• Dans son interview, Macron maintient le cap de sa politique militariste et anti-ouvrière
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/oct2017/macr-o17.shtml

    Sur tous les sujets abordés par les journalistes, Macron a répondu invariablement qu‘il maintiendrait le cap. Il continuerait à détruire les acquis sociaux parce que, selon Macron, on lui a en avait donné le mandat. Il avait raison de réduire le niveau de vie des retraités, de réduire l‘aide au logement, et de soumettre les chômeurs à des contrôles humiliants. Il donna pour tout des exemples censés prouver ce qu‘il disait.

    Il continuerait de favoriser les riches parce que c‘est eux qui faisaient avancer le pays. Il a défendu l‘élimination de l’impôt sur la fortune (ISF) : « Quel était le résultat de l’ISF ? On a perdu beaucoup de talents, je crois à la cordée. Je veux que ceux qui réussissent tirent les autres » ; mais ces « autres » devaient « s’engager dans la société », c‘est à dire faire ce que les riches leur disent.

    Quand on lui a rappelé ses propos à juste titre mal reçus de « fainéants » et de « ceux qui foutent le bordel » pour attaquer ceux qui s‘opposaient à sa politique et faisaient valoir leurs droits, il les a justifiés : « J’ai toujours essayé de dire les choses et de m’approcher d’une forme de vérité [...] donc je nomme. »

    Il a encore ressorti des tiroirs la vieille idée de la « participation », déjà avancée par un de Gaulle ou un Raymond Barre pour tenter de lier les travailleurs aux intérêts du patronat tout en les divisant. Il voulait continuer son étroite collaboration avec les syndicats : « Je compte sur les chefs d’entreprises, les syndicats et les salariés pour mener le dialogue social. »

    Macron est apparu comme le banquier arrogant qu‘il est en réalité. Ses efforts pour faire croire qu‘il se préoccuperait, au cours d‘une phase de « réflexion » sur la « protection » des employés, de ceux qu‘il est en train de priver de leurs acquis n‘ont fait que souligner son indifférence complète pour les énormes difficultés auxquelles font face la plupart des gens.

    Une indifférence époustouflante lorsqu‘il est en est venu, à la fin de l‘interview, à parler du gouvernement américain. Alors que l‘administration Trump est en train de pousser le monde vers une guerre générale nucléaire, Macron a refusé de prendre ses distances vis-à-vis des déclarations incendiaires, fascistes, de Trump sur l’annihilation de la Corée du Nord. L‘alliance avec les Etats-Unis était inébranlable et Trump n‘était pas dangereux. « Chacun sa personnalité », a-t-il déclaré.

    #antisocial