• #Propriétarien

    1.6 L’idéologie de Facebook – ce n’est pas fait par un étudiant cool.
    https://sortirdefacebook.wordpress.com/#sec-1-6

    En ces temps où on veut toujours nous faire croire que les débuts de l’internet étaient seulement portés par une idéologie californienne libératrice, il est salutaire de lire ou relire l’article de Tom Hodgkinson sur Facebook paru dans le Guardian en janvier 2008. Prémonitoire et on ne peut plus d’actualité près de [trois] ans plus tard, soit une éternité à l’échelle temporelle du web.

    Quelques extraits :

    « #Facebook est un projet bien établi, et les personnes derrière le financement sont un groupe de spécialistes du capital-risque de la #Silicon_Valley, qui ont clairement pensé l’idéologie qu’elles souhaitent diffuser dans le monde entier. (..)

    Bien que le projet ait été au départ conçu par le très médiatisé #Mark_Zuckerberg, le vrai dirigeant derrière Facebook est le philosophe #Peter_Thiel, spécialiste du capital-risque et futurologue de la Silicon Valley, âgé de 40 ans. Il y a seulement trois membres du conseil de direction sur Facebook : Peter Thiel, Mark Zuckerberg et #Jim_Breyer, appartenant au groupe de capital risque #Accel_Partners. (..)

    Mais Thiel est plus qu’un capitaliste intelligent et avare. C’est un philosophe du futur et un activiste des néoconservateurs. Il est diplômé de philosophie à Stanford, en 1998 il coécrit un livre appelé « Le mythe de la diversité », qui est une attaque détaillée sur l’idéologie multiculturelle qui domine Stanford. Il estime que le multiculturalisme a conduit à une diminution des libertés individuelles. Alors qu’il était étudiant à Stanford, Thiel fondait un journal de droite, encore en service actuellement, appelé « Que la lumière soit ». Thiel est un membre de #TheVanguard.Org, un groupe de pression néoconservateur sur Internet, qui a été créé pour attaquer MoveOn.org, un groupe de pression de gauche qui travaille sur le Web. (..)

    L’Internet [personnification étrange…]fait immensément appel aux néoconservateurs tels que Thiel, parce qu’il promet une certaine forme de liberté dans des relations humaines et dans les affaires : absence de droits nationaux embêtants, suppression des frontières, etc. L’ #Internet est le cheval de Troyes du libre-échange et de l’expansion du laissez faire. Peter Thiel semble également soutenir les paradis fiscaux en mer, et réclame que 40 % de la richesse du monde réside dans les endroits tels que Vanuatu, les Îles Cayman, Monaco et les Barbade. Je pense qu’il est réaliste d’indiquer que Thiel, comme Rupert Murdoch, est contre l’impôt et les taxes. Il aime également la mondialisation de la culture numérique parce qu’elle rend les banquiers mondiaux difficiles à attaquer. « Vous ne pouvez pas avoir une révolution des ouvriers contre une banque, si la banque est domiciliée au Vanuatu, » estime t-il… (..)

    Ainsi, Peter Thiel essaye de détruire le monde réel, qu’il appelle aussi « nature », pour le remplacer par un monde virtuel, et c’est dans ce contexte que nous devons regarder le succès de Facebook. Facebook est une expérience délibérée dans la manipulation globale, et Peter Thiel est une lumière pleine de promesse pour les néoconservateurs, avec un penchant pour les folies utopiques de la technologie. Pas vraiment quelqu’un que je souhaite aider à devenir riche pour ses projets…(..)"

    • With friends like these ...
      https://www.theguardian.com/technology/2008/jan/14/facebook

      Although the project was initially conceived by media cover star Mark Zuckerberg, the real face behind Facebook is the 40-year-old Silicon Valley venture capitalist and futurist philosopher Peter Thiel. There are only three board members on Facebook, and they are Thiel, Zuckerberg and a third investor called Jim Breyer from a venture capital firm called Accel Partners (more on him later). Thiel invested $500,000 in Facebook when Harvard students Zuckerberg, Chris Hughes and Dustin Moskowitz went to meet him in San Francisco in June 2004, soon after they had launched the site. Thiel now reportedly owns 7% of Facebook, which, at Facebook’s current valuation of $15bn , would be worth more than $1bn. There is much debate on who exactly were the original co-founders of Facebook, but whoever they were, Zuckerberg is the only one left on the board, although Hughes and Moskowitz still work for the company.

      Thiel is widely regarded in Silicon Valley and in the US venture capital scene as a libertarian genius. He is the co-founder and CEO of the virtual banking system PayPal, which he sold to Ebay for $1.5bn, taking $55m for himself. He also runs a £3bn hedge fund called Clarium Capital Management and a venture capital fund called Founders Fund. Bloomberg Markets magazine recently called him “one of the most successful hedge fund managers in the country”. He has made money by betting on rising oil prices and by correctly predicting that the dollar would weaken. He and his absurdly wealthy Silicon Valley mates have recently been labelled “The PayPal Mafia” by Fortune magazine, whose reporter also observed that Thiel has a uniformed butler and a $500,000 McLaren supercar. Thiel is also a chess master and intensely competitive. He has been known to sweep the chessmen off the table in a fury when losing. And he does not apologise for this hyper-competitveness, saying: “Show me a good loser and I’ll show you a loser.”

      But Thiel is more than just a clever and avaricious capitalist. He is a futurist philosopher and neocon activist. A philosophy graduate from Stanford, in 1998 he co-wrote a book called The Diversity Myth, which is a detailed attack on liberalism and the multiculturalist ideology that dominated Stanford. He claimed that the “multiculture” led to a lessening of individual freedoms. While a student at Stanford, Thiel founded a rightwing journal, still up and running, called The Stanford Review - motto: Fiat Lux (“Let there be light”). Thiel is a member of TheVanguard.Org, an internet-based neoconservative pressure group that was set up to attack MoveOn.org, a liberal pressure group that works on the web. Thiel calls himself “way libertarian”.

      TheVanguard is run by one Rod D Martin, a philosopher-capitalist whom Thiel greatly admires. On the site, Thiel says: “Rod is one of our nation’s leading minds in the creation of new and needed ideas for public policy. He possesses a more complete understanding of America than most executives have of their own businesses.”