Monolecte đŸ˜·đŸ€Ź

Fauteuse de merde 🐘 @Monolecte@framapiaf.org

  • A l’encontre » France. « Dans Etat de #droit, il y a droit »
    ▻http://alencontre.org/europe/france/france-dans-etat-de-droit-il-y-a-droit.html

    En invoquant tour Ă  tour la violation systĂ©matique de l’Etat de droit, « l’assassinat » de l’#Ă©lection prĂ©sidentielle, la percussion violente de la libertĂ© du suffrage et de la #dĂ©mocratie politique, François Fillon tonne pour impressionner, c’est-Ă -dire faire pression. Pour sa dĂ©fense, il dĂ©ploie un Ă©cran de juridisme, maniant Ă©lĂ©ments de faits et de droit Ă©galement inexacts.

    La vision de l’Etat de droit qu’il nous propose est toute personnelle : il s’agirait d’un systĂšme dans lequel un responsable politique ne devrait rĂ©pondre que devant ses Ă©lecteurs et non, comme tout un chacun, devant l’autoritĂ© judiciaire pour les infractions qu’il est susceptible d’avoir commises. L’Etat de droit se satisferait de cette #impunitĂ© .

    • DĂ©fendre l’indĂ©pendance de la justice contre les Tartuffe

      Durant cette campagne prĂ©sidentielle improbable, Ă©clatent des polĂ©miques qui suscitent Ă©motion et bavardages. La derniĂšre en date nous est fournie par le brouhaha sur le rĂŽle de la justice en pĂ©riode Ă©lectorale. Gageons que, pour les chĂŽmeurs en fin de droit, les retraitĂ©s Ă  600 euros, les jeunes dans la galĂšre, les cris d’orfraies de Marine Le Pen et de François Fillon rĂ©sonneront Ă©trangement...

      C’est ici, en France, qu’a Ă©tĂ© Ă©crite la DĂ©claration des Droits de l’homme et du citoyen, la Constitution et Ă©rigĂ© le principe du droit Ă  l’insurrection. La France n’est pas seulement le pays de l’exception culturelle, mais aussi celui de l’exception sociale et politique. Tout est fait par les diffĂ©rents candidats, de l’extrĂȘme droite au centre droit, pour nous le faire oublier. Mais nous sommes au pays de Victor Hugo, ce gĂ©ant qui pouvait Ă©crire dans un poĂšme qu’on devrait faire lire dans toutes les Ă©coles :

      « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ;

      Ceux dont un dessein ferme emplit l’ñme et le front.

      Ceux qui d’un haut destin gravissent l’ñpre cime.

      Ceux qui marchent pensifs, Ă©pris d’un but sublime.

      C’est le travailleur, pñtre, ouvrier, patriarche.

      Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.

      Ceux-lĂ  vivent, Seigneur ! Les autres, je les plains.

      Car de son vague ennui le néant les enivre,

      Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre »

      Oui, haut les cƓurs, dans cette campagne prĂ©sidentielle, faisons triompher nos droits contre leurs privilĂšges car les Fillon et Le Pen ne nous voleront pas ce qui fait l’ñme de la France depuis des siĂšcles : le soulĂšvement de la vie.

      Noël MamÚre.

      ▻https://blogs.mediapart.fr/noel-mamere/blog/270217/defendre-lindependance-de-la-justice-contre-les-tartuffe

    • C’est marrant que personne n’invoque quelques prĂ©cĂ©dents cĂ©lĂšbres.

      Je ne crois pas que le politique ait besoin d’inciter les juges Ă  mordre les basques des candidats crapuleux quand on se souvient :
      – des « frais de bouche » de Jacques Chirac mis au congĂ©lateur pendant sa prĂ©sidence pour aboutir Ă  
 rien (et un justiciable sĂ©nile)
      – du soupçon de financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy (et de l’efficacitĂ© avec laquelle toute piste a Ă©tĂ© mĂ©thodiquement refermĂ©e
)
      – des acrobaties de la campagne 2012 du mĂȘme (que l’on commence Ă  pouvoir aborder judiciairement)
      etc.

      Quel magistrat, disposant d’indices probants entre les mains, envisagerait sereinement d’attendre 3 mois afin de pouvoir attendre - encore plus sereinement - 5 ans pour pouvoir continuer Ă  enquĂȘter ?

      Effet pervers et, pour une fois, accĂ©lĂ©rateur de l’immunitĂ© prĂ©sidentielle.

    • DĂ©noncer la « chasse aux sorciĂšres », qui serait organisĂ©e par des juges rouges, quand eux-mĂȘmes appellent au chĂątiment des dĂ©linquants, quand ils veulent abaisser la majoritĂ© pĂ©nale Ă  16 ans, jeter en prison tout ce qui, de prĂšs ou de loin, ressemble Ă  un jeune en colĂšre, est quand mĂȘme fort de cafĂ© ! Tandis qu’ils se donnent le beau rĂŽle, « la tĂȘte haute et les mains propres », chaque jour nous apprend qu’ils ont pillĂ© des sommes faramineuses dans les poches des contribuables. OĂč est passĂ©e la dĂ©cence ? Pour mieux dissimuler leurs turpitudes, ils donnent dans la surenchĂšre, tout en dĂ©nonçant la partialitĂ© de la justice au nom de la sacro-sainte sĂ©paration des pouvoirs.

      Voir aussi : ▻https://www.politis.fr/articles/2017/03/feu-sur-la-justice-feu-la-democratie-36427

      Au total, que nous servent ces « victimes » de l’institution judiciaire ? La perspective d’un État de droit amoindri par la crĂ©ation d’une sorte de privilĂšge fonctionnel qui rĂ©sulterait de leur engagement politique. Par extension, le discrĂ©dit de tous les responsables politiques et de toutes les institutions. Enfin, l’idĂ©e qu’au fond, la dĂ©mocratie est le pire des rĂ©gimes et qu’on peut en trouver un meilleur


      Ne nous y trompons pas, dĂ©fendre l’indĂ©pendance de la Justice et donc l’indĂ©pendance des juges, ce n’est pas favoriser le gouvernement des juges. C’est nous assurer une garantie, sans doute imparfaite mais indispensable, contre l’arbitraire.

      Et : ▻https://www.politis.fr/articles/2017/03/trumpisation-36395