• Dégénération identitaire à Lille Harry Cover, 21 septembre 2016, La Brique, Lille

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    Quatre ans après la fermeture de la « Vlaams huis » (littéralement « La maison flamande »), un lieu de « convivialités » entre vieilles gouapes d’extrême-droite à Lambersart, c’est sous une autre forme et avec un nouveau-porte étendard que la mauvaise herbe repousse : « La Citadelle ».

    En 2012, les braises de l’extrême-droite lilloise semblent s’éteindre. Les différents zigues qui composent cette bande de mauvais drilles se dispersent. La boutique de fringues néo-nazies de Luc Pécharman, la tête pensante qui théorisa – avec un accent du sud – l’identité flamande du coin, se casse la gueule. Édouard Maillet, fondateur de Opstaan ( « Se lever » en flamand), groupuscule de jeunes axé sur la culture flamande, émigre de Lille à Coudekerque. Les chefs de file des skinhead, Yohann Mutte et Tomasz Szkatulski, ont chacun fait un séjour en prison pour des agressions diverses (notamment le saccage du bar LGBT, le Vice-versa ou encore des agressions contre des supporters et des SDF). Enfin, la figure la plus emblématique, Claude Hermant, après avoir ouvert une « frite rit » rue Solférino, coule des jours rasoirs en prison accusé d’avoir fourni des armes au terroriste Amédy Coulibaly.

    Joli coup de ménage

    Ne restait qu’Aurélien Verhassel, fondateur d’Insula, les «  jeunes identitaires lillois  » (créé par le Bloc Identitaire). Ancien élu de l’UNI au CROUS de Lille, Verhassel change son groupuscule en «  génération identitaire flandre-artois-hainaut  ». Sa marque de fabrique est à l’image de sa gueule et de son lieu : propre en façade, fosse septique en arrière boutique. Bercé à l’idéologie spartiate, Aurélien Verhassel n’hésite pas à s’inspirer du film 300 réalisé par Zack Snyder. Même logo, même idée de résistance à l’envahisseur perse, des hommes attachés à leurs terres, ultra-militarisés, disciplinés et virilisés à outrance. À la question du nombre de militants revendiqués à Lille et ses environs, il répond invariablement « 300 » avec un nombre de cartes en augmentation et ce, même à plusieurs années d’intervalles1.

    Pour compléter le curriculum, lui et ses sbires s’illustrent régulièrement dans la presse ; tournées « anti-racailles » dans le métro lillois en mars 2013 ; rassemblement contre les «  casseurs  » lors du match Algérie-Allemagne en juin 20142 ; publication d’un salut nazi sur le compte Vine de Verhassel3 en juillet 2014 ; maraudes en faveur des SDF blancs en décembre 20144 ; opération «  expulsons les islamistes  » sur le toit de la gare d’Arras en Août 20155 ; blocage de ponts contre les migrants à Calais en Mars 20166 et « opérations de protection » des églises durant l’été. La vérole s’installe, après cette série d’actions ponctuelles, et s’incruste à Lille en ouvrant un bar privé au cœur du centre ville de Lille en septembre 2016.

    Bar ou porcherie ?

    Situé au 8 rue des Arts en fond de cour, le club privé est accessible uniquement aux adhérents «  de race blanche et de culture gréco-latine  » comme l’explique à France Info le leader de Génération Identitaire. On ne peut faire plus clair.
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