseignement supérieur et de la Recherche.

    Après la phase initiale d’engouement, “on est dans la phase de désillusion” constate en expert Matthieu Cisel, doctorant préparant une thèse sur ce sujet. Quelques pionniers ont toutefois essuyé les plâtres, tirés de riches enseignements – L’école des Mines, HEC, GEM – et séduit quelques milliers d’étudiants.

    “Les simples captations de cours sur vidéo des premiers temps font impérativement place à des “objets” numériques très élaborés”

    La première surprise vint de l’âge et du background de ces élèves. “C’est principalement le public des formations pour adultes. Avec une problématique classique  : les profs de l’enseignement supérieur ne connaissent pas vraiment cette spécificité  : enseigner à des adultes, et à plus forte raison à des internautes. Et du coup, il y a un espace entre les enseignants et les enseignés.” Il va falloir apprendre, la concurrence est rude.