• Valeurs actuelles | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2016/09/26/valeurs-actuelles

    — sauf miracle ou imprévu, en 2017, La Le Pen va gagner !

    C’est le genre de choses qui prend bien la mesure de la tablée, avec les réactions spontanées et néanmoins bien marquées que cela déclenche immanquablement. D’un côté, les jeunes aspirants trentenaires, mais pas encore, qui opinent du chef dans l’élan. De l’autre, les quadras bien tassés et plus, qui balaient l’assertion d’un revers de la main : au premier tour, surement, mais elle n’ira jamais au-delà.

    #démocratie #élection #fascisme #histoire #inégalités #libéralisme #politique #société

    • Si seulement Mélenchon acceptait de participer à la Primaire de la Gauche hein. Peut-être que la Gauche partirait en bonne position hein. Et de toute façon, si Le Pen passe, ça sera de sa faute. Il avait qu’à pas refuser de participer à la Primaire.

      Signé : Gérard F. militant socialiste de Gauche.

    • Toutes les choses qu’elle va concrètement mettre en place une fois arrivée au pouvoir ne seront pas des ruptures, mais uniquement l’utilisation pragmatique des outils d’ingénierie sociale qui ont déjà été soigneusement élaborés par les gouvernements des dernières décennies.

      ça me fait penser à une BD (de « politique-fiction » qui fait flipper) que j’ai lue récemment, « La Présidente », et qui illustre justement ce que tu dis dans la citation

      dedans, par contre, j’y ai trouvé un traitement très indulgent (à mon goût) pour le PS et certains UMP, et des considérations prolibérales en matière de politique économique

    • @monolecte J’acquièce et je te remercie pour ta déscription du clivage entre les générations et leurs perceptions du monde. Pourtant, c’est comme tu le dis :

      Le pire n’est jamais certain, car la dynamique sociale est friande d’effets papillon sortis de nulle part, mais l’accident historique ce serait plutôt si le FN arrivait à se planter malgré tout plutôt que d’emporter le coquetier si longtemps convoité.

      Si tu cherches le papillon qui fera tomber l’édifice des gens horribles il suffit de regarder de l’autre côté du Rhin où la gauche (terme peu précis, mais passons) possède désormais d’une majorité structurelle. Il faudra la renforcer par un rapprochement des partis et mouvements divers afin de soutenir les militants de gauche dans les combats sociaux et pour configurer des majorités parlementaires où c’est possible.

      Ce processus commence à être compris par les acteurs politiques de gauche qui voient une chance pour d’autres succès aux élections suite à la décomposition du front de la droite. Angela Merkel risque de perdre les prochaines élections parce que notre FN qui s’appelle AfD (Alternative für Deutschland) privera son parti des nationalistes et autres réactionnaires jusqu’à présent partie essentielle de son électorat.

      A Berlin on aura vraisemblablement un gouvernement composé de social-démocrates, verts et du parti de gauche. On pourra travailler avec quelques ministres et utiliser les contradictions au sein de cette coalition pour soutenir les mouvements de citoyens de gauche. J’espère qu’à Berlin on arrive à créer une ambiance propice au développement de nouvelles formes de combat et de participation politique et qu’en fin de compte on intègre dans les actions sociales, syndicales et politiques les parties de la population qui ne voient pas encore l’utilité de prendre en mains propres leur destin collectif.

      J’ai l’impression qu’une grande partie de la gauche allemande et européenne a compris qu’il ne faut plus respecter les règles imposées par la droite au niveau européen et national. On verra de plus en plus d’actes d’insoumission de la part de maires et d’assemblées législatives régionales qui montreront au gens qu’on n’est pas obligé de se plier au diktat des capitalistes et de leurs structures politiques.

      La roue tourne, il faut miser sur le rouge et souffler fort afin que la bille tombe sur le bon numéro ;-)

    • Un article en rapport avec ce que @monolecte dit :

      D’ores et déjà, la pensée raciste et violente a été banalisée dans les médias, les allées du pouvoir et dans bien des cercles privés, par simple effet de contagion. D’ores et déjà, l’État de droit a laissé la place au règne de l’arbitraire et des pans entiers de notre société (comme l’enceinte des entreprises privées) a volontairement renoncé à l’exercice démocratique et citoyen pour se soumettre à une logique féodale au simple nom de la survie immédiate. D’ores et déjà, la santé, l’éducation, l’énergie, la mobilité, une vieillesse digne ou une vie sans misère ne sont plus des droits fondamentaux du citoyen, mais des marchandises que l’on vend à la découpe, au plus offrant. D’ores et déjà, la culture, la pensée, la critique, le débat, les courants divergents, les modes de vie, le droit de vivre, tout simplement, ont été livrés à la dictature économique.

      https://reflets.info/le-chaudron-puant

      A six mois de la présidentielle, l’ambiance en France est très particulière. Médiatiquement, politiquement et socialement, les discours les plus primaires et les plus réactionnaires ont recouvert la plupart des réflexions. L’espace politique français — au sens large — est passé des débats de société de fond aux polémiques les plus puantes. Ce constat est possible non pas par la seule observation des chaînes de télévision ou de radio les plus plébiscitées, mais aussi par les titres de la presse papier et internet, ainsi — et surtout — que les échanges sur les « grands » réseaux sociaux. Le chaudron commence à bien bouillir, rempli d’ordures, et son odeur se répand de plus en plus fortement, recouvrant la plupart des paroles, actes ou initiatives « progressistes ».

      L’idée même d’améliorer la société, par la lutte contre les inégalités, la meilleure répartition des richesses et du travail, la nécessité d’un projet collectif, d’un renouveau des institutions et du système politique à bout de souffle, de créer des nouvelles conditions pour le vivre ensemble, de changer de modèle économique, a été recouverte par des ordures polémistes et primaires : une sorte de guerre des petites phrases sur le registre des micro-problèmes et de leurs micro-solutions. Mais le chaudron puant n’est pas seulement français. Il devient mondial. Comment cela est-il possible, et comment supporter — voire lutter — contre ce nouvel environnement politico-médiatique ?