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  • Les destins perdus des pirates somaliens
    http://chroniquesdepalais.blogspot.fr/2016/04/les-destins-perdus-des-pirates-somaliens.html#more

    La cour d’assises est un huis clos violent. Pour les parties civiles bien sûr, les accusés sans doute, parfois aussi pour les témoins experts. Vendredi dernier, la cour d’assises de Paris entendait le témoignage de Julien Théron, deux semaines après le début du procès des sept pirates somaliens accusés d’avoir tué le skippeur du Tribal-Kat en septembre 2011. Source : Chroniques de palais

    • La kalash de Barbe-noire
      http://editionslibertalia.com/blog/La-Kalash-de-Barbe-Noire

      Dans Le Monde daté du 6 décembre 2008, Gérard Davet, envoyé spécial dans le golfe d’Aden livre un long papier sur la flibuste contemporaine. Il est intéressant de noter les similitudes entre les pirates somaliens d’aujourd’hui et ceux de l’âge d’or de la piraterie atlantique, les fameux Bartholomew Roberts, Mary Read ou Barbe-Noire.

    • A propos d’une déesse phénicienne EN FERROCIMENT
      Rennes, octobre 2013, Récit du procès des pirates somaliens ayant abordé le voilier français la Tanit - océan indien, avril 2009. PAR RENAUD WATTWILLER

      Certes à un fil, mais à part cela, à quoi cela tient-il, une vie ? Ou, pour être plus exact, une mort ? A la casse d’une petite hélice usée, aux délais d’acheminement des colis postaux, à l’erre trop rapide d’un cargo ? A la fatigue, au stress, à la fragilité d’un militaire commando qui n’était pas fait pour ce métier ? A la taille d’une échelle, à une baignade prolongée dans les eaux chaudes de la mer rouge ?... A tous ces petits accidents de la vie, ces plaisirs que l’on fait durer, cette succession de hasards qui font que l’improbable rencontre a eu lieu. A neuf cents kilomètres des côtes somaliennes, la rencontre d’un vieux voilier monocoque en ferrociment parti huit jours plus tôt de Vannes, à son bord une jeune famille bretonne, mari femme enfant, florentchloécolin , tous Lemaçon, parcourir le monde, revivre l’école libre, décroître un peu, fuir la France qui vient d’élire Nicolas Sarkozy, gagner l’océan indien pour commencer, et d’une petite embarcation de cinq #pirates. Une rencontre qui me conduit quatre ans plus tard, en ce mois d’octobre 2013, au palais du parlement de Bretagne, sur les bancs de la cour d’assises de Rennes, salle à plafonds hauts saturée de dorures, tentures, lustres, peintures ovales de ciels nuageux, décor bourgeois et cossu, ou tout exprime l’État, la règle, la loi, à mille lieux des saisons blanches et sèches de la #Somalie, fracture déplacée de la corne de l’Afrique, que les Nations unies, l’Union africaine tentent depuis vingt ans de réduire avec comme broches : le déploiement de quelques contingents de soldats ougandais ou kényans, l’installation d’un gouvernement transitoire, un peu d’aide humanitaire. Mais depuis vingt ans, hormis trois rues de #Mogadiscio, en Somalie : régime clanique, État failli.
      C’est un procès exceptionnel, vintage, étrange, pour des faits de #piraterie commis à huit mille kilomètres de la #France métropolitaine. La France, en 2007, a abrogé la loi vielle de presque deux cents ans qui faisait état de l’infraction de piraterie. Et puis il y eut l’attaque du #Ponant en avril 2008, un trois-mâts luxueux, et quatre mois plus tard du voilier Carré d’As - et il a fallu se doter à nouveau d’un arsenal permettant de juger de manière extraterritoriale les actes de piraterie survenus dans les eaux somaliennes ; en novembre 2010, le crime de piraterie a été réintroduit dans le Code pénal. Les deux premiers procès, jugés en cours d’assise de Paris et d’Évry à six mois d’intervalle, ont drainé les foules. Mais à #Rennes, ce lundi matin d’automne, les bancs du publics sont clairsemés, les chroniqueurs judiciaires sont loin. Le premier exotisme consommé, ces affaires tiers-mondistes semblent n’intéresser plus grand monde. Pour moi, cependant, ce procès n’a rien de commun ; et je le vois comme un procès qui parlerait de tout : l’aide au développement, la navigation marine, les pratiques délictuelles des grandes firmes prêtes à tout céder au business, la mafia italienne, l’armée française, l’écologie politique ; pour paraphraser Borges et sa Bibliothèque de Babel, un procès qui contiendrait tous les procès. La sonnerie retentit. Mesdames et messieurs, la cour. LA SUITE ... ▻http://www.le-tigre.net/Numero-36-37-en-PDF-7-30-euros.html

    • A quoi pensent-ils ces gens dans leurs beaux bateaux, quand ils naviguent près de côtes de pays où on meurt de faim ?

      Ce procès est celui des damnés de la terre, instruit par des gens repus.

      S’il inspire des actions terroristes à des somaliens on se demandera « mais pourquoi ? »