• La #spécialisation comme prétexte à la privatisation de la sphère publique | PrototypeKblog
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    Et inversement, les individus qui restent trop généralistes sont moins valorisés, moins protégés, plus vulnérables. Leur légitimité est moins assurée, parce que leurs connaissances semblent moins rares — et seul ce qui est rare est cher. Malgré leur utilité, malgré leur ouverture, malgré leur valeur intrinsèque. On sait par exemple le mépris des médecins spécialistes pour les médecins généralistes. Il y a d’autre exemples. Les non-spécialistes sont des non-experts. Les non-spécialistes sont pas grand’chose.

    • Pour conclure, il me semble que cette « privatisation par la spécialisation » n’est qu’un des nombreux aspects de la transformation, en quelques décennies, d’imparfaites sociales-démocraties débonnaires, en oligarchies néolibérales féroces.

      Je ne sais pas comment on peut inverser la tendance. Je ne sais pas comment on peut remettre dans le débat public ce qui nous a été volé. Je ne sais pas comment réhabiliter les généralistes. Je ne sais pas. Je ne sais pas non plus jusqu’où on va descendre. Je ne sais pas. Je suis désolé.

      Je sais juste que je voterai le 23 avril 2017 pour la seule tentative intelligente à l’heure actuelle d’écrire un avenir en commun, qui ne soit pas privatisé par des spécialistes, et qui échappe aux intérêts particuliers.