• Macron, Gentiloni Near Deal Giving Italy STX Control - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-09-25/macron-gentiloni-said-to-be-near-deal-giving-italy-stx-control

    French President Emmanuel Macron and Italian Prime Minister Paolo Gentiloni are close to an accord that would give Fincantieri SpA majority control of the French shipyard STX, ending a diplomatic dispute between the two countries.

    According to Italian and French officials, the two leaders could sign the deal at a bilateral summit Wednesday in Lyon, France. The accord would give Fincantieri a little over 50 percent of the Saint-Nazaire shipyard on the Atlantic coast, said two Italian officials who could not be named because negotiations are confidential.

    If the outcome is majority control for the Italians, then this spat has been a bit of a waste of time,” Marc Ostwald, global strategist at ADM Investor Services in London, said in a telephone interview. “But the rapprochement is definitely positive. Macron wants to reform the European Union, and he needs the Italians on board. Perhaps he’s also thinking that Italian investors, from inside the EU, are less worrying than, say, the Chinese.
    […]
    Relations between the two nations soured in August after Macron went back on an agreement reached under his predecessor Francois Hollande that gave Fincantieri control of STX. About a month before Macron was elected, the Italian company had agreed to buy 48 percent of the shipbuilder from South Korea’s STX Offshore & Shipbuilding Co. Ltd, with CR Trieste also holding its quota.

    • Le montage #subtil de l’Elysée pour céder le contrôle des chantiers STX à Fincantieri
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/27/stx-macron-invente-la-privatisation-a-l-elastique_5192124_3234.html

      Banquier d’affaires chez Rothschild, Emmanuel Macron avait découvert l’art délicat du mariage d’entreprises, la nécessité de s’y reprendre souvent à plusieurs fois et d’inventer des montages originaux. Le président de la République n’a rien oublié de tout cela. Pour preuve : après le subtil équilibre franco-allemand instauré mardi 26 septembre afin de rapprocher Alstom et Siemens, M. Macron devait dévoiler mercredi soir une solution créative pour confier les chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) à l’italien Fincantieri, le numéro un de la construction navale en Europe. De quoi mettre fin au psychodrame franco-italien actuel, espèrent les pouvoirs publics.

      Depuis des mois, le futur partage du pouvoir au sein des chantiers était au centre d’un bras de fer entre la France et l’Italie. Paris voulait un partage à 50-50, une parité absolue entre Français et Italiens au sein de STX France. Rome n’acceptait pas de descendre en dessous de 51 %. Le compromis trouvé, qui devait être finalisé lors du sommet franco-italien réuni mercredi à Lyon, doit répondre à ces deux exigences contradictoires.

      Officiellement, Fincantieri devrait devenir propriétaire de 50 % du capital, comme souhaité à Paris. Les autres 50 % seront aux mains du camp français. Ils seront répartis entre l’Etat, le groupe public militaire Naval Group (ex-DCNS) pour 10 % à 15 %, et peut-être des sous-traitants de l’entreprise dans la région de Saint-Nazaire, à titre très minoritaire.

      Mais cet équilibre exact sera modifié par un prêt, indiquent des sources concordantes. L’Etat français devrait prêter 1 % du capital à Fincantieri, qui disposera ainsi, en pratique, de 51 % des droits de vote, et récupérera une part équivalente des dividendes. Le groupe détenu en majorité par l’Etat italien obtiendra donc le contrôle opérationnel de la société française.

      L’accord sur ce prêt décisif de 1 %, établi sur douze ans, prévoit des rendez-vous réguliers entre Français et Italiens au cours de cette période. A chaque fois, les deux partenaires examineront l’état de leur entreprise commune, et le respect des engagements pris de part et d’autre. Si les promesses n’ont pas été tenues, la France pourra récupérer le précieux 1 %, et retirer à Fincantieri son rôle prédominant. Mieux : en cas de vraies difficultés, les Italiens devraient revendre leurs 50 % aux Français, qui redeviendraient alors seuls maîtres à bord, comme aujourd’hui.

      C’est donc une sorte de « privatisation à l’élastique » qui a été échafaudée entre l’Elysée et Bercy, et âprement négociée avec Rome. En cas de problème, la France pourra reprendre le contrôle des chantiers dont sont sortis des paquebots aussi célèbres que le Normandie ou le France. « On a fait preuve de créativité », se félicite un conseiller de l’Elysée. « C’est malin, non ? », se rengorge un autre. « On pose un verrou, mais cela donne l’impression qu’il n’y a pas de confiance entre les deux partenaires, nuance un autre homme au fait du dossier. Cela crée une incertitude majeure. »

      Oh le beau contentieux que voilà si ça se passe mal/quand ça se passera mal !