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  • Macron met sur les rails une loi El Khomri taille XXL pour l’été | Sébastien Crépel, Pierric Marissal et Cécile Rousseau
    http://www.humanite.fr/macron-met-sur-les-rails-une-loi-el-khomri-taille-xxl-pour-lete-635844

    Le président de la République élu dimanche veut poursuivre la démolition des droits des salariés entamée sur le temps de travail au cours du quinquennat qui s’achève, en l’étendant à toute l’organisation du travail. Source : L’Humanité

    • Je ne comprends pas bien la logique, là :
      « On va gérer les chômeurs à la tonfa et au karcher, mais rassurez-vous les gars, vous serez plus nombreux à pouvoir vous faire maltraiter »

      Cool, la nouvelle réciprocité lose-lose

      Non content de promettre la nationalisation de l’assurance-chômage pour mieux la transformer en «  assurance universelle  », Emmanuel Macron envisage de se lancer dans la chasse aux demandeurs d’emploi. Dans le pacte qu’il propose, si une personne refuse deux emplois dits décents ou ne peut justifier d’une «  intensité  » de recherche d’emploi suffisante, le versement des allocations sera bloqué. En parallèle de ce durcissement des règles, le nouveau président met en avant l’élargissement de l’assurance-chômage aux professions libérales et aux démissionnaires. Il évoque aussi l’orientation des chômeurs vers des formations «  vraiment qualifiantes  », laissant présager une prise en compte des desiderata patronaux avant les besoins des précaires.

    • Emmanuel Macron revient à la charge sur le plafonnement des indemnités prud’homales. Cela veut dire qu’il veut sécuriser financièrement les entreprises qui licencient «  sans cause réelle, ni sérieuse  ». «  C’est une véritable escroquerie intellectuelle, dénonce le professeur de droit Emmanuel Dockès. Les patrons réclamaient le droit de pouvoir licencier sans qu’on leur demande des comptes. Plutôt que d’accéder directement à cette requête, qui serait franchement choquante, Emmanuel Macron s’attaque à la sanction. Une forme de clin d’œil au patronat puisqu’on leur dit  : si vous ne justifiez pas les licenciements, ne vous inquiétez pas, ce sera seulement un peu plus cher.  »

      Aujourd’hui, un licenciement justifié par une raison jugée sérieuse coûte très peu cher à l’entreprise. En revanche, lorsqu’il est dit «  sans cause réelle, ni sérieuse  », donc basé sur un prétexte ou sur la simple justification d’augmenter les profits, l’employeur s’expose à un recours en justice, qui fixe le montant des indemnités à verser au salarié selon l’appréciation du préjudice subi. Les plafonds envisagés par Emmanuel Macron s’annoncent dans certains cas tellement bas qu’ils risquent de ne même pas couvrir les frais de justice de l’employé licencié sans raison. «  Les sommes maximales prévues pour indemniser les salariés sont le plus souvent inférieures aux sommes accordées lors des plans de départs volontaires, renchérit Emmanuel Dockès. Comme on mesure une obligation à sa sanction, on peut en conclure que, dans la pratique, l’obligation de justifier un licenciement risque de disparaître.  » Les patrons n’auront qu’à «  provisionner  » à l’avance leur plan de licenciement non justifié.

      C’est la troisième fois qu’Emmanuel Macron veut faire passer cette mesure. La première, dans la loi Macron, avait été retoquée par le Conseil constitutionnel. La deuxième fois, le plafonnement des indemnités s’est glissé dans la loi El Khomri. Avant d’être supprimé pour tenter de calmer la contestation. Pour espérer passer le barrage du Conseil constitutionnel, Myriam El Khomri avait modifié le critère du barème pour prendre en compte principalement l’âge et l’ancienneté du salarié licencié sans raison. Emmanuel Macron devrait reprendre la même tactique.

    • J’hésite entre 2 postures critiques futurologistes :
      La première est critique envers les militants :
      – le mercredi 19 juillet 2017, quand le 49.3 sera utilisé pour faire passer ce qui résistait encore, les étudiants en plein stage ou emploi d’été, les salariés en pleines vacances à la plage seront-il capables d’abréger leur repos pour se réunir à plus de 3 millions à Paris. Ou bien n’y aura t-il pas plus de 300 personnes comme l’an dernier à cette date ?
      [= rage anti militant : manif vs pastis]

      La deuxième est critique envers le pouvoir :
      – la loi travail et toute son idéologie est une procédure sournoise pour faire accepter une vision du salariat basé sur « le bon sens », « tant qu’il y a du travail, on ne s’arrête pas », « le développement personnel au travail » (alias « le travail rend libre si tu fais de la méditation ayurvédique dans le métro »). S’y opposer jusqu’à ses racines profondes est une nécessité qui risque de diviser les militants : nous serons 10000, puis 5000, puis 2500… car la conviction n’était pas là de toute façon. Un militantisme basée sur une pyramide bien moins convaincue.
      Ce à quoi j’oppose : Tes heures sup., c’est mon chômage . C’est une histoire de vases communicants.
      [ = attaque bien en profondeur, dans les structures métalliques de la pensée libérale]

      #fenetre_de_tir

    • https://lavolte.net/livres/au-bal-des-actifs

      AU BAL DES ACTIFS - DEMAIN, LE TRAVAIL
      Le travail qui vient : thème majeur de nos sociétés occidentales, enjeu canonique des élections présidentielles, première cause de mouvements sociaux lors de la Loi El Khomri et de dossiers dans la presse. Et si la fiction s’en mêlait à son tour ?
      Entre disparition et retour au plein-emploi, les écrivains de science-fiction prennent parti. Lorsque les éditions La Volte lancent, le 1er mai 2016, en pleine ébullition de « Nuit Debout », l’appel à textes qui conduira au présent recueil, les ambitions levées pour les auteurs sont claires : dans un monde aux mutations espérées et redoutées à la fois, anticiper et projeter les devenirs possibles du #Travail.
      On présageait des utopies positives ; il en émerge des bribes, çà et là. Même si ce sont des textes résolument féroces, sombres parfois, indignés toujours, qui nous percutent de plein fouet. Dîner aux chandelles sur les ruines de la Commune de Paris ; burnout d’un écrivain face aux lois du marché ; jugement constant des uns par les autres sur un faux air de Black Mirror ; #uberisation_XXL dévorant l’énergie vitale de jeunes actifs sur-diplômés ; trader S.D.F. ; coach à la dérive ; intelligences artificielles séditieuses ; révoltes sociales dans un centre de tri de cercueils…
      Telle est l’admirable fête du #Bal_des_Actifs, ce marché furieux où chacun se vend, se donne, se perd ou se vole, cette sarabande au bord du gouffre qu’est notre présent.

      Les auteurs :
      Stéphane Beauverger, Karim Berrouka, Alain Damasio, Emmanuel Delporte, Catherine Dufour, Léo Henry, L.L. Kloetzer, Li-Cam, luvan, Norbert Merjagnan, Ketty Steward, David Calvo.

    • @sandburg ankama, je connais un peu mais David Calvo pas du tout. Envoye un peu, pour voir ! sinon je chercherai plus tard mais c’est pas sûr, depuis un moment je collectionne les bouquins comme d’autre les bonnes bouteilles de vins. Et c’est tintin pour moi, je m’suis fait dératiser y’a plus de 10 ans.
      Sinon pour « #Macron met sur les rails une #loi_El_Khomri taille XXL »

      Philippe Martinez trouve « irrecevable » le fait de recourir aux ordonnances pour détruire le Code du Travail... En fait, ce qui est « irrecevable », et non négociable, c’est la mise en cause de toutes les protections sociales, promise par Macron

      Un coup de gueule de Jean Lévy : http://www.librairie-tropiques.fr/2017/05/le-coup-de-gueue-de-jean-levy-martinez-toi-d-la-que-j-m-y-mette.
      #lutte_des_classes