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L’espace d’un instant, et inversement.

  • Les autorités françaises s’apprêtent à fixer les critères de gestion des zones contaminées après un accident nucléaire.
    (source : Criirad)

    Elles ont retenu les niveaux de dose efficace les plus élevés possible : 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase poste accidentelle (alors que pour le public, la limite maximale de dose est normalement de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé). Plus les limites sont élevées, moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages. Ce choix est malheureusement cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d’un accident nucléaire majeur (...) ce sont ses victimes qui supporteront les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe.
    Si vous êtes choqué par l’image de ces enfants japonais qui portent autour du cou un dosimètre en guise de pendentif, si ce n’est pas l’avenir que vous souhaitez pour vos enfants, agissez !
    Participez à la consultation publique
    et dites NON à l’obligation de vivre en zone contaminée !

    Projet de décret relatif à la protection sanitaire contre les dangers résultant de l’exposition aux rayonnements ionisants et à la sécurité des sources de rayonnements ionisants contre les actes de malveillance. - Les consultations publiques du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer
    http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-la-protection-sanitaire-a1504.html

    Il vous faudra inscrire : un titre, un message, votre nom (ou pseudonyme) et votre adresse mail.

    Vous pouvez rédiger vos propres messages ou utiliser des extraits ci-après :

    Proposition de titre : « Accident nucléaire : des niveaux de référence inacceptables »
    Proposition de message :
    « Le projet de décret retient des niveaux de référence excessivement élevés pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles. Je demande qu’ils soient fixés à la borne inférieure et non pas supérieure de l’intervalle défini par la directive 2013/59/Euratom sur la base des recommandations de la CIPR :
    – 20 mSv et non pas 100 mSv pour la phase d’urgence
    – 1 mSv/an et non pas 20 mSv/an pour la phase post-accidentelle.
    Je demande également qu’une limite et non pas une simple référence soit établie pour la gestion des territoires contaminés et que des garanties spécifiques soient définies pour les enfants et les femmes enceintes.
    Je refuse d’être contraint de vivre et de laisser vivre mes enfants dans un environnement aussi dangereux pour notre santé. Si les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir un niveau de risque plus faible, il est impératif de mettre à l’arrêt les installations nucléaires susceptibles de conduire à cette situation. »

    Attention, vos commentaires doivent être déposés d’ici le 30 septembre !
    Merci de nous adresser un message une fois que vous aurez déposé votre commentaire sur le site du ministère à l’adresse : contact@criirad.org

    #criirad #nucléaire #contamination #tous_cobayes