• « Abattoirs, boîtes noires : » Les barons de l’élevage industriel savent que leur modèle d’activité repose sur l’impossibilité par les consommateurs de voir (ou d’apprendre) ce qu’ils font. « Jonathan Safran Foer - Faut-il manger les animaux ? 2011
     » Il est plus facile de rentrer dans un sous-marin nucléaire que dans un abattoir « - » Les abattoirs sont des lieux totalement clos et cachés. Pour les trouver physiquement, il n’y a jamais de pancarte, même le GPS ne trouve pas... « - Olivier Falorni - Député de Charente Maritime, Président de la Commission d’enquête sur les conditions d’abattage - 2016
     » L’occultation totale du sort réservé aux animaux est le pilier de la consommation de masse de viande " - Paul Bigard, patron de Bigard Charal, premier groupe français, 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

    Le livre de Geoffrey Le Guilcher raconte une plongée dans un des infernaux hachoirs industriels qui broient en France un milliard de volailles par an, 3 millions de bovins, porcs, moutons, volailles... par jour, et plus de 50 000 ouvriers qui s’y abîment la santé. Le style en est alerte, drôle parfois, humain toujours ; l’auteur finira par déjouer la surveillance et traverser le mur infranchissable de la tuerie pendant quelques minutes. Avant de quitter en fin de mission l’abattoir, où resteront derrière lui les maliens, les tunisiens, les roumains qui tentent leur chance hors de leurs pays frappés de misère, et les sous-prolétaires bretons des élevages hors-sol et de l’industrie du bâtiment au chômage. Clairement, l’option abattoir n’est pas une vocation professionnelle. Après son immersion dans la broyeuse Machine à steaks, Geoffrey Le Guilcher se déclare désormais « flexitarien » : végétarien chez lui, omnivore en société. Allez, encore un effort...

    http://hypathie.blogspot.fr/2017/02/steak-machine-souffrance-animale.html

    #animaux #abattoirs #viande