• Muriel Pénicaud : le patronat s’invite au ministère du Travail par Erwan Manac’h | Politis
    https://www.politis.fr/articles/2017/05/muriel-penicaud-le-patronat-sinvite-au-ministere-du-travail-36976

    Muriel Pénicaud, 62 ans, a navigué toute sa carrière entre les plus hautes fonctions de l’État et les entreprises du CAC 40. D’abord conseillère de Martine Aubry au ministère du Travail, de 1991 à 1993, elle figure depuis 2008 parmi les membres représentant le ministère du Travail au Haut Conseil du dialogue social.

    Après avoir exercé des fonctions dirigeantes à Danone dans les années 1990, elle rejoint Dassault systèmes en 2002, comme directrice générale adjointe en charge des ressources humaines. Elle ne quitte pas pour autant l’action publique, puisque Gérard Larcher, ministre délégué au Travail du gouvernement De Villepin, la nomme en 2006 présidente de l’école des inspecteurs et contrôleurs du travail. Pour la première fois, une représentante du patronat dirige l’institution, ce qui émousse à l’époque les syndicats d’inspecteurs, qui y voient une nouvelle tentative de « recadrer » le métier d’inspecteur.

    Les petits LU n’ont pas dit leur dernier mot | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/node/256798

    La direction de Danone veut mettre en ouvre au plus vite le plan social entérinant la fermeture de deux usines. Les salariés veulent toujours faire entendre leurs contre-propositions.

    « Tous les vendredis, je fais mes courses les poches bourrées d’autocollants : » Je boycotte Danone « . Depuis huit mois, j’en colle partout dans le magasin. » Monique Somers, ouvrière chez LU à Calais, arbore encore l’étiquette sur son col de manteau, comme une seconde peau. Avec elle, quelque 300 petits LU de plusieurs sites de France, y compris ceux non menacés, sont venus à Paris vendredi, pour le dernier comité central d’entreprise, sensé entériner le plan social. Ils ont bloqué le périphérique dans une ambiance bon enfant, et ont fait exploser des pétards devant le Novotel où se tenait la réunion. Beaucoup d’usines étaient en grève.

    Les petits LU n’ont toujours pas digéré d’être mis à la porte par une multinationale ultra bénéficiaire qui met à la casse les biscuiteries rentables de Calais (la deuxième du groupe la plus florissante) et de Ris-Orangis. « Pour le moment, nous sommes encore positifs dans nos têtes. Les Français ont adhéré à notre mouvement parce qu’ils se sont sentis concernés. Si un groupe qui fait cinq milliards de profits peut licencier avec la complicité du gouvernement, alors ce qui nous arrive peut arriver à tout le monde », analyse Monique Somers. Mais la déléguée du personnel de Calais (CGT) craint la colère à venir des salariés, « si la direction tente de déménager nos machines pour les délocaliser ». Casser ? Les petits LU n’en sont pas là. Mais tous leurs mots sont emprunts du sentiment d’être abandonnés à leur triste sort. « Les Bata ont eu raison de vider des magasins. Si on veut obtenir quelque chose, parfois, je me demande s’il ne vaut pas mieux casser », avoue Marie-Josée Cohan, ouvrière à Château-Thierry.

    Résultats de la recherche Danone - Observatoire des multinationales
    http://multinationales.org/spip.php?page=recherche&recherche=danone

    #gouvernement_macron

    • #Désintox – Muriel Pénicaud, ministre du Travail ou ministre des Grands patrons ?

      Muriel Pénicaud vient d’être nommée au ministère du Travail. Très engagée du côté patronal depuis des décennies, elle s’inscrit dans les pas de Myriam El Khomri sur le fond… avec, en plus, une forte propension à cumuler des postes dans des conseils d’administration de toute sorte !

      Une cumularde

      Le moins que l’on puisse dire, c’est que Muriel Pénicaud est bien introduite dans les cénacles patronaux. et qu’elle n’hésite pas à cumuler les jetons de présence et les emplois après avoir quitté le ministère du Travail et de l’Emploi en 1993.

      Voici un aperçu de son parcours :

      Conseillère auprès de Martine Aubry (ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle) (1991-93)
      Direction du groupe Danone (1993-2002)
      2002 – 2008 : directrice générale adjointe Dassault Systèmes
      2008 – 2013 : directrice générale des RH Danone
      2009 – aujourd’hui : présidente du CA du Fonds Danone Ecosystème, puis membre du comité d’orientation
      2011 – 2014 : administratrice du Groupe Orange et présidente du comité de gouvernance et de responsabilité sociale (en pleine vague de suicides…)
      2013 – 2014 : membre du CA d’AgroParisTech
      2013 – 2015 : membre du CA de la SNCF
      2014 – aujourd’hui : administratrice des Aéroports de Paris
      2014 – aujourd’hui : administratrice de la Fondation Bettencourt-Schueller
      2014 – aujourd’hui : ambassadrice déléguée aux investissements internationaux
      2014 – aujourd’hui : directrice générale de Business France
      2015 – 2017 : membre du conseil de surveillance de la SNCF
      2015 – aujourd’hui : administratrice de l’Etablissement public Paris-Saclay

      La dernière défenseuse du Crédit impôt recherche

      En France, toute facture à un laboratoire public ou agréé est déduite en double des impôts de l’entreprise. Par exemple, pour 50 € investis dans la recherche, 100 € sont accordés de baisse d’impôts. Cela représente au total un manque à gagner de 6 milliards d’euros, supporté par le contribuable qui doit rallonger avec ses impôts ! C’est la niche fiscale la plus chère du pays. Et cette somme de 6 milliards représente le double du budget du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)…

      En juin 2015, un rapport de la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Morin avait été enterré par une alliance entre LR et le PS (ce qui allait devenir le gouvernement Macron !). En effet, la sénatrice montrait les fraudes massives, lorsque les entreprises déclarent des salarié·e·s comme chercheurs alors qu’ils ne font de recherche qu’une fois tous les 36 du mois.

      Un exemple d’entreprise qui a abusé du Crédit impôt recherche est l’entreprise pharmaceutique Sanofi. Elle a touché 130 millions d’euros de CIR par an… en diminuant ses effectifs ! Et en même temps, de 2008 à 2016, elle versait 30 milliards d’euros de dividendes, tout en délocalisant sa banque en Belgique pour profiter de montages fiscaux.

      Pourtant, face à tout cela, Muriel Pénicaud défend le Crédit impôt recherche comme « un des meilleurs du monde, [qui] a permis de conserver des unités de recherche en France et d’en aimanter de nouvelles » (La Tribune, 26 novembre 2015).
      Nous sommes avertis : demain, ce ne sera pas un, mais mille Sanofi sur le territoire !