• Réflexions sur notre situation écologique planétaire en cette fin d’année 2016 (début 2017) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/12/reflexions-sur-notre-situation-ecologique-planetaire-en-cette-fin-dannee

    « Méfions-nous de la catastrophe spectaculaire qui s’inscrit dans l’actualité, la pire est invisible. Le véritable coût est cumulatif, goutte à goutte, seconde après seconde s’accumule un Océan qui crèvera sur nos têtes. Quand la vraie catastrophe aura lieu, il sera trop tard. […] Que l’on comprenne, le plus grave n’est pas ce que nous savons, mais ce que nous ignorons. […] Nous pouvons être sûrs d’une chose, c’est que nous n’en savons rien ; et qu’il est fou de continuer à foncer ainsi dans le noir. »

    -- Bernard Charbonneau

    « Je pars de l’hypothèse que le monde est sens dessus-dessous, que les choses vont mal. […] Je pars de l’hypothèse que nous n’avons pas grand-chose à dire là-dessus : il nous suffit de nous pencher sur l’état du monde actuel pour réaliser que c’est le chaos. »

    -- Howard Zinn

    • Pas un mot dans cet article tunnel sur le désastre patriarcal (partagé par les « civilisés » comme par les « sauvages »), cette construction sociale : extorsion de travail et corvées aux femmes, surcharge d’enfants pour les empêcher d’exprimer leurs talents, spoliation de leur génie, contrainte à la sexualité et à la reproduction par le viol et la violence si nécessaire ; les process industriels c’est encore eux, les femmes inventent les choses utiles (mathématiques, médecine, pharmacie, rites funéraires, villes, ...), ils se gaussent d’abord, font main basse dessus en proclamant que c’est d’eux, et industrialisent ensuite en effaçant les pionnières et en les traitant de « remèdes de bonnes femmes » et de « sorcières » ! Aucune autre espèce animale n’a tenté et réussi à annihiler psychiquement, métaphysiquement et finalement physiquement ainsi la moitié de son espèce. Ils méritent ce qui les attend, après avoir joué les parasites et les irresponsables sur la nature et les femmes. #ecofeminisme

    • il n’y a effectivement pas d’issue et pas de solution pour faire en sorte que la civilisation industrielle, ses infrastructures et ses hautes technologies, perdurent sans détruire la planète jusqu’à se détruire elles-mêmes. Les pratiques qui leurs sont nécessaires sont intrinsèquement antiécologiques, comme nous avons tenté de l’exposer.

      Égarés par le langage insidieux du pouvoir, rassurés par l’optimisme mensonger de l’idéologie du « progrès », et persuadés que tout va bien finir dans le meilleur des mondes

      [...]

      Nous ne nous faisons pas d’illusion sur le potentiel de changement radical de notre temps, et sur la portée de ce texte et des analyses qui y sont développées. Le caractère grégaire de l’être humain étant ce qu’il est, et au vu de la progression de l’empire et de l’emprise du spectacle sur la société, nous pensons d’ailleurs qu’il est assez probable qu’à l’image des lemmings de la légende, la civilisation industrielle continue sur sa lancée suicidaire et qu’alors l’espèce humaine, ainsi qu’Emerson l’avait prédit, finisse par « mourir de civilisation ». Le contraire exigerait de l’être humain qu’il parvienne, en quelque sorte, à « aller contre sa nature, qui est sociale », pour reprendre les mots de Bernard Charbonneau.

      #collapsologie