• Reçu aujourd’hui, le 13 décembre 2017, par mailing-list du #FNS (#Fonds_national_suisse_de_la_recherche_scientifique)

    Chères requérantes, chers requérants,

    L’Open Access (OA ou libre accès) vous apporte de nombreux avantages dans la recherche : vos publications sont plus visibles et produisent davantage d’impact. Vous obtenez de plus un accès rapide et illimité aux publications de vos collègues. Grâce à l’OA, toutes les personnes intéressées peuvent en outre utiliser les résultats de la recherche, indépendamment de leur revenu et de leur lieu de résidence. L’OA démocratise l’accès à la connaissance, encourage le transfert de la connaissance dans la société et l’économie et constitue l’une des bases de la science ouverte (Open Science).

    Pour le FNS, il est clair que les résultats de la recherche financée par des fonds publics représentent un bien public. Cette conception s’impose de façon accrue dans la recherche scientifique. L’OA devient la nouvelle norme d’excellence.

    Un objectif à 100 %

    En janvier 2017, les hautes écoles suisses ont établi une stratégie OA avec le soutien du FNS. A partir de 2024, elles s’engagent à rendre librement accessible toutes les publications financées à l’aide de fonds publics. Dans ce contexte, le FNS a décidé que 100 % des publications issues de projets financés par le FNS seront en libre accès à partir de 2020, c’est-à-dire disponibles de façon illimitée, gratuites et en format numérique. Jusqu’à présent, moins de 50 % des publications financées par le FNS sont en OA.

    Comment pouvez-vous satisfaire à cette obligation de libre accès ? Vous pouvez publier votre article directement dans une revue OA ou votre livre dans le cadre d’une offre éditoriale OA. Il s’agit de l’approche « golden road ». Vous pouvez également archiver l’article ou le livre dans une base de données institutionnelle ou spécifique à une discipline. Il s’agit de la méthode « green road ».

    Le FNS finance les frais de publication pour la « #golden_road »

    Le FNS adapte sa politique d’encouragement au 1er avril 2018 (« Politique OA 2020 ») afin que nous atteignions cet objectif ensemble :

    Articles : le FNS continue de financer les frais de publications d’un article (« #Article_Processing_Charges », #APC) pour les publications sans embargo dans des revues OA. Il supprime jusqu’à nouvel ordre la limite supérieure actuelle de CHF 3000.–. Cependant, les montants APC disproportionnés peuvent être réduits.
    Livres : à partir du 1er avril 2018, le FNS finance les frais de publication d’un livre (« Book Processing Charges » BPC) pour les publications sans embargo de livres OA résultant autant des projets soutenus par le FNS que des projets sans financement du FNS.
    Chapitre de livres : le FNS finance à partir du 1er octobre 2018 les frais de « Book Chapter Processing Charge » (BCPC) lors de la publication immédiate de chapitres de livres.
    Demande de montants pour publication : à partir du 1er avril 2018, vous ne devez plus spécifier les subsides de publication comme frais imputables dans une requête. Une fois l’octroi accordé, vous pouvez déposer une demande via une plateforme OA faisant partie intégrante de mySNF. Celle-ci peut se faire à partir du 1er avril 2018 pour les BPC, et à partir du 1er octobre 2018 pour les APC et les BCPC. Cette demande est également possible au-delà du terme du projet.
    « #Green_road » : comme jusqu’à présent, vous devriez avoir déposé les articles au plus tard après six mois dans une banque de données publiquement accessible. Désormais, un délai de 12 mois au lieu de 24 s’applique aux livres. D’un point de vue du contenu, les œuvres déposées dans la base de données doivent correspondre à la version éditoriale.

    Je vous remercie de bien vouloir prendre en compte à l’avenir uniquement les maisons d’édition qui acceptent les normes pour vos publications. En outre, vous devriez veiller à ne publier aucun travail dans une revue #OA_frauduleuse (« #Predatory_journal »). En cas de doute quant à la faculté d’une revue à satisfaire les critères du libre accès, veuillez consulter la liste disponible sous thinkchecksubmit.org/check.

    Vous trouverez des informations détaillées relatives à la nouvelle « Politique OA 2020 » du FNS et aux dispositions transitoires sur notre site Internet.

    En tant que membre de la communauté scientifique, je vous encourage à apporter votre contribution à l’ouverture et à la compétitivité de la recherche suisse. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pourrons ancrer plus solidement l’Open Access dans la science et dans la population.

    Je vous remercie de votre précieuse collaboration et vous prie d’agréer, chères requérantes, chers requérants, mes salutations les meilleures.


    Prof. Matthias Egger
    Président du Conseil national de la recherche FNS

    #hypocrisie #édition_scientifique #savoir #open_access (faux) #golden_open_access #publications_scientifiques

    –-> le diable est dans le détail... et dans ce cas dans la promotion du #gold_open_access :

    La « Gold Road » : les chercheuses et chercheurs publient directement dans une revue scientifique Open Access permettant un accès électronique, libre, gratuit et immédiat à tous ses articles. Les coûts de publications, connus sous le nom de « Article Processing Charges » (APCs), sont généralement payés par l’auteur, son institution ou un autre bailleur de fonds .

    –-> je copie-colle pour que ça soit clair :

    Les coûts de publications, connus sous le nom de « Article Processing Charges » (APCs), sont généralement payés par l’auteur, son institution ou un autre bailleur de fonds

    http://www.snf.ch/fr/leFNS/points-de-vue-politique-de-recherche/open-access/Pages/default.aspx#Variantes%20de%20l%27Open%20Access

    • Voici mon message que j’ai posté sur FB (je ne sais pas si tout le monde y a accès, mais voilà, pour archivage) :

      Je viens de recevoir un message (via newsletter) du SNF FNS SNSF. Titre : "Open Access pour toutes les publications financées par le FNS : nouvelle politique"

      Et je lis :
      "Comment pouvez-vous satisfaire à cette obligation de libre accès ? Vous pouvez publier votre article directement dans une revue OA ou votre livre dans le cadre d’une offre éditoriale OA. Il s’agit de l’approche « golden road ». Vous pouvez également archiver l’article ou le livre dans une base de données institutionnelle ou spécifique à une discipline. Il s’agit de la méthode « green road »."

      Juste pour être claire, voici ce qu’est la "golden road" :
      La "Gold Road" : les chercheuses et chercheurs publient directement dans une revue scientifique Open Access permettant un accès électronique, libre, gratuit et immédiat à tous ses articles. Les coûts de publications, connus sous le nom de "Article Processing Charges" (APCs), sont généralement payés par l’auteur, son institution ou un autre bailleur de fonds.
      (http://www.snf.ch…/points-…/open-access/Pages/default.aspx…)

      Si il y a des "coûts de de publications qui sont payés par l’auteur, son institution ou un autre bailleur de fonds" à des entreprises privées (Elsevier ou Springer Shop pour ne pas les nommées) qui sont en réalité des entreprises prédatrices et qui se font des bénéfices faramineux sur les épaules des chercheurs·ses et des universités publiques, bhein, désolée, mais c’est pour moi une autre manière de piller le savoir aux universités, sous couvert de accès libre. C’est se plier aux règles du marché, contre la science, contre la connaissance, contre le savoir.

      #hypocrisie totale.

      https://www.facebook.com/cristina.delbiaggio/posts/10154830117555938

    • Contre les prix trop élevés d’accès aux publications, les scientifiques font le mur

      En plein essor du libre accès aux publications scientifiques, de nouveaux outils émergent pour aider à trouver facilement – et sans payer – des articles placés derrière un coûteux « paywall » ou une autre forme d’abonnement.

      Les sciences ont-elles perdu leur caractère ouvert et universel ? Le mouvement de l’open access ou accès libre, dans lequel les publications scientifiques sont disponibles gratuitement et non plus contre d’onéreux abonnements, semble en tout cas en témoigner.

      L’open access, porté par des plateformes telles que PLoS, acronyme anglais pour Bibliothèque publique des sciences, constitue une alternative aux éditeurs scientifiques classiques et privés comme Elsevier, Springer Nature ou Wiley dont les tarifs, régulièrement revus à la hausse, irritent le milieu académique qui cherche des parades.
      En 2017, le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), tout comme l’Union européenne, s’est ainsi fixé l’objectif de rendre disponible en open access, à partir de 2020, la totalité des publications scientifiques qu’il finance. Le 4 septembre, onze fonds européens de financement de la recherche ont même publié un « Plan S » qui rendra cela obligatoire. Le fonds suisse soutient ce plan mais veut l’étudier juridiquement avant de le signer.

      Sans abonnement, les chercheurs et le public font face à des paywalls qui obligent à payer en moyenne une trentaine de francs par article, ou plusieurs milliers de francs pour des bouquets d’abonnements à l’année. « Pour la bibliothèque de l’Université de Genève, cela représente plus de 4,5 millions de francs par année pour l’ensemble des ressources électroniques (journaux, livres, bases de données) », estime Jean-Blaise Claivaz, coordinateur open access et données de recherche à l’Université de Genève.
      Disruption illégale

      Ce marché figé a donné des idées à certains. En 2011, Alexandra Elbakyan, une chercheuse kazakhe, a créé Sci-Hub, une plateforme qui donne accès gratuitement – et illégalement – à plus de 70 millions d’articles scientifiques. Début 2016, 164 000 articles y étaient téléchargés chaque jour.

      « Actuellement, en Suisse, il n’est pas illégal de télécharger sur Sci-Hub, le téléchargeur n’est pas punissable, explique Jean-Blaize Claivaz. A l’Université de Genève, nous pourrions arrêter tous les abonnements et utiliser Sci-Hub. Ce n’est pas une position que l’université est prête à endosser mais nous ne pourrions pas être poursuivis. »

      Une autre façon légale de contourner les paywalls des éditeurs scientifiques est de chercher l’article dans les nombreuses archives numériques ouvertes des bibliothèques. Ces dernières contournent les abonnements en permettant aux chercheurs de verser leurs propres articles et de les rendre accessibles gratuitement – quoique en une version « brouillon » dépourvue des ultimes modifications apportées par les éditeurs avant publication. Mais faire sa bibliographie sur ces plateformes reste long et fastidieux, car il faut faire ses recherches sur chaque archive.

      C’est pour pallier ce problème que sont récemment apparus de nouveaux outils capables d’automatiser le processus, des sortes de moteurs de recherche qui vont simultanément interroger un grand nombre d’archives. Certains sont à visée commerciale (Kopernio, Anywhere Access), d’autres à but non lucratif (Open Access Button, Unpaywall). Si chacun possède ses particularités, le principe est le même : face à un paywall, ces outils (qui peuvent prendre la forme d’une extension de navigateur web) se chargent de trouver une version de l’article hébergée dans une archive ouverte, quelque part dans les méandres d’internet.
      Unpaywall mis en place à Genève

      Pour Jean-Blaize Claivaz, « le côté non lucratif d’Unpaywall et la présence dans son équipe de grands noms de la scène open access attirent la sympathie et une certaine confiance de la communauté scientifique. Ça lui donne un certain avantage face à ses concurrents. »

      La bibliothèque de l’Université de Genève a d’ailleurs récemment intégré un bouton Unpaywall à son système de recherche d’article scientifique. « Nous avons comparé l’accès avec et sans Unpaywall à l’Université de Genève et nous avons constaté que cette solution augmentait l’accès à la littérature scientifique en sciences de la vie d’environ 25% », ajoute-t-il.

      Les grandes entreprises du secteur voient plutôt d’un bon œil l’arrivée de ces petits acteurs qui s’inscrivent dans une position moins radicale que Sci-Hub, qui collectent des données monétisables et qu’il est possible de racheter pour mieux contrôler.

      Kopernio a été racheté en avril par Clarivate Analytics, entreprise peu connue du grand public mais propriétaire du Web of Science, rassemblement de sept grandes bases de données bibliographiques qui est derrière le calcul du fameux facteur d’impact des journaux. Fin juillet, Elsevier et Impactstory, la société éditrice d’Unpaywall, ont conclu un accord qui permet à l’éditeur d’intégrer Unpaywall dans sa propre base de données.

      Mais ces solutions demandent toutes de faire un effort d’installation et d’intégration. Malgré ses démêlés judiciaires et pour l’heure, Sci-Hub semble rester la solution la plus simple pour accéder à l’ensemble, ou presque, de la littérature scientifique.

      https://www.letemps.ch/sciences/contre-prix-eleves-dacces-aux-publications-scientifiques-mur

    • Stratégie nationale suisse Open Access

      Depuis une dizaine d’années, le mouvement Open Access est en fort développement international. Les hautes écoles et les institutions de recherche suisses s’engagent activement dans ce processus. Elles ont ainsi développé durant ces deux dernières années une stratégie nationale Open Access ainsi qu’un plan d’action pour sa mise en œuvre.

      A la demande du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) et avec le soutien du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), swissuniversities a développé dans le courant de l’année 2016 une stratégie nationale en faveur de l’Open Access. L’Assemblée plénière de swissuniversities, la Conférence des recteurs des hautes écoles suisses, a adopté cette stratégie le 31 janvier 2017.

      La stratégie Open Access pose les principes d’une vision commune pour les hautes écoles suisses, selon laquelle toutes les publications financées par les pouvoirs publics seront en accès libre en 2024. De manière générale, toutes les publications scientifiques en Suisse devraient être en Open Access en 2024. Cette vision s’aligne sur les modèles européens actuels. Afin de mettre en œuvre cette vision, différents champs d’action ont été identifiés, visant notamment à aligner les pratiques Open Access en Suisse, renforcer les négociations avec les éditeurs, renforcer la communication et les incitatifs auprès des chercheurs ainsi qu’envisager de nouveaux modes de publication. L’analyse des flux financiers en matière de publications scientifiques réalisée par un groupe d’expert anglais sous mandat du FNS et du programme « Information scientifique » de swissuniversities recommande un modèle basé sur une approche pragmatique et flexible.
      Plan d’action Open Access

      Afin de concrétiser la stratégie nationale suisse, une deuxième étape a consisté à développer durant l’année 2017 un plan d’action qui détermine les mesures à entreprendre pour la mise en œuvre de la stratégie nationale. Le plan d’action a été élaboré en collaboration avec les différents partenaires (FNS, SEFRI, bibliothèques des hautes écoles, représentés dans un groupe de travail) au terme d’une démarche d’analyse et de consultation auprès des hautes écoles et des autres partenaires clés. Ce plan d’action a pour but de proposer aux hautes écoles suisses des pistes et solutions pour atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés en adoptant la stratégie nationale suisse sur l’Open Access. Les mesures proposées ont pour mission de soutenir dans leur démarche en respectant leur autonomie, leurs spécificités et la diversité des disciplines et des modes de recherche.

      L’Assemblée plénière de swissuniversities a adopté le plan d’action et le Conseil des hautes écoles de la Conférence suisse des hautes écoles en a pris favorablement connaissance en février 2018, permettant ainsi de lancer les activités de mise en œuvre pour les hautes écoles suisses.

      Le travail de mise en œuvre débute maintenant, sous la coordination de swissuniversities et dans le respect de l’autonomie des hautes écoles. La stratégie nationale Open Access apparaît comme un instrument essentiel pour maîtriser le processus de transformation et optimiser l’utilisation de ces ressources.
      Publications scientifiques – Négociations avec les éditeurs internationaux

      Afin d’atteindre l’objectif selon lequel les publications financées par les pouvoirs publics doivent être en accès libre en 2024, il est indispensable de disposer d’accords avec les éditeurs scientifiques permettant une publication ouverte des articles et monographies sans que cela ne crée de surcoûts pour les hautes écoles suisses. En ce sens, le comité de swissuniversities a adopté une nouvelle stratégie en matière de négociation avec les éditeurs qui privilégie le modèle « Read & Publish ». Ce modèle prévoit que les hautes écoles financent les coûts de publication et paient un tarif fixe à la lecture/téléchargements des articles et ouvrages publiés, en remplacement des abonnements classiques dont les tarifs fluctuaient selon les revues. Cette approche sera appliquée pour les négociations avec l’éditeur Springer Nature, et il est prévu d’en faire de même avec les éditeurs Elsevier et Wiley. Dans l’intérêt de réussir le processus de transition vers l’Open Access, swissuniversities a adapté l’agenda communiqué en mars 2018 à la demande de Springer Nature et négocie une #solution_transitoire.

      https://www.swissuniversities.ch/fr/themes/politique-des-hautes-ecoles/open-access

      v. aussi le factsheet :
      https://www.swissuniversities.ch/fileadmin/swissuniversities/Dokumente/Hochschulpolitik/Open_Access/180315_Factsheets_Verhandlungsstrategie_F.pdf