• De la Bible à l’électricité, l’#occidentalisation du monde : l’exemple de l’Afrique – Le Partage
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    Dans un précédent article, nous analysions les conséquences de l’implantation d’une centrale solaire sur les îles Tokelau, et, plus largement, de l’électrification de l’archipel. Aujourd’hui, nous nous intéresserons à une série d’articles publiée par l’illustre quotidien Le Monde, intitulée « Traversée d’une Afrique bientôt électrique ». Ce que nous essaierons de souligner dans le texte qui suit, c’est que l’électrification de l’Afrique découle directement de l’expansion et de l’ancrage du mode de vie, de penser et d’être, mais surtout d’avoir, profondément antiécologique et aliénant, de la culture occidentale dominante. Que les multiples cultures et les différents modes de vie des populations d’Afrique aient été détruits par l’essor d’états impérialistes africains (royaumes ou empires), puis par le colonialisme, et enfin par le présent néocolonialisme n’est pas tant la question. Ce qu’on remarque, en étudiant le phénomène de l’électrification de l’Afrique (ou d’ailleurs), c’est qu’elle découle de la volonté de populations déjà relativement déracinées, acculturées et aliénées (proches, en cela, des populations occidentales), persuadées que le confort technologique et les « rêves que porte l’électricité » leur apporteront le bonheur. Cependant, ces aspirations ont dû leur être suggérées, certainement par les quelques centres urbains du continent, où le rêve américain, avec son cinéma, son bling-bling, ses télévisions en couleur allumées en permanence et ses appareils électroménagers, transmuté en un « africapitalisme », hypnotise les foules. En philanthropes chevronnées, les multinationales qui exploitent actuellement l’Afrique sont donc aussi les premières à encourager et à subventionner son électrification, dans une perspective d’élargissement du marché mondial (de leur empire), d’obtention de main d’œuvre et de profits financiers.