• La loi sur les #hydrocarbures laisse la porte ouverte au gaz de couche
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    Car, pour extraire ce gaz des couches profondes de la roche-mère, il n’existe pas 36 solutions. Aux États-Unis, au Canada ou en Australie, les compagnies ont recours à la fameuse #fracturation hydraulique, interdite en France depuis 2011. Cette technique consiste à injecter un liquide — de l’eau et des composés chimiques — sous haute pression afin de fissurer la roche et la rendre perméable, donc exploitable. En Lorraine, LFDE recourt à des drains horizontaux et à la « stimulation du massif rocheux », d’après ses explications. « Cette pratique nécessite aussi beaucoup d’eau, jusqu’à 7 millions de litres lors d’un forage, s’indigne Anaëlle Lantonnois. En plus des menaces de pollution des nappes phréatiques, ces forages ont lieu dans des sols déjà fragilisés, avec des risques d’affaissement et d’éboulement. » Et, cerise sur le gâteau, d’après elle, ces recherches coûteuses et polluantes ne serviront à rien : « Les ressources exploitables sont minimes, les puits explorés par LFDE se sont révélés des échecs, il s’agit juste d’une opération de spéculation financière ! »

    • Sur le fond Anaëlle Lantonnois a entièrement raison, en revanche le chiffre de sept millions de litres ne veut rien dire parce qui n’est pas mis en rapport avec la taille du forage en question. Et sept millions de litres cela peut paraître beaucoup, en revanche c’est à peu près ce qu’il faut pour remplir deux piscines olympiques. Et donc deux piscines olympiques remplies d’un bon cognac c’est beaucoup, mais mis en rapport avec une nappe phréatique ce n’est peut qu’une goutte d’eau dans l’océan. Mais sur le fond elle a amplement raison.