¿’ ValK.

@val_k : photos ~ @karacole : fils de luttes & infos ~ @kolavalk : bijoux, talismans et oripaux

  • Démonter la dictature de l’émotion :
    Des liens indispensables sur l’instrumentalisation autour de l’hôpital #Necker :

    – alerte immédiate sur la rupture du secret professionnel & de la protection d’un mineur (cible d’un « attentat » 24h auparavant) par Sophie Saint-Geours, professionnelle de la santé :

    Mais on lit du n’imp quoi .Faites les taire SVP #Necker .Meme le corps medical n’a eu connaissance de cet enfant

    source : https://twitter.com/SophieStGeours

    – témoignage lucide d’un parent d’enfant très malade de l’hôpital Necker :

    Des centaines de milliers de personnes défient le gouvernement dans la rue. Une ou deux cassent le double vitrage d’un hôpital. Une ordure tue deux policiers à l’arme blanche. Leur fils de trois ans est en soin à Necker. M. Cazeneuve établi un rapport émotionnel, affectif et psychique entre ces deux séries de faits : le lutte contre la Loi Travail et son gouvernement, le choc produit par la brutalité de ce double meurtre et la situation dramatique de cet enfant. Si les jeunes émeutiers qui ont cassé les vitres de Necker ont été idiots, MM. Valls et Cazeneuve, eux, sont obscènes .

    source : https://lundi.am/Sur-l-instrumentalisation-des-vitres-de-l-hopital-Necker-Un-parent

    – Démontage de l’énorme manipulation médiatique, concernant l’affaire de « la casse de l’hôpital Necker-enfants malades » durant la grande manifestation d’hier par Yannis Youlountas :

    Selon plusieurs témoignages de manifestants, les compagnons et camarades qui se sont progressivement retrouvés aux alentours de l’hôpital Necker ont été piégés par une stratégie policière complètement intentionnelle, un procédé qui n’est pas nouveau.
    /.../
    En effet, c’était l’endroit idéal, car symbolisant l’action de l’État au service des plus vulnérables avec, qui plus est, le petit garçon des policiers assassinés lundi soir par un fanatique religieux parmi les enfants soignés.
    /.../
    En plus, ce procédé allait réussir autre chose : semer le trouble au sein du mouvement social. Au cour de la soirée d’hier, il suffisait d’observer son fil d’actualité : les plus modérés des opposants à la Loi Travail tombaient, les uns après les autres, dans le panneau du « méchant casseur », en partageant les articles fallacieux et en se désolidarisant des insurrectionnalistes auteurs, selon eux, de ce « scandale ».

    source : http://blogyy.net/2016/06/15/machiavelisme-du-pouvoir

    • J’ajoute cette explication plutôt complète de Nantes Révoltée qui a le mauvais goût de ne publier que sur facebook hélas...

      De l’hôpital Necker dans l’offensive spectaculaire marchande
      source : https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311.70910.294803323889181/1035221733180666/?type=3&theater

      Aujourd’hui, le storytelling policier orchestré par Valls a de nouveau parfaitement fonctionné. Personne, ou presque, ne parle plus du million de manifestants dans les rues de la capitale hier 14 juin. Une mobilisation historique. Personne ne parle non plus de la résistance collective aux offensives policières, des dockers forçant les barrages, des syndicalistes nassés alors qu’il rejoignaient leurs cars, des dizaines de blessés.

      Partout, en « une » des journaux, en boucle sur les écrans, dans la bouche des politiciens : les vitres étoilées d’un hôpital. Jusqu’à l’écœurement. Une fois ce contre-feu allumé, le tourbillon médiatique noie déjà cette journée de lutte gigantesque dans l’insignifiance du flux d’informations.

      Mais que s’est-il réellement passé ? Quelques mises au point.

      1- D’abord, l’hôpital Necker n’a pas été "attaqué", mais certaines de ses vitrines étoilées par deux individus, au beau milieu d’un affrontement confus.

      2- La préfecture de Paris avait déployé son dispositif pour que l’affrontement éclate précisément au niveau de l’hôpital. En prenant en étau le cortège de tête, en empêchant la manifestation d’avancer, et surtout en lançant une série de charges violentes devant le bâtiment. C’est donc au niveau de l’hôpital Necker qu’un point de fixation a été artificiellement créé, et qu’à peu près tout ce qui se trouvait à proximité des lignes policières a été abîmé. Y compris un car de touriste. Et certaines vitrines.

      3- Il était très difficile pour les non-parisiens – autrement dit, une très grande partie du cortège – de deviner depuis le défilé arrivant de la Place d’Italie qu’il s’agissait d’un hôpital. Visuellement, seule une longue baie vitrée grise longeant le boulevard s’offrait à la vue des manifestants - ce qui n’est pas le cas dans le sens inverse de la marche. Nul doute que les quelques égarés pavloviens venus casser du verre – une petite librairie juste à côté à subi le même sort que l’hôpital – n’ont même pas compris ce à quoi ils touchaient.

      4- Quelques centaines de mètres plus haut, Boulevard de Port-Royal, alors que la manifestation venait de s’élancer et que la police semblait décidée d’entrée de jeu à faire monter la tension, des grenades lacrymogènes sont tombées dans la cour d’un hôpital, noyant la cours sous les gaz. Pénalisant à l’évidence bien plus patients et personnels que quelques étoiles sur du verre, préjudice essentiellement esthétique.

      5- Des dizaines de grenades de désencerclement ont été envoyées sur les manifestants juste devant l’hôpital, provoquant de gigantesques détonations, explosant les tympans, faisant bondir les cœurs, lacérant les chairs. La rue a été inondée d’un puissant gaz lacrymogène s’insinuant partout pendant des heures. Si les enfants soignés dans cet hôpital ont été incommodés, c’est probablement plus par l’usage massif de l’arsenal policier que par des coups, aussi idiots soient-ils, sur la baie vitrée du bâtiment.

      6- Derrière cet acte isolé, une opération médiatique et politique obscène. Celles et ceux qui cassent méthodiquement l’hôpital public depuis 30 ans sont les gouvernements successifs. La situation est devenue intenable pour les personnels hospitaliers depuis des années. Des milliers de postes sont supprimés, des milliards économisés sur les dépenses de santé. Les personnels soignants sont par ailleurs régulièrement mobilisés contre la marchandisation de leurs services, et leurs revendications sont ignorées. En ce sens, les gesticulations de la ministre de la santé sont particulièrement ignobles. De même que le parallèle entre manifestation et terrorisme, répété par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Ou que l’instrumentalisation d’enfants gravement malades pour parvenir à imposer une loi largement rejetée.

      La vérité, c’est que le gouvernement ne sait plus quoi faire pour étrangler cette lutte. Il a tout essayé : la violence, les procès expéditifs, les procédures d’exceptions, la propagande médiatique, la transformation de banales actions de blocages en "association de malfaiteurs", l’usure ... Malgré tout cela, ce sont encore des centaines de milliers de personnes qui résistent dans les rues. Le pouvoir en est donc rendu à faire croire que les manifestants attaquent des hôpitaux. Ne les laissons pas faire.

    • Il y a, simultanément, la répétition par Valls et Cazeneuve de cette affirmation quelque peu surprenante, resurgie, quel hasard, le lendemain de l’assassinat ignoble de Magnanville : « Les casseurs ont l’intention de tuer des policiers ». Comment déduit-on d’un bris de vitre l’intention de tuer des policiers, je ne vois pas bien : il y a comme un (très grand) chaînon manquant dans la logique. Mais l’objectif est transparent : assimiler, comme l’a si bien fait l’éditorialiste du Point, le mouvement social à l’Etat islamique, en induisant que les deux sont des assassins de policier·es (en actes ou en puissance) et qu’ils ont non seulement des moyens mais des objectifs comparables. Plus c’est gros plus ça passe.

      Et pour renforcer la manipulation, le gouvernement tient à signaler une autre « coïncidence », alors qu’il n’y a aucun rapport de cause à effet : non seulement « on voit bien » que leurs intentions et moyens sont les mêmes, mais en plus « les casseurs » (sur la vidéo, deux personnes bientôt invectivées par une troisième qui leur rappelle que « hé ! c’est un hôpital de gosses ! ») ont visé l’hôpital où était accueilli l’enfant du couple de policier·es. Peut-être faut-il rappeler que cette information n’était pas publique avant que le gouvernement ne décide de passer outre le secret médical et le respect des intérêts supérieurs de l’enfant pour d’impératifs besoins de communication.

      Tout cela fait penser, de façon plutôt risible, à une campagne réactionnaire dans l’Italie d’il y a quelques dizaines d’années, où les communistes étaient accusé·es de manger les enfants.

    • Et donc la vidéo originale du « groupe de casseurs prêts à tuer qui vandalisent l’hôpital pour enfants dont l’orphelin de Magnaville » est là : https://www.periscope.tv/w/1YpKkpXeevmGj
      On y voit CLAIREMENT, et seulement, deux gus qui, pour l’un, casse à toute vitesse une série de vitres, et l’autre donne un coup de pied. Une personne arrive et gueule que c’est un hôpital (vu d’où arrivent les gus, ils n’ont pas pu le lire) et la casse arrête directement.
      Le photographe qui passe et que certains ont pris pour un flic

      s’est signalé sur twitter (et j’aime bien ses réponses !)
      https://twitter.com/psterc/status/743115981933977600

      Cette autre video est bigrement intéressante : on y voit ce qui se passe avant l’étoilage des vitres : les flics semblent débordés et passent par petits groupes devant les vitres de #Necker pour se rassembler sous des jets de projectiles, dont certains sont effectivement très impressionnants. A la fin de la séquence, le vidéaste se retourne et on voit toutes les vitres intactes. C’est là : https://youtu.be/uZsp7i--Df0?t=4m54s

      mais en regardant toute la séquence on pige aussi que c’est l’arrêt de la brigade, enfin rassemblée, des flics devant les vitres qui a entrainé un redoublement de caillassage...
      Cependant il faut visionner une deuxième fois, ou même plutôt aller voir un extrait au ralenti pour bien voir un autre passage pour le moins gênant : après qu’un (très gentil ?) photographe ait tendu un objet (perdu ?) à un flic, un autre flic juste derrière balance une grenade en visant un drapeau rouge... et du coup les gens autour qui passaient très calmement. Une énième image démontrant l’ irresponsabilité et la dangerosité totale de ceux qui sont formés pour faire le « métier du maintient de l’ordre » ....
      https://youtu.be/iIg0kb_Sz0I

      Du coup je crois qu’on peut se dire que France TV fait le service minimum avec son semblant de remise en cause par là : http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/hopital-necker-apres-le-passage-des-casseurs-l-operation-politique-du-g mais ce qui est intéressant, en fait, dans cet article, c’est de se rappeler qui porte la parole de l’hôpital : #Martin_Hirsch !!!
      Dans le communiqué qu’il a donné, il fait une ellipse entrainant l’image que des salles d’opération sont derrière les vitres http://www.aphp.fr/actualite/vandalisme-contre-lhopital-necker mais il ne semble pas prendre ombrage de la révélation de la présence du "petit Mathieu" par #Bernard_Cazeneuve... Il ne s’est visiblement remis ni de son passage au gouvernement, ni du drame #Charlie_Hebdo (non non il n’y a rien d’ironique dans mon propos...)

      Au final reste la sensation troublante que ces videos montrent un moment où la police s’est fait totalement déborder... et de ça, étonnamment, il n’est question nulle part dans les mainstream.
      En fait tout ce bruit médiatique ne cache pas seulement les blessés, dont certains dans un état très préoccupant, ni la masse de manifestant-e-s. Il cache surtout l’esquisse d’une possible victoire . Chose évidemment très flippante pour l’Etat à l’approche de la #manif23juin et en plein #Euro2016...

    • Hop je rajoute l’article des amis de l’Autre Quotidien Nuit & Jour signalé par @monolecte ici http://seenthis.net/messages/500673 :
      La vérité sur l’attaque de l’hôpital Necker, et les conclusions qu’on peut en tirer
      http://www.nuitetjour.xyz/gratuit/2016/6/16/la-vrit-sur-lattaque-de-lhpital-necker-et-les-conclusions-quon-peut-en-t
      N’ayant pas été sur place je me garderai bien d’en tirer les mêmes doutes, mais aussi de les démentir : il y a indéniablement un truc d’espace temps de 16 secondes et deux quidam qui cristallisent l’attention d’un pays entier !

      Aucun soutien de la part de personne autour de lui. C’est clair dans la vidéo. Au contraire, une intervention pour arrêter cela en quelques secondes dès que quelqu’un réalise ce qui se passe.Et aucune résistance ni discussion de la part de l’autre homme, celui qui est venu après coup donner un coup de pied dans la vitre, quand on lui dit que c’est un hôpital pour enfants. Il arrête tout de suite.

      Quant à l’homme à la masse, qui était si déterminé à casser, on ne le voit plus. Il n’est pas là pour continuer ce qu’il a commencé. Son but (sa mission ?) s’arrêtait, semble-t-il, à ébrécher dix vitres en un temps record (dix secondes). Curieux émeutier quand même. On ne peut évidemment exclure qu’il le soit (auquel cas c’est en effet devenu un « professionnel de la casse »...). Mais on ne peut pas exclure non plus qu’il ne le soit pas. En tout cas, cela ne ressemble pas du tout à une scène d’émeute comme on en a vu autour de cassage de vitrines ces trois derniers mois.

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      Et il y a aussi le témoignage de l’auteur des vidéo :
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      Apres diffusion de cette séquence, je me suis ravisé et mis en ligne la vidéo en entier pour bien avoir le contexte.
      Au niveau du timing, il me semble que la casse à la masse était après ma capture.
      Quand je suis arrivé les très épaisses vitres n’étaient pas brisées.
      Ni après le caillassage, c’est du verre très très résistant(je me suis abrité derrière). Je ne suis pas sûr que les « photographes » étaient des flics, mais on entend bien la femme crier dans le talkie « on capitule » avant de le remettre a son collègue qui le remettra au CRS, juste avant le jet de grenade de désencerclement. J’ai fait des images, mais je ne suis pas capable actuellement d’avoir des éléments de réponses fiables.
      Bien à vous les copains, on lâche rien !"

    • Oui, le fait que Martin Hirsch soit celui qui a porté plainte au nom de l’AP-HP pour l’hôpital Necker me semble étonnamment peu relevé dans les analyses. Peut-être une autre direction, moins proche des cercles politiques, aurait-elle réagi bien différemment : en condamnant, certainement, mais avec plus de proportion au regard de la réalité des dommages, à savoir quelques vitres étoilées...