• The Handmaid’s Tale, la #série #politique de l’année
    http://lvsl.fr/the-handmaids-tale-serie-politique-de-lannee
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    L’épisode 7 « The Other Side » où l’on suit l’épopée de Luke en fuite vers le Canada est l’occasion d’aborder un autre thème d’actualité : celui des #réfugiés. L’épisode nous fait retracer tout le parcours d’un réfugié : les motifs du départ, l’inquiétude pour ses proches, les multiples dangers, les passeurs, la terreur… jusqu’à l’arrivée. On ne souhaite alors qu’une chose à Luke : qu’il soit effectivement accueilli. On comprend alors que l’unique différence entre ces héros et ceux que l’on brutalise dans la réalité, chez nous, est que les premiers sont originaires des Etats-Unis. En plein débat sur l’accueil, cette plongée dans la vie d’un réfugié est salutaire, elle permet de rappeler le type d’horreurs que ces gens fuient. Lorsque Moira parvient elle aussi à rejoindre le Canada (épisode 10), Bruce Miller paraît esquisser ce à quoi devrait ressembler une politique d’accueil digne dans un pays développé : gentillesse, nourriture, douche, papiers, téléphone prépayé, quelques centaines de dollars, carte d’assurance maladie, habits…

    #patriarcat

    • Je suis en train de lire le roman de Margaret Atwood, qui est excellent. De ce fait, au milieu de cet article j’ai commencé à regretter qu’il n’était pas précédé d’un « spoiler alert », ou alerte au divulgâcheur comme diraient les Québecois. J’ai donc arrêté de le lire en mi-chemin !
      Il s’agit d’un excellent roman « dystopique »—je n’ai pas regardé la série télé. Cela dit, je trouve les parallèles avec notre époque, et notamment le phénomène Trump, un peu surfaits. Du marketing habile, en somme : la nouvelle édition en français porte même la mention « Le livre qui fait trembler l’Amérique de Trump » !
      NB : en français, la série s’intitule « la servante écarlate », détail que l’auteur de l’article a oublié de fournir.

      http://www.penguinrandomhouse.com/books/557793/the-handmaids-tale-movie-tie-in-by-margaret-atwood
      http://www.laffont.fr/site/la_servante_ecarlate_&100&9782221203323.html
      #Margaret_Atwood

    • Cela dit, je trouve les parallèles avec notre époque, et notamment le phénomène Trump, un peu surfaits. Du marketing habile, en somme : la nouvelle édition en français porte même la mention « Le livre qui fait trembler l’Amérique de Trump » !

      C’est vrai @david2 l’accès à l’IVG et à la contraception c’est tellement surfait.

      Quelques exemple de #backlash actuels :
      https://seenthis.net/messages/563265
      https://seenthis.net/messages/591800
      https://seenthis.net/messages/548359
      https://seenthis.net/messages/601666
      https://seenthis.net/messages/460098
      https://seenthis.net/messages/616748
      https://seenthis.net/messages/619457
      https://seenthis.net/messages/619246

      Pour la série je l’ai trouvé super. J’ai pas lu le roman mais je vais probablement le faire. Il y a un film de 1990 qui en avais été tiré. Il est trouvable en VF en ce moment : https://www.youtube.com/watch?v=h8yQdU8rXFQ

      Le film est tout de même peu interessant par rapport à la série car il n’y a pas tous les flashbacks et mise en contexte de ce glissement politique ce qui m’avais semblé le plus réussie dans la série.

    • @mad_meg Je n’avais pas dit en quoi je trouvais surfaits les parallèles avec notre époque. Je ne pensais pas du tout à des questions telles les droits des femmes ; c’est évident qu’il y a des parallèles saissisants, et ils expliquent le succès actuel du livre et de la série.
      Je faisais référence au contexte économique et technologique. Je trouve difficile d’imaginer que la situation actuelle aux USA puisse déboucher sur un monde tel que celui décrit par Atwood. Mais évidemment je peux me tromper, comme tout le monde.

    • J’avais pas compris que tu faisait référence à la technologie. Je pense que le résumé du bouquin ne parle pas de technologie vu que la technologie n’est pas du tout le sujet du livre, mais plutot les droits des femmes.

      Pour l’aspect low tech de cette dystopie elle me semblait allé avec le coté réactionnaire de ce gouvernement. C’est ce coté là qui permet de s’approcher du conte comme c’est évoqué dans le titre. Ca a aussi l’avantage de bien vieillir ce type de SF car les inventions futuristes d’une époque sont souvent désuètes une fois que le temps est passé par dessus.

    • @mad_meg « L’Amérique de Trump », qui selon moi est la même vieille Amérique d’avant Trump, mélange des idéologies ultra-réactionnaires, par exemple contre les droits des femmes, avec internet, les smartphones et un système économique qui, malgré ses défauts criants, n’a rien à voir avec le monde dépeint par Margaret Atwood.
      Son roman, écrit il y a 30 ans, montre un monde post-apocalyptique devenu quasi-féodal, et dans lequel la plupart des femmes sont soit devenues stériles, soit donnent naissance à des monstres pour cause de radioactivité.

      Quant à l’Amérique du Trump, elle est tout à fait aussi « hi-tech » que celle des libéraux bien pensants de NY ou de Californie. En témoigne cette nouvelle pub d’Apple, qui, il est vrai, pourrait presque être sortie du monde dépeint par Margaret Atwood. Aïe !
      https://www.youtube.com/watch?v=6DoCH3XccgQ

    • Ayant terminé le livre, lu quelques critiques et vu quelques clips de la série télé, j’arrive aux conclusions suivantes :

      Je n’avais jamais lu un livre de Margaret Atwood ; je la trouve formidable comme écrivain. J’aime en particulier son style, très allusif (j’aimerais bien savoir comment elle est traduite en français—la tâche n’a pas dû être facile).
      La chute de The Handmaid’s Tale est decevante, mais ce n’est qu’un détail.
      Sur le plan politique, je comprends le succès et du livre et de la série télé. Mais je pense que ce serait une erreur de lier son succès actuel au seul phénomène Trump, qui n’a servi que de catalyste.
      La servante écarlate parle de l’oppression des femmes sur un plan très profond et à plusieurs niveaux. Cela concerne autant l’Amérique des Clinton que celle de Trump, et tout autant la France et le reste du monde.
      De ce point de vue le marketing de la VF, qui le décrit comme « le livre qui fait trembler la France de Trump » est proprement grotesque.