M😷N😷LECTE 🤬

Fauteuse de merde 🐘 @Monolecte@framapiaf.org

  • L’heure de la revanche a sonné pour les femmes - Mouvement Français pour un Revenu de Base
    http://revenudebase.info/2016/01/11/lheure-de-la-revanche-a-sonne-pour-les-femmes

    Si on considère le fait d’être mère comme un loisir et qu’elles produisent moins de valeur que les femmes sans enfant, on pourrait en déduire qu’elles ne font que se reposer sur le travail des autres. Cela peut conduire à des tensions entre collègues, et aussi à des relations tendues entre les maris soutenant financièrement leur famille et leurs femmes au foyer, qui ont notoirement moins de pouvoir de négociation dans le ménage.

    D’après moi, cette vision de la maternité se fourvoie totalement. En fait, c’est la société qui profite des efforts non récompensés des femmes à la perpétuation de la race humaine. Comme l’aurait dit Marx s’il avait jugé que le travail des femmes valait la peine d’être inclus dans sa théorie de la valeur du travail (ce qui n’est pas le cas), le « travail de reproduction » (c’est ainsi que les féministes appellent la création et l’entretien des familles et des foyers) est la base de l’accumulation du capital humain. J’affirme qu’il est temps de parler de réparations.

    Ce sont des réparations étranges, pourrez-vous objecter, qui vont aux pères comme aux mères, aux personnes seules comme à celles qui ont des responsabilités familiales. Mais écoutez plutôt cette proposition radicale. Le revenu de base universel est une condition nécessaire pour construire une société juste, car il reconnaît le fait que la plupart d’entre nous – les hommes, les femmes, les parents et les non parents – font beaucoup de travail non rémunéré dans l’intérêt général. Si nous n’élevons pas d’enfants, alors peut-être faisons-nous des études, ou du bénévolat dans notre quartier.

    Politiquement, le revenu de base semble beaucoup plus plausible qu’une subvention visant seulement les mères parce que, comme pour la sécurité sociale et l’assurance-maladie, les politiques ont plus de chances de perdurer lorsqu’elles sont perçues comme des droits généraux plutôt que comme de l’argent facile pour des profiteurs. Les critiques de droite rejetteraient une pension pour mères comme une aumône aux reines de l’assistanat. Les critiques de gauche pourraient y voir une consécration des normes patriarcales. Un revenu de base universel dépasserait ces deux objections.

    Je ne veux pas donner l’impression que les féministes sont le cœur du problème. Bien au contraire, elles représentent une part négligée d’un débat beaucoup plus vaste qui dure depuis des siècles.