Sombre

« Ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal. » (Hannah Arendt)

  • Radiographie des violences policières - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/03/13/radiographie-des-violences-policieres_1439390

    Aline Daillère a beau chercher, elle ne trouve aucune « explication rationnelle » à l’opacité qui règne autour de l’utilisation de la force par les policiers et gendarmes français. Auteure d’un rapport dévoilé ce lundi par l’Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), elle s’est plongée pendant plus d’un an sur les cas de violences commises par les forces de l’ordre. Le constat est implacable : alors que les autorités communiquent à tout-va sur de nombreux sujets, elles sont bien moins loquaces sur les dérives.

    Faute de statistiques officielles, l’Acat a donc épluché des dizaines de rapports et d’articles de presse et interrogé 65 personnes. L’association s’est particulièrement intéressée à 89 cas de violences alléguées entre 2005 et 2015. « La face émergée de l’iceberg », prévient-elle, avant d’en dresser tout de même le bilan.

    #police #violences_policières #impunité #statistiques (manque de )


    • https://www.acatfrance.fr
      « Quel usage font nos policiers et gendarmes de la force publique dont ils sont dépositaires ?

      La plus grande opacité règne sur le sujet. Nous ne savons pas combien de personnes sont blessées ou tuées lors d’opérations des forces de sécurité. Nous ne savons pas quelles armes sont utilisées, ni à quelle fréquence. Aucune donnée exhaustive n’est davantage publiée quant au nombre de plaintes déposées contre des agents des forces de l’ordre pour des faits de violences, ni quant au nombre ni au type de sanctions prises à la suite de tels faits.

      L’ACAT a enquêté sur 89 cas d’usage de la force par des policiers et gendarmes ayant entraîné des blessures graves ou des décès depuis 2005. À ce jour, seules 7 ont donné lieu à des condamnations judiciaires.

      Ce bilan extrêmement préoccupant n’est qu’une estimation, car le ministère de l’Intérieur fait preuve d’une très grande opacité en la matière. Pour dissiper ces doutes sur l’impunité de nos forces de l’ordre, une seule solution : la transparence.

      Il semble peu probable que ces données ne soient pas recueillies ou qu’elles ne puissent l’être. Parallèlement, des données chiffrées très précises existent notamment en matière d’objectifs policiers, de nombre d’interventions, de nombre d’agents blessés ou tués dans l’exercice de leurs fonctions.

      En tant que citoyens, nous demandons à être informés de l’usage de la force qui est fait par nos policiers et gendarmes. Facile à mettre en œuvre et réalisable, cette mesure de transparence est dans l’intérêt de tous. Il en va de la confiance même qu’accordent les citoyens envers leur police. »

      Rapport PDF : https://www.acatfrance.fr/public/rapport_violences_policieres_acat.pdf

    • La situation était tendue dimanche après-midi dans le centre-ville de Marseille, du côté de la Canebière. Une interpellation en plein cortège du carnaval de Noailles a mal tourné. Des policiers ont frappé la foule avec des matraques téléscopiques.

      Un carnaval a mal tourné dimanche à Marseille, dans le quartier Noailles, juste à côté de la Canebière. Tout est parti d’une interpellation. Un individu qui tentait de taguer une caméra de vidéo-surveillance a été arrêté par des policiers en civil , alors qu’il se trouvait perché sur un poteau.

      Mais comme ils ne portaient ni brassard, ni signe distinctif indiquant leur qualité de policiers, ils ont été pris à partie par la foule qui croyait avoir affaire à de simples agresseurs. Six policiers ont répliqué dans la seconde, dégainant des matraques téléscopiques et frappant sans distinction parmi les carnavaliers .

      https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/echauffourees-entre-policiers-et-carnavaliers-marseille-1457895586