Aurélien Leif

couteau suisse praxéologique. Visitez le Dundee :

    • C’est définitivement bête (je ne connais pas ce type) ; penser depuis les formes achevées empêche de penser les condition d’apparition spécifique d’une activité en processus (c’est à dire en champ d’oprations distinctives). Du coup, les vagues intuitions (rares, timides) s’empêtrent dans leurs prémisses et aboutissent à des conclusions idiotes : obstiné à traquer une ontologie historique pour garantir dieu sait quel séparation déterminante, le voilà en train de se paumer en route dans les antiennes comparatives avec les autres modes de l’image. Les conclusions qu’il en tire sur le travail du temps est comique - le passage sur l’absence de tragédie du temps en bd déroute toute forme de raison. Il connait visiblement aussi mal l’histoire de la bande dessinée qu’il résume à cinq de ses leiux communs (ce dont on pourrait se foutre s’il n’insistait pas lui-même à la rendre significative) que celle des autres formes de récits en images (picturaux) auxquels il ne comprend visiblement pas grand-chose (furie des monomanies qui systémisent tout ce qui, au contraire, ne vit que de la polyphonie, de la contradiction etc. Vouloir croire encore qu’il peut y avoir UNE fonction et UN fonctionnement de la narration picturale qui bon an mal an dandinerait depuis Bayeux à Carpaccio est une forme d’idée fixe qui n’a rien à voir avec la pensée). Il s’oblige donc à distribuer d’étranges assignations laïques/religieuses, qui ne fonctionnent évidemment que le minuscule temps de l’interstice où il veut fourrer un « tout » qui, on s’en doute, ne passe pas la mineur de la fente théorique.
      Cette façon d’ancrer dans l’ontologie le travail théorique sur la bande dessinée revient ici à essayer de piger l’activité de Crivelli avec l’appareil optico théorique « Lascaux ». Alors on a le droit à toutes les bêtises habituelles sur BD et enfance, etc. J’ai craqué à la minute 23.