• Enfance et autodéfense | Cécile Gladel, collaborations péciale | Société
    http://www.lapresse.ca/vivre/societe/201011/29/01-4347249-enfance-et-autodefense.php

    « Il ne s’agit pas de dire que le monde est menaçant, mais de mettre l’accent sur l’énergie et la force qui sont en nous et, surtout, de leur faire prendre conscience de cette force, décuplée par le mouvement et par la confiance », explique la sexologue Jocelyne Robert qui a elle-même suivi de tels cours, comme ses filles et sa petite-fille.

    Les cours de Pleins pouvoirs ainsi que ceux du Centre de prévention des agressions de Montréal (CPAM) mettent l’accent sur les façons de s’affirmer, de gérer les attaques et de ne pas engendrer l’escalade. « On leur apprend à se protéger dans de petites situations », dit Marylaine Léger. « On leur apprend à se réapproprier leur pouvoir, à se demander ce qu’ils peuvent faire des diverses situations, on leur donne des choix, à briser l’isolement », explique Valérie Lavoie, animatrice de cours d’autodéfense pour le CPAM.

    Les cours visent aussi à démystifier certaines croyances. En effet, les agressions par des inconnus ou les enlèvements ne représentent pas la majorité des attaques, au contraire. Les cours examinent trois volets : un problème avec un enfant du même âge, avec un adulte connu et un inconnu.

    Par exemple, lors des ateliers, on ne dit pas aux enfants qu’il ne faut jamais parler aux inconnus, car cela engendre la peur. Selon l’âge, on enseigne plutôt à l’enfant à se poser des questions, à vérifier si quelqu’un peut l’aider à proximité, à refuser, à dire non. « On sensibilise les enfants à chercher de l’aide auprès d’un adulte en qui ils ont confiance, peu importe de qui il s’agit », explique Valérie Lavoie.

    Une idée d’un équivalent en France ou en Belgique le seen ? (@mad_meg , @supergeante ? )

    #enfance #autodéfense #non

    • principes de base

      > L’apprentissage de la confiance, comment faire les bons choix (ne pas de se battre quand on peut s’éclipser pour éviter un risque), relever la tête, ne pas adopter une attitude de victime.

      > Ne pas donner de principes de défense physique à des enfants de moins de 5 ans. Ils n’ont pas assez de discernement pour bien les utiliser.

      > Ne pas expliquer des situations qui font peur à l’enfant et lui dire ce qu’il ne faut pas faire.

      > Aborder les risques en plantant d’abord le décor positif.

      > Donner aux enfants différents outils qu’ils peuvent utiliser selon les situations qui se présentent à eux.

    • Pas que je sache. Perso, je trouve aussi qu’il manque des cours de communication non violente et de consentement pour les petits garçons. C’est déjà compliqué de trouver des espaces où la mixité fille garçon est incitée, construite.

    • Je me permets de répondre @tintin, non, aucun équivalent, mais c’est pas la peine de chercher, en France, il n’y a pas de maltraitance sexiste, tout va bien au pays des droits de l’Homme ou l’abc de l’égalité a été retiré des écoles suite aux plaintes des extrémistes cathos de merde antigenre moncul.
      Ou à St Cyr on apprend à mépriser les femmes.
      Dans tous les cas, la prise en charge des victimes est nulle, ne va pas penser qu’ils puissent y avoir des causes puisque les effets ne sont même pas considérés.
      Je suis très très en colère.
      Dimanche dernier j’ai accompagnée durant 3h une femme qui venait de se faire taper dessus, elle pleurait dans la rue quand je l’ai rencontré.
      Son histoire était banale : régulièrement abusée sexuellement, 2 enfants retirés pour être placés, persuadée que c’était de sa faute ou qu’il lui aurait fallut trouver un homme pour la protéger.
      Une catastrophe ambulante de 30 ans, nourrie à l’éducation française blanche (je dis ça parce qu’à un moment elle a tenu des propos racistes) demandant à Dieu de lui venir en aide (J’ai juste glisser à un moment que Dieu aussi était un homme et qu’elle ferait bien de s’en méfier) et s’excusant de pleurer.

      Je veux qu’elle se fasse aider par des professionnels ou par des proches, je lui explique que je n’ai pas les compétences.
      Il n’y a que 3 choix pour lesquels je peux agir, soit hopital, police ou je la mets dans le train pour qu’elle retrouve sa famille. Il faut absolument qu’elle trouve un endroit de protection, mais elle n’en connait pas. Il l’a frappé chez elle, pourtant jusque là il était gentil, il l’a aussi menacé, entre autres de tout révéler à sa famille, et l’a insulté.

      La voiture de police qui passe dans la rue ne s’arrête pas quand une passante se met à courir après pour demander de l’aide.

      Nous décidons d’aller au commissariat, à pied, le seul ouvert le dimanche … Le policier à l’entrée filtre les demandes de dépôt de plaintes dehors, devant d’autres personnes, il lui demande si ce sont des violences conjugales, elle répond qu’elle n’est pas mariée (…). J’aimerai qu’elle soit accompagnée chez elle pour récupérer son portable et quelques affaires. Il me dit : nous n’avons pas les moyens d’organiser une escorte, qu’elle retourne chez elle seule et si il l’embête encore, elle téléphonera et nous viendrons.
      Aucun soutien, aucun accueil, une heure d’attente, elle a peur, elle veut partir.
      J’appelle une voisine en urgence, elle gère une asso de femmes battues, (ah mais moi je ne suis pas une femme battue, non, non, t’inquiète, ça s’appelle comme ça juste pour le fun) La voisine m’indique qu’en urgence malheureusement il n’y a que le 115 qui la mettra à l’abri. 1/2h à attendre le 115, pas de réponse.
      Elle est appelé à l’intérieur du commissariat pour aller porter plainte, je la laisse, suis épuisée, impuissante, lasse et en colère politique. Le lendemain il parait qu’elle va mieux, jusqu’à la prochaine fois, oui.

      Voila, tout cela est banal ici.
      Il n’y a pas de victimes puisqu’elles ne sont pas prises en charge, alors elles n’existent pas et #toutvabien.
      Mais aussi, je constate les dégats d’une éducation à la soumission aux normes de domination qui font que cette femme est absolument empêtrée dans une histoire où elle est laissée seule et qui va replonger constamment dans des problématiques équivalentes. Ça s’appelle une névrose, ça s’appelle la violence, le masochisme, la revictimisation, la femme, l’homme. C’est banal par sa dichotomie, l’un frappe l’autre et personne ne fait rien parce que c’est la #NORME.