Nicolas

Projet de vie en #permaculture dans le Sud Ouest

    • Les patates en l’air se sont réveillées en plein coeur de l’hiver, elles étaient plutôt bien dans leur pot, mais elles ont bien souffert quand je les ai sorties dehors (soit trop froid et humide, soit trop chaud et sec). C’est à peine si elles ont fait quelques tubercules aériennes d’un centimètre :(
      Dont là je vais bientôt mettre les pots au chaud pour l’hiver, et espérer un départ bien en rythme au printemps prochain, pour vraiment commencer à implanter l’espèce sur le terrain. L’hybridation c’est une autre paire de manche et ça viendra quand les pieds mères seront bien vigoureux !
      Le succès est semé d’embûches :)

      De manière générale j’ai pas avancé sur les hybridations elles mêmes cette année, plutôt l’acquisition de parents intéressants. L’hybridation demande trop de rigueur et n’est pas compatible avec un jeune bébé à la maison !

    • Ce billet tombe bien car je souhaitais savoir où tu en étais de ton expérience.

      Donc tu as une liane qui a poussé de la tubercule depuis, c’est un point de gagné.
      Si je t’ai compris, tu dois attendre que tes « bébés » tubercules grossissent et ensuite tu passeras à la partie expérimentale.

    • Oui j’ai obtenu une plante à partir de chaque tubercule initial. Chaque plante a souffert quand elle a été exposée aux éléments. Maintenant j’attend le printemps que les plantes repartent de la racine. Le plan c’est d’en garder une en grand pot toujours rentrée l’hiver au cas où, et d’en mettre deux au jardin dans des endroits protégés.

      Une fois que les plantes seront bien implantées, elle vont faire des tubercules aériens. Sur les plantes que donneront ces tubercules, je vais tenter de greffer sur des espèces plus rustiques pour tenter mes hybridations.

      N’hésite pas à demander des renseignements ici ou en privé hein :)

      Si déjà j’arrive à avoir des tubercules aériens à manger grâce aux plantes initiales dans mon jardin, ça sera une grosse victoire et une grosse satisfaction. Si j’arrive à en faire des plus rustiques ça sera génial mais le chemin est long !

    • En lisant, je déduis qu’à chaque hiver la liane principale ressortant de la tubercule plantée en terre (en extérieur) meurt à cause du froid, et que de nouvelles lianes en ressortent aux printemps suivants.

      Ca m’intéresse vraiment de savoir si les tubercules initiales vont pouvoir donner au printemps suivant de plus grosses tubercules aériennes. Probablement au printemps suivant où tu pourras m’en dire un peu plus.

      A la réunion on a aussi le chouchou, un autre tubercule aérien finalement. Le tubercule racine (dans le sol) se mange également et s’appelle la patate chouchou. La patate chouchou est réellement la meilleure racine au niveau gustatif que je connaisse. On mange aussi les feuille et tiges, ce qu’on appelle brèdes chouchou. Donc tout se mange depuis la racine. Le prix du kg de chouchou est 1 euro, le prix du kg de la patate chouchou est de 8 euro.

      http://davesgarden.com/guides/articles/view/3290

      https://www.youtube.com/watch?v=1hN971Mi2r0


      cultiver la chayotte à l’est vendéen

      N’hésite pas à demander des renseignements ici ou en privé hein :)

      Va falloir mettre un peu ses mains dans la terre pour te poser de bonnes questions :)

    • Un tubercule aérien planté en terre va devenir une plante. Cette plante va faire chaque année des lianes et des tubercules aériennes, et ces lianes vont mourir aux premières gelées, mais pas la partie souterraine s’il ne fait pas trop froid. Je crois qu’on a compris la même chose.

      Théoriquement la plante devient plus puissante chaque année car il y a plus de réserve dans le sol pour relancer les tiges au printemps, et un système racinaire plus grand plus mobiliser les ressources du sol.

      Pour les tubercules aériennes, la taille maximale est fixée par la variété, et j’imagine que les premières années la plante ne peut pas produire des tubercules de la taille maximale. Mais plantes ont beaucoup souffert et donc je n’ai pour l’instant que quelques tubercules, d’au plus trois centimètres.

      Pour le chouchou/chayotte/christophine, ce n’est pas une tubercule aérienne mais un fruit, je vois ça comme des courgettes (d’ailleurs il y a un noyau). Ca m’intéresse mais l’espèce cumule les désavantages. Ca ne serait pas assez rustique pour que la plante reparte des racines l’année suivante, apparemment la plante ne serait productive que quelques années ici, et la fructification est sensible à la photopériodicité ce qui fait que le fruit n’a pas le temps de mûrir avant les gelées. Je cherche depuis quelques temps des variétés insensibles à la période de lumière (day neutral) mais sans succès, pas sûr même que ça existe. Cela dit ta vidéo à l’air encourageante !

    • As-tu pris des précautions particulières lors de la mise en terre (dans le sol) de ta ou tes tubercules ? Par exemple, as-tu mis d’abord en pot une tubercule avant de la planter en terre, et à quelle profondeur les as-tu planté en terre ?

      Je pose ces questions par curiosité, notamment dans le contexte de l’adaptation au froid.

      Plus généralement, y a-t-il une profondeur « indiquée » pour déposer en terre un tubercule ?

      PS : merci pour la clarté de ton commentaire précédent

    • Il n’y en a aucune en terre, seulement en pot. Le but était d’en mettre 2 sur 3 en terre, mais vu que les plantes sorties pour adaptation n’ont pas bien poussé ...

      Je les ai pas trop enfoncées car les trois tubercules avaient commencé à germer et faire des tiges. J’ai enterré en laissant dépasser le bout. Dans la nature elles sont censé germer au sol.