• [Guide de lecture] Autonomies italiennes – Période
    http://revueperiode.net/guide-de-lecture-autonomies-italiennes

    Du soutien à la ZAD aux luttes contre les violences policières en passant par le mouvement « contre la loi travail et son monde » et l’antifascisme, l’ autonomie italienne des années 1970 est devenue la référence centrale d’une nouvelle constellation militante. La définition de cette « autonomie » est cependant pour le moins malaisée. On ne saurait en effet la circonscrire à des limites temporelles (1973-1977), organisationnelles (Potere Operaio, Lotta Continua, les groupes armés) ou stratégiques (le refus du travail et l’autovalorisation) sans en appauvrir le contenu. C’est pourquoi Julien Allavena et Azad Mardirossian proposent, dans ce guide de lecture sans équivalent en français, de saisir l’autonomie comme une pratique de masse. L’antagonisme ouvrier et le féminisme, les expérimentations contre-culturelles et les révoltes carcérales, les luttes urbaines, l’agitation étudiante et la lutte armée s’y composent en un archipel insurrectionnel dont l’hétérogénéité même dessine les contours d’un communisme en actes.

    #autonomie #Italie #bibliographie #histoire

    • ​Dix années d’autonomies en Italie, 1968-1978 : une introduction, Julien Allavena, Grozeille
      https://grozeille.co/autonomie-italie

      Le mouvement « contre la loi travail et son monde » a suscité un enthousiasme certain pour la redécouverte de la séquence dite de « l’autonomie italienne ». Alors que le deuil de 1917 est encore difficile pour une grande partie de la gauche radicale, ces événements fournissent un ensemble de coordonnées à partir desquelles repenser les formes de la révolution aujourd’hui. La parution de la traduction française de La Horde d’or a grandement nourri cette démarche, de même que la publication du témoignage d’Alessandro Stella, Années de rêves et de plomb. Toutes deux viennent s’ajouter à un ensemble de ressources constituées de textes diffusés par l’intermédiaire d’infokiosques et d’archives numériques2, d’articles de relecture3, et des quatre principaux ouvrages disponibles sur la question : Autonomie ! de Marcello Tarì chez La Fabrique, Les Autoréductions de Yann Collonges et Pierre-Georges Randal chez Entremonde, Mai 1968 et le Mai rampant italien de Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn chez L’Harmattan, « Ceci n’est pas un programmes » dans le Tiqqun 2.

      Le présent article est entièrement redevable envers toutes ces productions. Il prétend officier comme un vademecum historique sur la période, se proposant d’en éclaircir les grandes lignes afin de permettre des réflexions ou des recherches plus approfondies. Il vise à répondre sommairement à la question : à quelles expériences fait-on principalement référence lorsqu’on parle d’ « autonomie italienne » ?

      Au commencement était l’émeute ?
      On peut dire que le phénomène révélateur des nouvelles réalités sociales et dispositions politiques qui ouvrent la voie à l’autonomie en Italie est l’émeute de Piazza Statuto en 1962.

      #autonomie Voir aussi #La_Horde_d'Or