• Les députés votent en faveur de l’abolition de la violence corporelle faite aux enfants
    http://www.lemonde.fr/education/article/2016/07/02/les-deputes-votent-en-faveur-de-l-abolition-de-la-violence-faite-aux-enfants

    L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de vendredi 1er à samedi 2 juillet un amendement au projet de loi égalité et citoyenneté visant à abolir la violence faite aux enfants.

    La définition de l’autorité parentale dans le code civil a été précisée : parmi les devoirs qui la composent figure « l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ». (...)

    « la règle posée est de nature exclusivement civile et ne s’accompagne d’aucune sanction pénale nouvelle à l’encontre des parents. Elle énonce un principe clair, qui a vocation à être répété aux pères et mères, et à imprégner leur comportement futur ».

    #enfance #violence

    • #wtf #foutage_de_gueule

      http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130122.OBS6160/mort-de-typhaine-deux-enfants-meurent-chaque-jour-de-maltraitan

      Avec l’association, nous constatons que deux enfants meurent chaque jour en France de faits de maltraitance . C’est énorme. Notre objectif est de renforcer la prévention, d’agir, parce que ça commence à devenir catastrophique en France.

      #france

      Nan, pis des lois qui « imprègnent les comportements futurs », mais NOOONN même les sacs plastiques sont mieux traités !

    • Avant, tu avais le droit de torgnoler tes mômes, maintenant c’est interdit par la loi. Dans tous les milieux, il restait un « ça peut pas faire de mal » ou « j’ai été élevé comme ça » ou « c’est juste une petite baffe »... maintenant la loi dit « c’est mal ! » (même si on se doutait bien que filer des baffes au nom de l’amour ça collait pas vraiment et que les sciences nous disaient bien que c’était très mauvais depuis longtemps). Y’a du mieux, je trouve.

    • Non Antony, personne n’a jamais eu aucun droit à recourir à la violence, même sous son propre toit.

      Pratiques judiciaires et administratives
      Les tribunaux face aux violences sur les enfants sous la Troisième République
      http://rhei.revues.org/35#tocto1n4

      12 Si les coups ont pu être considérés comme des châtiments corporels s’intégrant dans un système éducatif33, au XXe siècle les juges rompent avec cette vision des faits. Les gifles elles-mêmes ne sont plus tolérées au-delà d’une certaine vigueur. Désormais on poursuit les pères qui les distribuent systématiquement.

      Ce vote est une hypocrisie, la france traine des pieds pour agir (et pas seulement au niveau législatif) sur la violence envers les enfants, c’est bien parce que l’europe l’a tancé que les députés nous chient cette petite chose qui ne fait que reculer le moment où la mesure du carnage sera prise. Parce qu’avec 2 enfants morts des coups chaque jour en france, on peut imaginer combien subisse la #violence, les traumas à vie et le cycle transféré sur ses propres enfants ou ses contemporains.

    • Surtout, il faudrait questionner le vieux fond autoritaire de l’éducation des enfants, le fait de ne pas les considérer comme des personnes avec leur volonté propre, mais comme des êtres à soumettre.

      Quand on voit que « Super Nanny » cartonne, ça fait peur : c’est l’incarnation même de la #domination_adulte, pour reprendre l’expression d’Yves Bonnardel. J’ai même entendu une mère la brandir comme une menace : "Si tu n’obéis pas, j’appelle Super Nanny" - et le gosse (un an 1/2) de se figer, terrifié, sous les rires de la mère et de sa copine. La nouvelle figure de l’ogre, socialement acceptable et même recommandée.

      Les #maltraitances envers les enfants prennent bien d’autres formes que la #fessée, et sont je crois très courantes. Bref, interdire la fessée c’est bien, mais sans en profiter pour se cacher derrière sa bonne conscience - plutôt pour déconstruire plus généralement le rapport de force qu’on a établi et dont la fessée était seulement la manifestation la plus flagrante.