• Un réseau d’hommes pour avancer avec les femmes - Happy Men
    http://www.happymen.fr/reseau-hommes-pour-avancer-avec-les-femmes

    Un réseau d’hommes, uniquement d’hommes, pour plus d’égalité hommes-femmes et de mixité ? Quelle idée paradoxale !

    90% des postes de membres de CODIR ou de COMEX sont occupés par des hommes. 75% des cadres dirigeants sont des hommes, comme 60% des cadres : les hommes concentrent entre leurs mains l’essentiel des leviers de pouvoir. Ce sont ces leviers qui peuvent faire évoluer les cultures d’entreprises, les comportements et les pratiques managériales. Il est donc essentiel que les hommes, en particulier les hommes managers ou dirigeants, soient moteurs de l’égalité entre hommes et femmes.

    Pourquoi un réseau uniquement composé d’hommes ? Parce que qu’une prise de parole libre, entre soi, favorise - beaucoup - la prise de conscience. Et que cette prise de conscience est essentielle pour progresser vers plus d’égalité. Les critiques ou les oppositions doivent aussi pouvoir s’exprimer pour trouver une réponse ce qui n’est pas le cas dans les réseaux mixtes. L’idée de réseaux pour l’égalité mais non mixtes, les femmes l’avaient d’ailleurs eue bien avant les hommes : la plupart des grands groupes internationaux comptent aujourd’hui un réseau de femmes. On a parfois besoin de ne pas être dans un environnement mixte pour mieux progresser vers la mixité !

    Je découvre cette structure via un article de libé sous paywall dont je n’ai vu que le titre.
    Ce forum non-mixte masculin a été cloturé par Marlene Schiappa et c’est donc une forme de non-mixité validé par le gouvernement. Je suis plutot opposé à la non mixité entre dominants et ici ca me semble suspect. Je pense que c’est une manière de récupéré les budjets qui devraient etre à destination des femmes. Pour les entreprises sponsor ca fait du lessivage féministe pas cher.
    Comme par hasard cette non-mixité là ne terrifie pas SOS racisme ni la LICRA et Anne Hidalgo ne pense pas à faire interdire cet événement.
    #non-mixité

    • http://www.liberation.fr/france/2017/06/02/happy-men-ou-la-complainte-des-males-blancs-cravates_1574012

      "Jeudi 1er juin se tenait au ministère des Solidarités et de la Santé (ex-ministère des Affaires sociales), dans le VIIe arrondissement de Paris, le troisième forum des Happy Men, un réseau masculin « engagé pour l’égalité hommes-femmes ». L’événement, auquel Libération a assisté, a fait, à raison, tiquer certains utilisateurs de Twitter (plusieurs d’entre eux, dont l’auteure de ses lignes, s’étonnaient d’ailleurs d’avoir été bloqués de manière préventive par le compte de @HAPPY_MEN_Fr). Lancé en 2013, le mouvement au nom mi Oui-Oui mi Bisounours (trouvé par l’agence de pub BETC), qui avait fait l’objet il y a deux ans d’une double page dans Libération, revendique désormais environ 500 membres. Parmi eux, des managers et des cadres dirigeants, issus de douze grands groupes, du secteur de la banque, de l’énergie ou encore des télécoms : BNP Paribas, Orange, EDF, SNCF, Caisse des dépôts, Caisse d’épargne… Douze entreprises toutes dirigées par des hommes, à l’exception d’Engie, dont la patronne, Isabelle Kocher, est depuis l’année dernière la première (et seule) femme à la tête d’un groupe du CAC 40.

      Dans l’assemblée, des mâles encravatés (et quasi exclusivement blancs) mais aussi des femmes, le forum – qui s’est conclu par une intervention élogieuse de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes (et fondatrice de Maman travaille) –, étant ouvert également aux réseaux féminins. Les « cercles » Happy Men, en revanche, sont exclusivement masculins – comprenez non mixtes. Lors de ces réunions régulières, les collègues se retrouvent, souvent « autour d’un bon déjeuner », pour « parler librement » entre couilles, pardon, entre hommes. Des rendez-vous qui ne doivent pas vraiment ébranler leurs habitudes, les hommes trustant massivement les postes de cadres dirigeants et les entreprises partenaires du forum étant régulièrement épinglées pour leurs comités exécutifs ou de direction très testostéronés. Antoine de Gabrielli, fondateur du réseau, défend cet entre-soi : « On est plus en confiance entre hommes, ça libère la parole », assume-t-il sans ciller. Evidemment, cette non-mixité entre privilégiés ne provoque aucun remous, aucune polémique, aucun communiqué du Front national ou de la Licra, contrairement aux controversés ateliers du festival afroféministe Nyansapo, organisés, eux, entre personnes discriminées.

      On est loin des initiatives d’hommes féministes existantes
      Que revendiquent exactement ces « hommes heureux » ? Davantage de femmes dans leur conseil d’administration, moins de discriminations à l’embauche, d’inégalités salariales, de temps partiel subi ? Pas vraiment. Le credo du mouvement est d’abord d’« harmoniser le temps consacré à la vie personnelle et à la vie professionnelle » (des salariés masculins, donc). « Et si le sujet, c’était aussi les hommes ? » interroge le manifeste à propos de l’égalité. Le texte prône candidement la « confiance », la « bienveillance » et le « partage », pour plus de « bonheur » (des hommes, toujours, si vous suivez). Si on ne peut pas accuser le réseau de masculinisme, idéologie ouvertement misogyne, on semble ici loin des initiatives déjà existantes qui cherchent à impliquer les hommes dans le combat féministe (on pense au collectif antiprostitution Zéromacho ou à la campagne HeForShe de l’ONU).

      Les Happy Men veulent par exemple pouvoir quitter plus tôt leur poste de travail pour aller chercher leur progéniture à l’école ou pour « dîner avec leur femme ». Qui cuisine et fait la vaisselle ? L’histoire ne le dit pas. Les problématiques de la « charge mentale » qui pèse sur les femmes ou du partage des tâches domestiques (auxquelles les femmes consacrent trois heures et demie par jour contre deux pour les hommes, selon l’Insee) sont seulement effleurées. A la place, les membres, pin’s jaune façon smiley (le logo du réseau) épinglé à la boutonnière, prennent le micro pour raconter leurs bonnes actions (mise en place du télétravail, respect du congé parental…). « J’essaye de ne pas couper la parole aux femmes en réunion », avance un des participants, tandis qu’un autre jure traquer les blagues sexistes (dont les hommes « souffrent », on l’apprend, aussi), avant d’être applaudi par l’assistance (à ce moment-là, on se dit qu’il manquerait juste une petite distribution de cookies).

      Pas besoin d’être Simone de Beauvoir pour bondir face à certaines des punchlines prononcées : « Le système qui discrimine les femmes ne rend pas les hommes heureux », « l’égalité des femmes fait la liberté des hommes », ou encore « la frustration des hommes à quelque chose à voir avec celle des femmes » (sic). Quand les Happy Men opposent au « plafond de verre » théorisé par des sociologues féministes dans les années 70 le concept osé de « plancher de verre », on s’étrangle carrément. Difficile de se prétendre engagé pour l’égalité et d’occulter à ce point les rapports de domination à l’œuvre dans la société. Les membres du réseau se disent aussi victimes des stéréotypes de genre (leur manifeste dénonce le cliché des « hommes forts, qui assurent, qui se battent, qui protègent ») sans remettre en question à aucun moment le modèle patriarcal… pourtant responsable de cette répartition genrée des rôles. Les chercheurs qui explorent depuis des années les préjugés autour du masculin et du féminin, de la virilité ou des masculinités le montrent bien (Libération s’en est fait l’écho dans ses pages, ici ou là). Les Happy Men, eux, font l’erreur d’aborder l’égalité femmes-hommes uniquement sous l’angle du développement personnel, alors même que cette question est hautement politique."

    • Waaa, sur cette idée de décrocher les hourras financiers de nouveaux #imposteurs, je propose
      – un réseau de nucléocrates pour l’énergie éolienne
      – un réseau de camionneurs pour la défense du vélo
      – un réseau de bus pour la défense du train (ah zut, déjà fait)
      – un réseau de pollueurs pour défendre le bio

      et tout ça sans inviter ni les acteurs de l’éolien, du vélo, du train ou du bio bien entendu

    • Comme dit une copine, pour que des dirigeants d’entrepisse se mettent à fomenter de telles choses, c’est qu’ils y trouvent leur intérêt.

    • Pour les articles de libération c’est pas compliqué de lire sans s’abonner, il suffit de désactiver le javascript sur leur site. moi j’utilise un plugin mais sinon par défaut sur Firefox faut passer par about:config

      On tape about:config dans la barre d’adresse de Firefox, puis faire Entrer.
      Sur la page de mise en garde qui s’affiche, cliquer sur « Je ferai attention, promis ! ».
      Dans le champ de recherche de la page qui ouvre, taper : javascript.enabled.
      Passer la valeur de l’option à false (en double-cliquant ou en faisant un clic droit sur la valeur, Inverser) pour désactiver JavaScript.
      Puis repasser la valeur à true (toujours en double-cliquant ou en faisant un clic droit sur la valeur, Inverser) pour activer JavaScript quand vous aurez fini de lire votre article

      Je crois que sous Chrome il y a une option dans les menus qui permet de désactiver. Je n’utilise que Firefox donc je ne sais pas.
      Forcément, rechargez la page après avoir désactiver javascript. Et après vous pourrez lire autant d’articles que vous voulez.

    • @ninachani, j’interdis tous scripts avec l’extension firefox noscript https://noscript.net, tu peux autoriser les scripts que tu veux et tu vois aussi tous les sites d’administration français qui sont surveillés par google et autres sniffeurs … tiens dernièrement c’était le site des impots …