• WHITE BLOOD BLUE NIGHT, CAC LA TRAVERSE ALFORTVILLE - Point contemporain
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    Julie Crenn prépare l’exposition WHITE BLOOD BLUE NIGHT depuis plus de trois ans, travaillant à partir de deux textes, Rêver l’obscur, femme, magie, politique de Starhawk et Caliban et la Sorcière de Sylvia Federici qui l’ont amenée à penser au concept « sorcière » comme étant une figure de résistance face à tous ces pouvoirs dominants que sont l’Église, l’État, l’économie, la médecine,… par son recours à d’autres forces, sacrées, magiques, ésotériques, mystiques, que l’on pourrait qualifier de spirituelles et qui nous montrent « qu’il est possible de penser autrement la vie. » Les pratiques des sorcières sont symbolisées par la figure du cercle qui est le moyen d’invoquer ces forces. Autour du cercle « les sorcières se regroupent pour danser chanter, invoquer la déesse Nature, pour conjurer ou jeter des sorts, résister, pour crier. » La commissaire a conçu l’exposition, dont le nom est tiré d’une chanson des CocoRosie, deux soeurs qui jouent aux fées ou aux sorcières dans leurs clips musicaux, comme un cercle symbolique qui réunit des artistes menant chacun leur combat avec des médiums différents : vidéo, performance, dessin, peinture et sculpture.

    « Tout l’enjeu de mon travail en tant que critique et commissaire est de lutter contre les pouvoirs dominants. Je me considère comme une commissaire activiste et forcément les questions politiques de domination, d’oppression, de liberté me concernent de premier plan. Je veux faire des expositions qui parlent de ces questions là. » Julie Crenn

    Aborder l’histoire des sorcières, revient à parler de la persécution de ces milliers de femmes qui ont été dans notre histoire européenne brûlées, violées, torturées. Des violences qui se poursuivent encore aujourd’hui d’autres manières. C’est aussi « parler de soins, de spiritualité, de magie, de contre-pouvoir » ainsi que du refus de la norme. Les dessins de Myriam Mechita montrant des corps fragmentés, sans tête, expriment ce hors norme qui risque le bûcher comme le personnage de Vidya Gastaldon (Let it God, Santa table, 2013) prêt à être incendié. Les artistes rassemblé.e.s s’inscrivent de manière plus ou moins revendiquée dans l’héritage des sorcières ou dans la période historique qui a vu leur apogée comme Floryan Varennes (Ex-Aequo, 2016) qui puise son inspiration dans l’imagerie médiévale tout en l’actualisant. Raymonde Arcier a tricoté une armure (Ar(t)mure pour art(r)iste, 1981) pour affronter le monde impitoyable et incompréhensible de l’art contemporain. Une œuvre bardée de clous à la fois protecteurs et menaçants qui est présentée dans toute sa puissance.

    @mona je l’ai pas encor vu mais ca me semble valoir le coup d’aller voir (ca fini le 3 mars donc bientôt). C’est dommage qu’il y ai pas un de mes parchemins ! Faut que je rencontre Julie Crenn.