marielle

« vivere vuol dire essere partigiani » Antonio Gramsci

  • Le chat de Schrödinger, la tour d’ivoire et la marée de merde
    https://www.lemediatv.fr/articles/le-chat-de-schrodinger-la-tour-d-ivoire-et-la-maree-de-merde

    L’ère néolibérale ébranle tous les fondements de l’Université imposant tout un cortège de régressions inquiétantes. Le Média s’associe aujourd’hui à la lutte du « Groupe Jean-Pierre Vernant », collectif d’universitaires.

    Si les universités fonctionnent encore malgré les conditions qui lui sont faites, c’est parce qu’il reste une majorité d’universitaires et de techniciens qui vit encore l’imaginaire de l’Université-tour d’ivoire. Le néolibéralisme a beau n’exalter que l’entrepreneur et le gagneur-jouisseur, nous restons nombreux à investir les types anthropologiques hérités des périodes antérieures – fonctionnaire intègre, responsable administratif consciencieux, enseignant par vocation, comptable honnête au service de l’Etat, étudiant trouvant par les livres une vie augmentée, chercheur amoureux de la belle ouvrage… Si l’Université idéelle est morte aux yeux de presque tous, elle est en même temps en vie dans l’imaginaire et dans la pratique de ceux qui n’ont ni renoncé ni été corrompus par la promesse infantile de compter parmi les gagnants. L’Université a été créée à la suite de la Renaissance du XIIème siècle ; elle peut s’auto-instituer à nouveau, dans un retour aux sources qui en renouvelle l’imaginaire et le fonctionnement, à l’occasion d’une Renaissance du XXIe siècle.

    L’Université en sa tour d’ivoire est un chat de Shrödinger. Le cortège de régressions en marche – sélection des étudiants, dérégulation des frais d’inscription, différenciation des statuts des universitaires de proximité et d’excellence – peut la faire bifurquer vers une dévitalisation durable ou vers cette renaissance.

    #université #néolibéralisme